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Patrick Hetzel

homme politique français
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Hetzel.

Patrick Hetzel
Illustration.
Patrick Hetzel en septembre 2014.
Fonctions
Député de la 7e circonscription du Bas-Rhin
En fonction depuis le
(7 ans, 3 mois et 28 jours)
Élection 17 juin 2012
Réélection 18 juin 2017
Législature XIVe et XVe
Groupe politique UMP (2012-2015)
LR (depuis 2015)
Prédécesseur Émile Blessig
Biographie
Date de naissance (55 ans)
Nationalité Française
Parti politique UMP
Les Républicains (depuis 2015)
Diplômé de EM Strasbourg Business School
Université Jean-Moulin-Lyon-III
Profession Professeur des universités

Patrick Hetzel, né le , est un homme politique et universitaire français. Il est depuis 2012 député du Bas-Rhin (7e circonscription) et membre du groupe Les Républicains à l'Assemblée nationale. Il a exercé d’importantes fonctions dans la haute administration (recteur d’académie, conseiller du Premier ministre, directeur général de l’enseignement supérieur).

BiographieModifier

Marié et père de deux enfants, ses parents exploitaient jadis l’emblématique hôtel-restaurant du Cheval Noir, au centre de Sarre-Union[1] (Alsace).

Il est diplômé de l'EM Strasbourg Business School, anciennement IECS, titulaire d'un doctorat en sciences de gestion obtenu en 1993 à l'université Jean-Moulin-Lyon-III[2] et agrégé des facultés de droit, mention gestion.

Carrière universitaireModifier

Professeur des universités à l'université Paris 2 Panthéon Assas depuis 1999 après avoir enseigné au sein des universités de Strasbourg et de Lyon 3, il y a fondé et dirigé le laboratoire de recherche en gestion (LARGEPA[3]) de Panthéon-Assas, ainsi que le programme doctoral en sciences de gestion. Il fut professeur invité à la Carlson School of Management de l'Université du Minnesota (USA) en 1996 puis au Terry College of Business de l'Université de Georgie (USA) en 1997. Il a enseigné et donné des conférences dans de nombreuses universités étrangères. Son domaine de compétence initial concerne le marketing, le comportement du consommateur, la gestion de l'innovation et le management stratégique. Plus récemment, il a aussi développé une expertise académique en matière de management public, en gestion du changement dans les organisations publiques et d'évaluation des politiques publiques. Il a exercé la fonction de chef du service des études de défense au sein de l’Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN) de 2001 à 2004.

En février 2005, il est nommé recteur de l'académie de Limoges. Il l'est jusqu'en mai 2007, date à laquelle il rejoint le cabinet du Premier ministre, à Matignon.

Carrière politiqueModifier

 
Patrick Hetzel en 2010.

En avril 2006, alors qu'il est recteur d'académie, Patrick Hetzel est nommé président d'une commission chargée de rapprocher l'Université et l'emploi[4] par le Premier ministre Dominique de Villepin. Il rend son rapport à l'automne 2006. Celui-ci formule un certain nombre de recommandations pour rapprocher l'université et l'emploi tout en insistant sur la nécessité absolue de faire évoluer la gouvernance des universités, posant ainsi les bases de la future loi LRU (Libertés et responsabilités des universités) qui sera adoptée en 2007 par la nouvelle majorité.

De mai 2007 à août 2008, il est conseiller éducation, enseignement supérieur et recherche du Premier ministre François Fillon. Il est ensuite directeur général pour l'enseignement supérieur et l'insertion professionnelle au Ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, jusqu’en 2012[5].

Il est candidat, investi par l'UMP, aux élections législatives de 2012 dans la septième circonscription du Bas-Rhin[6]. Le 17 juin 2012, il remporte au second tour cette circonscription avec 57,21 % des suffrages exprimés, succédant ainsi au député sortant Emile Blessig. À l'Assemblée nationale, Il devient membre de la commission des Affaires culturelles et de l'Éducation et fait partie de l'office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (O.P.E.C.S.T.). Il fut secrétaire national de l'UMP chargé de l'éducation entre 2013 et 2015, ainsi que membre du bureau du groupe UMP à l'Assemblée nationale entre 2014 et 2015. Entre juin et décembre 2015, il assura la direction de la campagne de Philippe Richert, candidat de la droite et du centre pour l'élection régionale en Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine. En janvier 2016, il a rejoint la commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire à l'Assemblée nationale. Il est de plus membre du Cercle Le Siècle[7], du Cercle de l'Ill, du Cercle Charlemagne et du Cercle des constitutionnalistes.

Il soutient François Fillon pour la primaire présidentielle des Républicains de 2016[8], dont il fut l'un des porte-parole nationaux.

Il est candidat, investi par les Républicains et l'UDI, à sa réélection aux élections législatives de 2017 dans la 7e circonscription du Bas-Rhin. Le 18 juin 2017, il remporte à nouveau cette circonscription au second tour, avec un score de 62,61 % des suffrages exprimés face à une candidate de la République en marche[9].

A l'Assemblée nationale, il est actuellement membre de la commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire. Il est co-président de la Mission d'Evaluation et de Contrôle (MEC) au sein de la commission des finances. Par ailleurs, il est vice-président de l'O.P.E.C.S.T. (office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques), président du groupe d'études sur l'enseignement privé et membre du bureau de l'Assemblée parlementaire franco-allemande. Il est aussi vice-président du groupe parlementaire des Républicains à l'Assemblée nationale.

Il parraine Laurent Wauquiez pour le congrès des Républicains de 2017, scrutin lors duquel est élu le président du parti[10] et Christian Jacob pour l'élection du président des Républicains en 2019.

