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Surveillance de la qualité de l'air

Remorque laboratoire et sa tête de prélèvement, en centre urbain, en Aquitaine (AASQA Airaq).

La surveillance de la qualité de l'air concerne essentiellement celle de l'air ambiant, c'est-à-dire de l'air que le public respire, situé près du sol.

Celui-ci revêt une importance particulière car, en tout lieu, c'est l'« air public », respiré par l'ensemble de la population, c'est-à-dire y compris par les personnes sensibles : jeunes enfants, personnes âgées, personnes allergiques, personnes ayant des problèmes respiratoires, oculaires, cardiaques et autres.

Sommaire

Surveillance en EuropeModifier

Dans les états modernes, cette surveillance est organisée par des organismes compétents, et les résultats sont transmis aux pouvoirs publics. Dans la majorité des États de la communauté européenne, cette surveillance est effectuée par des services spécialisés des organismes d'États (ministère de l'Environnement ou équivalent).

Surveillance en FranceModifier

Organismes responsablesModifier

La qualité de l'air, via le suivi de certains indicateurs de pollution de l'air est mesurée par un ensemble de structures agréées de type loi 1901. Les « associations agréées de surveillance de la qualité de l'air » (AASQA), mandatées par le ministère de l'Écologie étudient la pollution atmosphérique dans l'air ambiant grâce à environ 650 stations de mesures (avril 2017) réparties sur tout le territoire, principalement en zone urbaine. Présentes dans chaque région elles sont fédérées au sein de l'Atmo. D'autres acteurs français de la surveillance de la qualité de l'air sont :

  • le laboratoire central LCSQA (composé de l'INERIS, du LNE et des Mines de Douai), chargé de la coordination technique de la surveillance[1] ; il aide aussi à la bonne mise en œuvre du référentiel technique national et veille à la qualité des mesures dans le respect des exigences des directives[2] ;
  • le consortium Prev'Air qui gère la plate-forme nationale de prévision et de cartographie de la qualité de l'air ;
  • le CITEPA responsable technique des inventaires nationaux des émissions des principaux polluants et gaz à effet de serre[3].

Un arrêté[2] du 22 avril 2017 précise les missions de ces acteurs, et actualise le cadre normatif de la surveillance et détermine des prescriptions techniques pour les polluants réglementés

Moyens de contrôleModifier

Les principaux polluants réglementés en France sont les PM10, PM2,5, NOx, O3, SO2, CO ainsi que le benzène et les métaux lourds[4].
Les contrôles renseignent les inventaires régionaux des émissions, via des outils de mesure installés sur le terrain ou via des outils numériques comme la modélisation et la prévisions, pour notamment cartographier la pollution[5].

RéférencesModifier

  1. « Carte. Regardez l'évolution de la qualité de l'air dans les villes françaises depuis janvier 2015 », sur francetvinfo.fr
  2. a et b arrêté publié au Journal officiel ce 22 avril 2017
  3. Compte-Rendu du 5e colloque de l'ARCAA, 22 janvier 2016
  4. Tableau récapitulatif des principaux polluants en France [PDF], sur airparif.asso.fr
  5. [vidéo] « Évolution des concentrations des particules dans l'air extérieur en France », présentation de Alain Gazeau au 5e colloque de l'ARCAA, 22 janvier 2016, sur YouTube

Voir aussiModifier