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Friedrich Olbricht

général allemand

BiographieModifier

JeunesseModifier

Friedrich Olbricht est le fils du professeur de mathématique Richard Olbricht.

En 1907, il rejoint le régiment d'infanterie 106 de Leipzig en tant que porte-étendard, après avoir obtenu son Abitur. Il participe aux combats de la Première Guerre mondiale et, après la guerre, ayant atteint le grade de capitaine, est intégré à la Reichswehr, la nouvelle armée allemande de la république de Weimar, réduite en taille selon les termes du traité de Versailles de 1919.

Carrière militaireModifier

La méfiance d'Olbricht envers les nazis se découvre très tôt, particulièrement après le putsch de la Brasserie en 1923, où il côtoie Hans Oster, Erwin von Witzleben et Georg Thomas, qui ont tous pris leur distance à l'égard du mouvement de droite grandissant, inquiets de constater l'attrait que les nazis avaient sur beaucoup de militaires.

En 1926, Olbricht travaille au ministère de la Défense du Reich en tant que chef du « bureau des armées étrangères ». En 1933, il devient chef d'état-major de la division de Dresde.

 
Olbricht en 1938.
 
Peenemünde, , dans le cadre du programme des missiles V2, de gauche à droite : Walter Dornberger, Friedrich Olbricht, Heinz Brandt[b] et Wernher von Braun (en civil).

En 1934, Olbricht sauve plusieurs hommes de la mort dans le sillage de la nuit des Longs Couteaux en les assignant à des tâches politico-militaires sous la protection de l'armée. Ils étaient l'objet de mandats d’arrêt et auraient rapidement été exécutés.

En 1935, il est nommé chef d'état-major du 4e corps d'armée posté à Dresde. En 1938, il est nommé à la tête de la 24e division d'infanterie. La même année, il prône, sans succès, la réhabilitation du commandant en chef de l'armée de terre, Werner von Fritsch, tombé en disgrâce à la suite d'un accusation d'homosexualité, affaire montée de toutes pièces pour le discréditer.

Au moment où la Seconde Guerre mondiale éclate en 1939, il participe à l’invasion de la Pologne au terme de laquelle on lui attribue la croix de chevalier de la croix de fer. Le , Olbricht est promu General der Infanterie[a]. On le nomme chef du bureau général de l'armée de terre (Allgemeines Heeresamt) à l'Oberkommando des Heeres (le Haut-Commandement de l’armée de terre). Il est également nommé à la tête du bureau de l'armée de réserve (Wehrersatzamt) à l’Oberkommando der Wehrmacht (le Haut-Commandement des forces armées).

Résistance contre HitlerModifier

Olbricht participe à la planification du complot visant à assassiner Hitler avec les groupes de résistance du Generaloberst[c] Ludwig Beck, de Carl Friedrich Goerdeler et du Generalmajor[d] Henning von Tresckow. En 1943, il demande que l’Oberst[e] von Stauffenberg vienne rejoindre son équipe. Or, Stauffenberg va être l'année suivante un des principaux exécutants du complot contre Hitler, en déposant une bombe à la Wolfsschanze.

Le jour de l'attentat, le , Olbricht et l’Oberst[e] Albrecht Mertz von Quirnheim déclenchent l'opération Walkyrie, conçue initialement pour endiguer un soulèvement en Allemagne, provoquant la mobilisation de l'armée de terre de réserve (l’Ersatzheer). Cependant, on apprend rapidement que la bombe installée dans la serviette de Stauffenberg n'a pas tué Hitler. Les conséquences sont dramatiques pour les conjurés.

Après la mise en place d'une cour martiale à la hâte dans la nuit du 20 au , dirigée par le Generaloberst[c] Friedrich Fromm, les conjurés Olbricht, Quirnheim, Haeften et Stauffenberg sont amenés dans la cour du Bendlerblock où ils sont passés par les armes. Cette justice expéditive, à l'initiative de Fromm qui craignait d’être impliqué dans le complot, finalement se retourne contre ce dernier, élevant des soupçons à son égard, et le conduit également à la mort.

Vie familialeModifier

En 1918, Olbricht épouse Eva Emma Therese Koeppel (1895-1991) qui lui donne un fils Klaus et une fille Rosemarie. Klaus meurt en 1941 et Rosemarie épouse le Major de la Luftwaffe Friedrich Georgi ; elle meurt en 1988.

Le médecin et collectionneur d’art Thomas Olbricht (de) est le petit-neveu de Friedrich Olbricht.

DécorationsModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. a et b Équivalent en France de général de corps d'armée, dans ce cas dont l'arme de spécialité est l'infanterie.
  2. Fortuitement tué trois ans plus tard, dans l'attentat du dont Olbricht a été l'un des instigateurs.
  3. a et b Équivalent en France de général d'armée.
  4. Équivalent en France de général de brigade.
  5. a et b Équivalent en France de colonel.

RéférencesModifier

AnnexesModifier