Ewald von Kleist (Generalfeldmarschall)

général allemand
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Ewald von Kleist
Ewald von Kleist (Generalfeldmarschall)
Ewald von Kleist en 1940.

Nom de naissance Paul Ludwig Ewald von Kleist
Naissance
Braunfels an der Lahn (province de Hesse-Nassau)
Décès (à 73 ans)
Vladimir (Union soviétique)
Origine Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Arme Cavalerie
Grade Generalfeldmarschall
Années de service 1944
Commandement XXII.Armee-Korps (mot.)
Panzergruppe von Kleist
1re armée blindée
Groupe d'armée A
Conflits Première Guerre mondiale,
Seconde Guerre mondiale
Faits d'armes Invasion de la Yougoslavie
Distinctions Croix de chevalier de la croix de fer avec feuilles de chêne et glaives

Ewald von Kleist est un général allemand de la Seconde Guerre mondiale, né le à Braunfels an der Lahn et mort vers le à Vladimir en Union soviétique.

Il a été promu Generalfeldmarschall en .

BiographieModifier

Né d'une famille aristocratique, Kleist est éduqué dans une école militaire allemande ; il sert ensuite en tant que lieutenant des hussards. Il est chef de corps pendant la Première Guerre mondiale. Il est envoyé sur le front Est et commande un escadron de cavalerie à Tannenberg en 1914.

En 1915, Kleist est promu officier d'état-major avec la 85e division d'infanterie. Il continue à servir en Russie et en 1917 est devenu chef d'état-major de la cavalerie de gardes. Après la signature du traité de Brest-Litovsk en 1918, Kleist est transféré sur le front Ouest[1]. Après la guerre, il devient commandant d’une division de cavalerie, de 1932 à 1935. En , alors en semi retraite, il est rappelé au service actif à l’âge de 58 ans.

Lors de l’invasion de la Pologne, sous le commandement du général Wilhelm List, il commande le XXII. Armee-Korps (mot.). Le , celui-ci devient le Panzergruppe von Kleist, (composé des XIX.Armee-Korps (mot.) (Guderian) et XLI.Armee-Korps (mot.) (Georg-Hans Reinhardt), groupe avec lequel il traverse les Ardennes, franchit la Meuse et atteint la Manche en seulement onze jours. Lors de cette période, il tente de relever Guderian de son commandement après qu'il a désobéi à des ordres visant à stopper son avancée vers la Manche ; le commandant du Groupe d'Armées dont il dépend, Rundstedt, refuse d’entériner ces ordres et les armées franco-britanniques finissent par être prises au piège. Kleist soutenait la décision d'Adolf Hitler, mais Heinz Guderian était furieux en faisant valoir que cela stopperait les chances de l'armée allemande de couper Dunkerque, au Force expéditionnaire britannique. C'est Évacuation de Dunkerque en outre, un grand nombre de français, et anglais, néerlandais, belge, et les troupes polonaises ont été secourus et sont évacués par le port de Dunkerque vers l'Angleterre, où ils se prépareront pour la contre-offensive... quatre ans plus tard.

Le , son unité est renommée Panzergruppe 1, et c'est toujours à sa tête que Kleist participe à l’invasion de la Yougoslavie et de la Grèce en . Avec la même unité, il prend part à l’opération Barbarossa à partir de , sa formation étant intégrée au groupe d'armées Sud.

 
Kleist, alors Generaloberst, visite une usine sidérurgique en Ukraine en .

Celle-ci est définitivement renommée 1.Panzer-Armee le . Le maréchal Walther von Brauchitsch accueille le colonel général Ewald von Kleist à un aérodrome sur le front de l'Est[2] puis il rencontrera Walter von Reichenau [3] Le général Ewald von Kleist, donne des ordres au Corps expéditionnaire italien sur le front de l'Est, du commandant de la division italienne «Pasubio», le général Vittorio Giovanelli. La division italienne a été déployée lors des combats à Dnipropetrovsk[4].

