Philippe Houyoux

Officier général francais 2 etoiles.svg Philippe, Maurice, Joseph, Houyoux
Philippe Houyoux
Général-Major Philippe Houyoux[1].

Naissance
Marcinelle
Décès (à 89 ans)
Saint-Vaast
Origine Belge
Allégeance Drapeau de la Belgique Belgique
Arme Troupes blindées
Grade Général-major
Années de service -
Commandement Adjoint au commandant de groupe de l'État-Major en 1918,
Commandant de la province de Hainaut en 1947
Conflits Première Guerre mondiale,
Seconde Guerre mondiale,
Distinctions Grand officier de l'Ordre de Léopold II avec glaives (1951) (A.R., 8.IV.1952),
Commandeur de l'Ordre de Léopold (à titre militaire) (1946) (A.R., 8.IV.1947),
Commandeur de l'Ordre de la Couronne (1942) (A.R.R., 7.XI.1945),
Officier de l'Ordre de la Couronne avec glaives (1934)(A.R., 22.V.1953),
Croix de guerre 14-18 (A.R.,20.VII.1918) avec palme (décision royale du 15.XI.1936) et deux lions de bronze (déclaration sur l’honneur, 21.IX.45)],
Croix de l'Yser (A.R., 4.XI.1923),
Croix du Feu (1933) (A.R.,15.XI.1935),
Médaille de la victoire 14-18,
Médaille commémorative de la Campagne 1914-1918 avec huit chevrons de front (loi du 25.VIII.1919),
Médaille commémorative de la guerre 1940-1945 (15.V.1946) avec deux sabres croisés (bataille de la Petite Gette à Drieslinter), Campagne des 18 jours et 5 barrettes,
Médaille du prisonnier de guerre 1940-1945,
Croix militaire première classe (1941) (A.R.R., 7.XI.1945),
Médaille commémorative du centenaire de l'indépendance nationale (A.R., 27.XI.1930),
Médaille du 3e Régiment de Lanciers (non officielle).

Philippe Maurice Joseph Houyoux, né le et mort le , est un militaire belge, Général-Major de Troupes blindées et Commandant de la province de Hainaut, en Belgique[1].

BiographieModifier

Fils d'Amour, Paul, François, Houyoux (1868-1950), architecte-expert et géomètre-expert immobilier[2], capitaine-commandant à la garde-civique de Marcinelle[3], et d'Anne-Marie Tonneau (1867-1958), il épouse à Havré le Marie-Thérèse, Sophie, Benjamin, Joseph, Ghislaine, Le Maire (1897-2000), fille de Jean-François, Emmanuel, Le Maire (1867-1955), juge au Tribunal de 1re Instance de Mons, et de Jeanne, Marie, Joseph, Maus (1867-1932)[4]. Le couple a eu cinq enfants et de nombreux descendants (aucun n'est militaire ou policier).

Après avoir fait une spéciale mathématiques à Malonnes de sept 1909 à , il fait l'Ecole des Cadets à Namur de à . Il s'engage au 1er régiment de lanciers en qualité de volontaire le pour un terme de milice prenant cours le sous le matricule 17720.

Il est fait Brigadier le et Maréchal des logis le . Il effectue sa première campagne de guerre du au , au 1er régiment de lanciers.

Il est élevé au grade d'Adjudant le , puis commissionné en qualité d'officier auxiliaire de cavalerie pour la durée de la guerre en exécution de l'Arrêté Royal no 2310 du , par décret militaire du .

Devenu Sous-lieutenant de cavalerie, il est admis dans les cadres actifs à la date du par Arrêté Royal du , et nommé lieutenant par Arrêté Royal du .

Durant la guerre des tranchées il est chef de peloton et adjoint au commandant de groupe de l'État-Major de la 11e Division d'infanterie durant l'offensive du au . Il rentre au Groupement Léger de la 5e division armée le .

"Il se distingua notamment par la capture des chevaux de l'ennemi, dont un lui permit (il l'avait appelé 'Le Boche') de remporter plusieurs jumpings [...][5]".

Le , George V est sur le front et visite les troupes britanniques[6]. Un "Horse show" célébrant la bataille de la Somme est organisé sur l'aérodrome de Poperinge[7]. La cavalerie belge y participe par équipes de quatre officiers à cheval. Le roi d'Angleterre remet au lieutenant Houyoux une coupe d'argent gravée aux armes de la 36th (Ulster) Division[8].

Après l'armistice du 11 novembre 1918, le lieutenant Houyoux est désigné pour le 3e escadron du 4e Régiment des chasseurs à cheval par réorganisation de l'armée le .

Son dossier militaire le décrit comme « d'extérieur distingué, cavalier élégant, énergique et hardi, intelligence vive, jugement sain, caractère ferme, droit et sympathique, grande initiative, puissance de travail sérieuse, très bonne santé, personnalité marquante, éducation soignée, tenue très correcte, conduite privée irréprochable, possède une connaissance approfondie de ses règlements et les applique parfaitement, officier de grand mérite, sérieux, consciencieux et très zélé. Bon instructeur, chef de peloton expérimenté, s'est conduit de façon remarquable pendant toute la campagne[1] ».

Le , il est désigné pour passer au 4e escadron du 1er régiment de chasseurs à cheval, Division légère, 2e brigade, à Mons, par décret militaire. Il est fait Capitaine de cavalerie (commandant d'escadron) à Mons par Arrêté Royal no 24473 du , puis Capitaine-commandant par Arrêté Royal no 15475 du au 1er régiment de chasseurs à cheval.

Philippe Houyoux est désigné pour le 1er régiment de lanciers à Spa le . Il est élevé au grade de Major par Arrêté Royal no 2386 du et désigné pour la 1re Division de Cavalerie, 3e régiment de lanciers à Brasschaat. Enfin, il est Commandant du IIe groupe du 3e régiment de lanciers à Brasschaat du au .

Au début de la Seconde Guerre mondiale, son unité est attaquée à Drieslinter (bataille de la Petite Gette, cf. Bataille de Hannut). Le Major Houyoux tient sa position puis est capturé à Houthem (Pays-Bas) le et fait prisonnier de guerre en Allemagne, à Dortmund du au  ; puis à l'Oflag VI-A Soest (District militaire VI) (Liste des camps de prisonniers de guerre du IIIe Reich), du au ; à l'Oflag III-B Wehrmachtlager Tibor/Zuellichau (District militaire III) (Pologne) no 2057 du au et finalement à l'Oflag II-A Prenzlau (District militaire II) du au . Il est rapatrié le . Le , l'un de ses fils, le sous-officier Jean Houyoux[9] (°1925), membre du Groupe NOLA (Résistance intérieure belge (1939-1945), est tué lors d'un combat d'une heure et quart à la mitraillette contre des Schutzstaffel (SS) à Virginal-Samme (Ittre, Brabant wallon), après s'être porté volontaire avec quatre autres combattants pour contenir l'ennemi, trois fois plus nombreux, et permettre le repli de 235 hommes qui avaient reçu ordre de libérer Bruxelles[10].

Commandant du IIe groupe du 3e régiment de lanciers (4e, 5e et 6e escadrons), son unité a été citée à l'ordre du jour de l'Armée. Il est désigné pour commander le dépôt d'armée no 2 de Mons en Hainaut (caserne Major Sabbe) par D.M. le . Commissionné au grade de Lieutenant-colonel le avec rappel de traitement par arrêté du régiment no 3701 le . Commissionné au grade de Colonel à la date du (B.P. 49/47), avec rappel de traitement par A.R.R. N° 3701 du .

Il est désigné pour commander la province de Hainaut par D.M. du . Pensionné par application du 4° art. 3 - BP. 380/50 le . Enfin, il est nommé Général-Major honoraire par Arrêté Royal no 742 du .

RéférencesModifier

  1. a b et c Dossier militaire de l'officier Philippe Houyoux, Archives du Bataillon Quartier Général Etat-Major de Défense - Quartier Reine Elisabeth, Evere, Belgique, réf. Evt, SGRS/A.
  2. Auteur du "Guide du Bâtisseur", C. Duculot-Roulin libraire-éditeur à Tamines, 1891, 272 pages.
  3. Lettre du Ministère de l'Intérieur du 14 novembre 1913 signée du Ministre Paul Berryer lui décernant la Croix de Chevalier de l'Ordre de la Couronne. Archives familiales.
  4. Archives familiales.
  5. Extrait d'un article paru dans Le Journal de Mons, le 14 septembre 1983 sous l'intitulé : Ancien commandant militaire de la Province du Hainaut, « Le Général Philippe Houyoux est décédé »
  6. King George V, King of the United Kingdom (1865-1936). Diaries of the visits of the King to the armies in the field, 1914-1918 and of the visit of Her Majesty the Queen, July, 1918 [i.e. 1917]. c.1918 - RCIN 1129617.
  7. By Denis WILLIAMS, dans : British Second Army and Coalition Warfare in Flanders in the Hundred Days, 1918, édité en 2015, p. 132, citant C. Falls, A History of the 36th (Ulster) Division (London: Constable, 1996; first published Belfast: McCraw, Stevenson, 1922). "The Belgians proved to be proficient horsemen: ‘… the officers of the neighbouring Belgian Cavalry Division, including an Olympic competitor, descended like wolves on the fold, giving a remarkable display of skill and horsemanship, and taking practically all the prizes for jumping events’”. Thèses publiées par l'université de Birmingham : https://etheses.bham.ac.uk//id/eprint/6795/ Les différentes sources datent les événements du 1er au 3 juillet 1918.
  8. . D'argent à une main de... (geules): 36th (Ulster) Divisional Horse Show July 1918, Officers Open Jumping, Teams of Four, Won by
  9. Brevet Groupe NOLA décerné par F. Lepage, Président du Conseil d'Etat (non daté) ; Croix de chevalier de l'ordre de Léopold II avec palmes, Croix de guerre avec palmes (A.R. du 26 avril 1946 n° 2248) ; Palmes 1940-45 de la Croix rouge de Belgique (brevet n° 4228, 1er avril 1946) ; Croix de guerre avec étoile d'argent, avec citation à l'Ordre de la Division (RF, Ministre des armées, décision n° 00222, 6 mai 1946) ; médaille commémorative de la Guerre 1940-1945 (A.R. n° 1859 du 16 février 1946) ; médaille de la Résistance (A.R. n° 3139 du 7 novembre 1946).
  10. BORBOUX, Antoine, s. j. (1904-1974), aumônier du Groupe NOLA, Trois... de chez nous, Antoine Gueur, Jean Houyoux, Etienne Hazard ; éloge funèbre prononcé le 16 février 1945 en l'église du collège Saint-Stanislas à Mons, Éditions universitaires, Les presses de Belgique.