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Philippe Martin (homme politique, 1949)

homme politique français (1949)
(Redirigé depuis Philippe-Armand Martin)
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Philippe Martin et Martin.

Philippe Martin
Illustration.
Fonctions
Député de la 3e circonscription de la Marne

(5 ans)
Législature XIVe
Groupe politique UMP puis LR
Prédécesseur Jean-Claude Thomas (UMP)
Successeur Éric Girardin (LREM)
Député de la 6e circonscription de la Marne

(19 ans, 2 mois et 17 jours)
Élection
Réélection
Prédécesseur Bernard Stasi (UDF)
Successeur Circonscription supprimée
Maire de Cumières

(18 ans, 11 mois et 25 jours)
Successeur José Tranchant
Député européen

(5 ans et 1 jour)
Biographie
Nom de naissance Philippe Armand Martin
Date de naissance (70 ans)
Lieu de naissance Cumières
Nationalité Française
Parti politique UMP, Les Républicains
Profession Viticulteur

Philippe Martin ou Philippe Armand Martin[1], né le à Cumières (Marne), est un homme politique français. Il fut député de la 6e circonscription de la Marne entre 1993 et 2012, puis à la suppression de cette dernière, il est élu député de la 3e circonscription de la Marne.

Sommaire

Carrière politiqueModifier

Viticulteur de profession, Philippe Martin a été conseiller municipal de Cumières, de 1977 à 1989, puis maire de cette ville de 1989 à 2008. Il est vice-président de la communauté de communes Épernay Pays de Champagne depuis 2001. À la suite des élections municipales de 2008, il est devenu adjoint au maire de Cumières.

Philippe Martin se présente sous l'étiquette divers droite aux élections législatives de 1993 face au député sortant (depuis 1968) et maire UDF d'Épernay Bernard Stasi. Le député, pressenti pour devenir ministre de la Culture, est critiqué pour son éloignement du terrain et son manque de soutien au vignoble champenois. Même s'il est largement devancé au premier tour par Stasi (32,73 %), Martin réussit à se qualifier pour le deuxième tour avec 16,12 % des suffrages. Il est élu député de la 6e circonscription de la Marne à la surprise générale, avec une avance de 49 voix. Il a notamment bénéficié de reports du voix du Front national (15 % au premier tour), dont Stasi est l'une des bêtes noires[2].

À la suite de l'annulation du scrutin par le Conseil constitutionnel, il remporte de nouveau l'élection face à Stasi en décembre 1993, avec cette fois-ci une avance de 3 354 voix. Si Stasi était soutenu par des personnalités telles Jacques Chirac ou Michel Rocard, Martin bénéficiait du soutien du RPR local[3].

Il a été membre du groupe République et liberté à l'Assemblée nationale, avant de rejoindre le RPR, puis l'UMP en 2002.

Il est élu député européen en 1994, sous l'étiquette MPF, avant de rejoindre en 1996 le Rassemblement pour la République[4].

Aux législatives de 1997, il est réélu avec 52,15 % des voix face à la candidate des Verts. Cinq ans plus tard, il la bat à nouveau, avec plus de 62 % des suffrages. En 2007, il l'emporte au premier tour avec 51,72 % des suffrages exprimés.

À la suite du redécoupage des circonscriptions de 2010, la sixième circonscription de la Marne est supprimée. Philippe Martin se présente dans la troisième circonscription qui reprend l'essentiel de la sixième circonscription[5]. Il est concurrencé à droite par Franck Leroy, maire d'Épernay et ancien directeur de cabinet de Bernard Stasi[6], tandis que la gauche apparaît divisée[7]. Quelques jours avant les législatives, le député concède dans une interview qu'il ne pense pas être réélu au premier tour, contrairement à 2007, mais se montre néanmoins confiant pour le second tour[8]. Au soir du premier tour, il arrive en tête avec 32,76 % des voix, devançant le candidat EELV-PS Eric Loiselet (24,97 %) et Frank Leroy, qui n'arrive qu'en quatrième position (10,78 %) derrière le FN (15,54 %). Il est réélu au second tour en réunissant 55,78 % des suffrages[9].