En 1942, dans le cadre de l'opération Fall Blau, la 1.Panzer-Armee qu'il commande envahit le Caucase afin de s’emparer de ses puits de pétrole : Maïkop tombe ainsi aux mains de son unité, mais il ne parvient pas à prendre Bakou, son objectif final, ni Grozny devant laquelle il est arrêté. Le , en pleine contre-offensive soviétique, il reçoit le commandement du groupe d'armées A. Il est promu Generalfeldmarschall le après avoir remarquablement conduit la retraite de ses troupes depuis Soukhoumi jusqu'à la tête de pont de Kouban en coordination avec le Generalfeldmarschall Erich von Manstein, par un temps épouvantable et dans un tourbillon d'attaques soviétiques. Il est relevé de ses fonctions en , après qu'il a ordonné à la 8e armée de se replier alors qu’elle est menacée de destruction par les Soviétiques, violant ainsi directement les ordres de Hitler.

Kleist a été arrêté par la Gestapo après le complot de juillet 1944. Bien que son cousin Ewald-Heinrich von Kleist-Schmenzin, était un des principaux consiprateurs ils n'ont pas été capables de trouver les informations qui liaient directement Kleist à Claus von Stauffenberg puis au général Friedrich Olbricht, le colonel Albrecht Ritter Mertz von Quirnheim et le lieutenant en chef Werner von Haeften et à la tentative d'assassinat d'Hitler qui avait échoué et a donc été libéré.

Kleist est capturé par les troupes américaines en 1945. En 1946, il est envoyé en Yougoslavie communiste pour faire face à des allégations de crimes de guerre. En 1948, il est extradé en Union soviétique où on le condamne à dix ans de prison en 1952, pour crimes de guerre. Passé par la prison de Boutyrka, Prison de Lefortovo et Vladimir, transféré après la mort de Staline en mars 1954[5]. Il meurt d'artériosclérose en captivité à la prison de Vladimir en 1954. Il a été le plus haut gradé allemand à mourir en captivité en Union soviétique.

DécorationsModifier

Notes et référencesModifier

AnnexesModifier

BibliographieModifier

  • (de) Leon Goldensohn, Die Nürnberger Interviews. Gespräche mit Angeklagten und Zeugen. [« Les Interrogatoires de Nuremberg. Conversations avec des accusés et témoins »], New York, .
    Publié et révisé par Robert Gellately. Artemis und Winkler, Düsseldorf / Zürich 2005, (ISBN 3-538-07217-5)
  • (en) Michael Parrish, The Lesser Terror : Soviet State Security, 1939–1953 [« La Terreur minimale : la sécurité d’État soviétique »], Praeger Press, , 424 p. (ISBN 978-0-275-95113-9, lire en ligne).
  • (de) Veit Scherzer, Die Ritterkreuzträger 1939–1945 Die Inhaber des Ritterkreuzes des Eisernen Kreuzes 1939 von Heer, Luftwaffe, Kriegsmarine, Waffen-SS, Volkssturm sowie mit Deutschland verbündeter Streitkräfte nach den Unterlagen des Bundesarchives [« Les chevaliers de la croix de fer 1939-1945 dans la Heer (armée de terre), la Luftwaffe, la Kriegsmarine, la Waffen-SS, le Volksturm et les forces alliées de l’Allemagne, selon les Archives fédérales »], Jena, Allemagne, Scherzers Militaer-Verlag, , 846 p. (ISBN 978-3-938845-17-2).
  • (de) Franz Thomas, Die Eichenlaubträger 1939–1945 Band 1 : A–K [« Les porteurs de feuilles de chêne 1939–1945 »], vol. 1 (A–K), Osnabrück, Allemagne, Biblio-Verlag, , 458 p. (ISBN 978-3-7648-2299-6).

Articles connexesModifier

Liens externesModifier