Paul Monceaux

professeur et historien français

Étienne-Paul-Victor Monceaux, né le à Auxerre et mort le à Sceaux, est un historien, philologue et universitaire français[1].

BiographieModifier

Ancien élève de l'École normale supérieure (promotion 1878)[2], agrégé de lettres (1881) et membre de l'École française d'Athènes (1883-1888)[3], il commence sa vie professionnelle en tant que professeur de latin et de grammaire au lycée de Clermont puis au lycée Condorcet[4].

Professeur de rhétorique au lycée de Nevers, puis au lycée et à l'École supérieure des Lettres d'Alger (1884), au lycée Henri-IV (1888-1890), au lycée Buffon (1889) et au lycée Saint-Louis (1890). Docteur ès lettres en 1886, il est directeur d’études à l’École pratique des hautes études avant d'occuper le siège de professeur d'histoire et littérature latine au Collège de France (1907-1937)[5].

Membre de la Société des antiquaires de France, du Comité des travaux historiques et scientifiques et de L'Année épigraphique. Il est élu en 1912 comme membre de l'Académie des inscriptions et belles-lettres[6].

Principales publicationsModifier

  • Apulée, roman et magie, Paris, 1883.
  • Les proxénies grecques, étude sur les relations internationales des états et des grands sanctuaires grecs, Paris, 1885.
  • De communi Asiae provinciae, Paris, 1885.
  • Les proxénies grecques, Paris, 1886.
  • Pages choisis des grands écrivains : Cicéron, Paris, 1896.
  • Restauration d'Olympie ; l'histoire, les monuments, le culte et les fêtes (en collaboration avec Victor Laloux), Paris, 1889.
  • La Grèce avant Alexandre. Étude sur la société grecque du VIe au IVe siècle, Paris, 1892.
  • Les Africains. Étude sur la littérature latine d'Afrique : les Païens, Paris, Lecène, Oudin & Cie, 1894, V+500 p. (en ligne).
  • Histoire littéraire de l'Afrique chrétienne depuis les origines jusqu'à l'invasion arabe (7 volumes), Paris, Leroux, 1901-1923, Prix Halphen de l'Académie française.
    (I. Tertullien et les origines ; II. Saint Cyprien et son temps ; III. Le IVe siècle, d'Arnobe à Victorin ; IV. Le donatisme ; V. Saint Optat et les premiers écrivains donatistes ; VI. La littérature donatiste au temps de saint Augustin ; VII. Saint Augustin et le donatisme.)
  • Racine, Paris, 1909.
  • Timgad chrétien, Paris, 1911.
  • L'Église et la guerre (en collaboration de Pierre Batiffol et Louis Rolland), Paris, 1913.
  • Saint Cyprien, Paris, 1914.
  • Saint Martin. Récits de Sulpice Sévère mis en français avec une introduction, Paris, 1924.
  • Saint Martin, Paris, 1926.
  • La vraie légende dorée, Paris, 1929.
  • Saint Jérôme, sa jeunesse, l'étudiant, l'ermite, Paris, 1932.

DistinctionsModifier

DécorationModifier

RécompensesModifier

Notes et référencesModifier

  1. Jules Toutain, « Paul Monceaux », Annuaires de l'École pratique des hautes études, vol. 49,‎ , p. 45-48 (lire en ligne)
  2. « Paul Monceaux », sur archicubes.ens.fr
  3. « Paul Monceaux », sur data.bnf.fr
  4. René Dussaud, « Paul Monceaux », Comptes rendus de l'Académie des inscriptions et belles-lettres, vol. 86, nos 4-6,‎ , p. 370-391 (lire en ligne)
  5. « Étienne Paul Victor Monceaux », sur cths.fr
  6. Jacques Zeiller, « La collaboration de Paul Monceaux au Journal des Savants », Journal des savants, vol. 41, no 1,‎ , p. 38-42 (lire en ligne)
  7. a et b Marcel Aubert, « Éloge funèbre de M. Paul Monceaux, membre de l'Académie », Comptes rendus de l'Académie des inscriptions et belles-lettres, vol. 85, no 1,‎ , p. 36-44 (lire en ligne)
  8. « Prix Halphen », sur academie-francaise.fr.

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier