Parti populaire du Canada

parti politique canadien

Parti populaire du Canada
(en) People's Party of Canada
Image illustrative de l’article Parti populaire du Canada
Logotype officiel.
Présentation
Chef Maxime Bernier
Fondation
Siège #205–290 Boul St-Joseph
Gatineau, QC J8Y 3Y3
Membres Plus de 40 000[1]
Positionnement Droite à extrême droite[2]
Idéologie Libéral-conservatisme
National-conservatisme
Nationalisme canadien
Libertarianisme
Libéralisme économique
Conservatisme fiscal
Antimondialisation
Opposition à l'immigration
Populisme de droite
Nationalisme
Conservatisme
Couleurs Violet, bleu marine et rouge
Site web partipopulaireducanada.ca
Représentation
Députés
0  /  338
Sénateurs
0  /  105

Le Parti populaire du Canada (PPC, en anglais : People's Party of Canada) est un parti politique fédéral au Canada. Fondé en 2018 par Maxime Bernier, peu après son départ du Parti conservateur du Canada, il siège à Gatineau (Québec). Il est classé à la droite de l'échiquier politique par les observateurs, voire à l'extrême droite.

HistoireModifier

Fondation et débutsModifier

 
Logo alternatif.

Le Parti populaire du Canada est fondé le par l'ancien ministre fédéral Maxime Bernier — candidat à la direction du Parti conservateur en 2017, élection qu'il perd de justesse face à Andrew Scheer — à la suite de sa défection du camp conservateur. Il évoque alors des désaccords sur plusieurs enjeux, comme le maintien de la gestion de l'offre, l'immigration et la réforme de la péréquation. « Au cours de la dernière année, j'en suis venu à la conclusion que ce parti est trop corrompu intellectuellement et moralement pour être réformé » déclare-t-il[3],[4],[5].

Dans un éditorial du National Post, Bernier déclare que sa motivation pour former le parti est de renverser la « dynamique de choix du public » dans le système politique canadien, estimant faire face à un structure de clientélisme électoral bénéficiant aux partis politiques de premier plan. Il réitère sa conviction que le Parti conservateur ne peut être réformé pour mettre fin à cette pratique et qu'un nouveau parti politique est nécessaire[6]. Interrogé sur l'organisation de son parti, Bernier mentionne qu'il utiliserait des outils relativement récents, tels que les médias sociaux[7].

Élections fédérales de 2019Modifier

Maxime Bernier fait campagne pour les élections fédérales de 2019, les premières auxquelles participe par le parti. Il se présente dans son comté de la Beauce, qu'il représente jusque-là en tant que député. Le PPC reçoit finalement 300 000 votes et un peu plus de 1,6 % des voix au niveau national, sans réussir à traduire ces voix en sièges. Les élections se soldent par un échec personnel pour Bernier, qui perd son siège, l'unique du parti.

En 2020, il est rapporté un rapprochement entre Maxime Bernier et le vidéaste Alexis Cossette-Trudel, celui-ci ayant été reçu en entrevue deux fois sur la chaîne YouTube du Parti populaire du Canada par Bernier[8]. Lors de la pandémie de Covid-19, le parti se montre fortement critique de la gestion du gouvernement de Justin Trudeau.

Résultats électorauxModifier

Élection Chef Voix % Rang Candidats Sièges +/– Gouvernement
2019 Maxime Bernier 291 743 1,64 6e 315
0  /  338
Nv Extra-parlementaire
2021 837 662 5,00 5e 312
0  /  338
  Extra-parlementaire

Notes et référencesModifier

  1. « Envoyez Maxime aux débats! », www.partipopulaireducanada.ca (consulté le 11 septembre 2019).
  2. « Six chiffres pour situer les partis », sur La Presse, LaPresseFB, (consulté le ).
  3. « Un Parti populaire pour les gens ordinaires », Le Devoir, 15 septembre 2018.
  4. « Maxime Bernier veut fonder un nouveau parti », Radio-Canada, 23 août 2018.
  5. Sheena Goodyear, « Maxime Bernier's former chief of staff lauds his 'courage' for quitting the Conservatives », CBC, (consulté le ).
  6. Maxime Bernier, « Pourquoi un nouveau mouvement politique ? Parce que le Canada est pris en otage », MaximeBernier.com, (consulté le ).
  7. « Maxime Bernier lance le Parti populaire du Canada | JOËL-DENIS BELLAVANCE | Politique canadienne », La Presse,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  8. « L’alliance se confirme entre la mouvance complotiste et la droite évangélique québécoise », ricochet.media.