Débat national Université-EmploiModifier

En avril 2006, François Goulard et Gilles de Robien, alors respectivement ministre délégué à la recherche et à l’’enseignement supérieur et ministre de l’Éducation nationale confient à Patrick Hetzel la mission d’animer les travaux de commission du débat national Université-Emploi (que beaucoup appellent alors la Commission Hetzel) dont les thèmes sont : l’orientation, l’information et l’insertion professionnelle ; la professionnalisation des études dans le cadre du cursus « Licence Master Doctorat » ; l’apprentissage et le développement de l’alternance. Un bilan d’étape des travaux est restitué en juin 2006 et le rapport définitif est remis au Premier Ministre le 24 octobre 2006. Source: De l'Université à l'Emploi, La documentation française, novembre 2006.

Le rapport établit des propositions autour de six axes forts pour permettre, à partir de la mission d’insertion professionnelle qui serait dévolue aux établissements de bâtir une nouvelle stratégie pour l’université française :

  1. lutter contre l’échec principalement dans le premier cycle universitaire ;
  2. repenser l’information et l’orientation ;
  3. améliorer la professionnalisation ;
  4. rapprocher durablement l’université du marché du travail ;
  5. créer un partenariat universités/employeurs pour la croissance ;
  6. faire évoluer le système universitaire dans son ensemble.

La quasi-totalité des propositions ont été mises en œuvre entre 2007 et 2012. Parmi les plus emblématiques :

La mission d'orientation et d'insertion professionnelle des établissements d'enseignement supérieurModifier

La loi Libertés et responsabilités des universités (LRU) du 10 août 2007 est venue confier cette nouvelle mission d’orientation et d’insertion professionnelle aux établissements d’enseignement supérieur dès son article 1er . Une enquête nationale sur l’insertion professionnelle des diplômés de master a été initiée en 2010. Des indicateurs fiabilisés et comparables sont désormais à la disposition des étudiants, de leur famille et des établissements.

Bureau d’aide à l’insertion professionnelleModifier

L’article 21de la loi du 10 août 2007 relative aux libertés et responsabilités des universités prévoit la création, dans chaque université, d’un bureau d’aide à l’insertion professionnelle (BAIP). Le BAIP est « notamment chargé de diffuser aux étudiants une offre de stages et d’emplois variée et en lien avec les formations proposées par l’université et d’assister les étudiants dans leur recherche de stage et d’un premier emploi ». Dès 2008, les universités se dotent d’un schéma directeur d’aide à l’insertion professionnelle. Ces derniers se traduisent aujourd’hui par :

  • le développement de partenariats avec les entreprises, organisations et branches professionnelles mais aussi des structures chargées de l’emploi (APEC, Pôle emploi, ABG, AFIJ…)
  • la création de réseaux d’anciens étudiants permettant de disposer de contacts privilégiés avec les entreprises
  • l’information des étudiants sur les métiers, les entreprises mais aussi l’information des entreprises sur les formations préparées par les universités et sur les compétences acquises par les étudiants ;
  • la mise en œuvre de modules de préparation à l’insertion professionnelle, d’acquisition de techniques de recherche d’emploi, d’aide au bilan de compétences des étudiants
  • la collecte et la diffusion des offres d’emploi par la création de bases de données parfois alimentées par les entreprises elles-mêmes.
  • la traduction des diplômes en compétences et la présentation de l’offre de formation par grand domaines professionnels plutôt que par domaines disciplinaires pour une meilleure lisibilité par les entreprises voire une mise en correspondance métiers/formations.
  • la sensibilisation des étudiants à l’esprit d’entreprendre et à l’entrepreneuriat
  • la sensibilisation des étudiants à l’intelligence économique


Admission Post-Bac

Autre proposition du rapport ayant trouvé une traduction dans la loi LRU : toute inscription dans un établissement d’enseignement supérieur est désormais subordonnée à une préinscription. Cette préinscription s’effectue dans le cadre du « dossier unique » à travers le portail Admission Post-Bac. Généralisée en 2009 à l’ensemble des académies, la « plate-forme d’orientation » Admission Post-Bac (APB) concerne aujourd'hui plus de 750 000 candidats qui peuvent s'inscrire parmi les 10 400 formations qu'elle regroupe. Ce site unique permet à l’élève de s’informer sur les cursus offerts et les établissements d’enseignement supérieur, d’émettre des vœux de poursuite d’études, de suivre son dossier de candidature. APB s'est progressivement ouvert aux formations par apprentissage. Les 991 formations en apprentissage référencées sur le site ont généré 3 616 propositions lors de la session 2011. Cet outil permet, dès la mi-juillet, à la quasi-totalité des néo-bacheliers de connaître la formation de leur choix, dans laquelle ils pourront poursuivre leur cursus supérieur.

DécorationsModifier

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  • Lauréat du Prix du Jeune chercheur de la Ville de Lyon en 1990
  • Fellow de la Royal Society of Arts de Grande-Bretagne depuis 1997
  • Médaillé de l'Académie des sciences commerciales en 2002
  • Commandeur de l’Ordre des Palmes Académiques en 2005
  • Chevalier de l’Ordre national du Mérite depuis 2006
  • Chevalier de l’Ordre national de la Légion d'honneur depuis 2010
  • Bretzel d'or depuis 2012

PublicationsModifier

  • Planète Conso : marketing expérientiel et nouveaux univers de consommation, éditions Eyrolles, Paris, mai 2002
  • Le marketing relationnel, Collection Que Sais-je ?, Presses universitaires de France, Paris, juin 2004
  • De l'Université à l'Emploi, La documentation française, novembre 2006

Notes et référencesModifier

Voir aussiModifier