Bien que constamment réélu maire de Cumières, il échoue à être élu conseiller général du canton d'Ay en 1994 et du canton d'Épernay-1 en 2004.

Il fait aujourd'hui partie du groupe UMP et est coprésident de l'Association nationale des élus de la Vigne et du vin (ANEV).

Il soutient la candidature de François Fillon pour la présidence de l'UMP lors du congrès d'automne 2012 puis lors de la primaire présidentielle des Républicains de 2016[10].

En juillet 2016, Martin annonce être candidat à sa réélection en 2017[11]. Il renonce cependant à se représenter, pour des raisons personnelles[12].

MandatsModifier

Anciens mandatsModifier

Mandats actuelsModifier

Homonymie et confusionModifier

À ne pas confondre avec son homonyme Philippe Martin, député du Gers et ancien ministre de l'écologie.

Cette confusion fut d'ailleurs l'objet d'une méprise de la part du groupe parlementaire UMP en avril 2008, qui donna l'occasion au député PS Philippe Martin de faire une étonnante révélation au palais Bourbon, alors que les députés débattaient à propos de l'examen du projet de loi sur les OGM : « On sent que c'est un texte sur lequel le groupe UMP est en difficulté. Je vais vous en faire la démonstration, je vais vous l'expliquer. Il se trouve que je m'appelle Philippe Martin comme un collègue qui s'appelle également Philippe (Armand) Martin. De ce fait, depuis deux jours, je suis victime d'une « contamination » de ma messagerie internet par le groupe UMP. Et voilà le texte que je reçois du groupe UMP : Bonsoir, le groupe est en difficulté, il n'y a pas assez de députés UMP sur les bancs. Aussi pourriez-vous vous rendre dans l'hémicycle le plus rapidement possible ? ».

« Je réclame de la même manière qu'on puisse avoir un monde sans OGM, je veux pouvoir légiférer sans UMP », a conclu le député du Gers, sous les rires et les applaudissements de l'assistance[13].

Notes et référencesModifier

  1. Le nom indiqué sur le site de l'Assemblée nationale (fiche du député) est « Philippe Armand Martin », tandis que le nom utilisé pour le député homonyme du Gers est « Philippe Martin » (fiche de ce député).
  2. Dominique de Montvalon, « L'homme de la semaine : Bernard Stasi », L'Express,‎ (lire en ligne)
  3. « La défaite de Stasi », Les Échos,‎ (lire en ligne)
  4. Laurent de Boissieu, « Liste des députés européens 1994-1999 », sur www.france-politique.fr (consulté le 4 juillet 2016)
  5. Jean-Michel François, « Découpage électoral : Le projet avec quatre députés à Reims tient la corde », L'Union,‎ (lire en ligne)
  6. « Le parcours de Franck Leroy », sur site de la ville d'Épernay (consulté le 4 juillet 2016)
  7. Tony Verbicaro, « Franck Leroy y va », L'Hebdo du Vendredi,‎ (lire en ligne)
  8. Tony Verbicaro, « Philippe Martin : « Je ne serai pas élu au premier tour » », L'Hebdo du Vendredi,‎ (lire en ligne)
  9. « Résultats des élections législatives 2012 > MARNE (51) > 3e circonscription », sur site du Ministère de l'Intérieur (consulté le 4 juillet 2016)
  10. Ludovic Vigogne, « Primaire à droite : la liste des premiers soutiens parlementaires », L'Opinion,‎ (lire en ligne)
  11. « Philippe Martin: « J'ai l'expérience, la volonté et le courage pour repartir » », L'Union,‎ (lire en ligne)
  12. (en) Grégoire Schott, « Philippe Martin ne se représentera pas aux législatives », sur france3-regions.francetvinfo.fr, (consulté le 12 mai 2017).
  13. Agence France-Presse, « OGM : Martin, du PS, confondu avec son homonyme UMP », L'Obs,‎ (lire en ligne)

Liens externesModifier