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Parti authenticité et modernité

parti politique marocain
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir PAM.

Parti authenticité et modernité
(ar) حزب الأصالة والمعاصرة
(ber) ⴰⵎⵓⵍⵍⵉ ⵏ ⵜⵣⵖⵕⵜ ⴷ ⵜⵎⴰⵜⵔⴰⵔⵜ
Présentation
Secrétaire Général Hakim Benchamach
(depuis mai 2018)
Siège Drapeau : Maroc 33, Av. Mohammed VI, Rabat
Symbole Tracteur[1]
Positionnement Centre gauche
Idéologie Social-démocratie
Sécularisme
Royalisme
Couleurs bleu, blanc
Site web pam.ma
Représentation
Représentants
102 / 395
Conseillers
23 / 120
Présidents des conseils régionaux
5 / 12

Le Parti authenticité et modernité (en berbère : ⴰⵎⵓⵍⵍⵉ ⵏ ⵜⵣⵖⵕⵜ ⴷ ⵜⵎⴰⵜⵔⴰⵔⵜ et en arabe : حزب الأصالة والمعاصرة, abrégé en PAM) est un parti politique marocain de centre gauche, créé le 7 août 2008 par Fouad Ali El Himma qui organise la fusion de cinq partis politiques marocains, à savoir le Parti national-démocrate, le Parti Al Ahd, le Parti de l'environnement et du développement, l'Alliance des libertés et l'Initiative citoyenne pour le développement[2].

Composé de nombreux proches du roi [3],[4], le but du PAM serait de dynamiser la vie politique marocaine et d’être une alternative à la montée en puissance du PJD [3].

HistoireModifier

OriginesModifier

Ce parti a été initié par le groupe parlementaire indépendant « Authenticité et modernité », dont les membres avaient été élus lors des élections législatives marocaines du 7 septembre 2007 dans la province de Rehamna (Fouad Ali El Himma, Hamid Narjis et Fatiha Layadi).

La création de ce parti intervient aussi dans le cadre d'une initiative politique baptisée « Mouvement pour tous les démocrates » lancée par plusieurs personnalités politiques, parmi lesquels Khadija Rouissi, Ilyas Elomari et Fouad Ali El Himma, ancien ministre marocain délégué à l'Intérieur et ami intime du roi Mohamed VI.

Outre l'ami proche du roi Mohamed VI, le PAM compte aussi quelques anciens prisonniers politiques et opposants du roi Hassan II[3].

Communales de 2009Modifier

Lors des élections communales du 1er juin 2009 le parti a remporté 6 015 sièges sur 27 795 circonscriptions électorales (21,7 % des voix[3]) le plaçant ainsi en première place devant le Parti de l'Istiqlal (droite conservatrice, 19,1 % des voix) et du Rassemblement national des indépendants (14,8 % des voix), qui font tous deux partie de la majorité gouvernementale[5].

Législatives de 2011Modifier

Les élections législatives de 2011 au Maroc ont lieu le , à la suite d'un référendum constitutionnel le 1er juillet de la même année qui a débouché sur une réforme de la Constitution.

Le Parti de la justice et du développement les a remportées avec 27,08 % des suffrages exprimés, ce qui lui permet d'avoir 107 sièges sur 395 au parlement.

Le Parti Authenticité et Modernité arrive quatrième, il obtient 11,90 % des suffrages exprimés ce qui lui permet d'avoir 47 sièges au parlement.

Communales de 2015Modifier

Le PAM arrive premier en nombre de sièges aux élections communales de 2015 avec 21 % des sièges, suivi de l'Istiqlal (16,2 %) puis du PJD (15,9 %). Cependant le PAM obtient de faibles scores en ville et obtient la plupart de ses voix dans les campagnes grâce aux notables ruraux. Le PJD remporte ainsi les grandes métropoles du pays comme Rabat, Salé, Tanger, Kénitra, Meknès, Marrakech, Agadir et Fès. La plupart des commentateurs marocain et internationaux estiment que le vrai grand gagnant de ces élections est le PJD [6],[7],[8],[9], surtout si l'on se réfère au nombre de voix obtenues [10] et sa progression urbaine[7],[9].

Organisation du partiModifier

Composition du bureau politique en mai 2019Modifier

  • Hakim Benchamach : Secrétaire général.
  • Fatima Zahra Mansouri : présidente du Conseil national

Congrès de 2018Modifier

Lors du congrès, Hakim Benchamach est élu secrétaire général du Parti Authenticité et Modernité[11].

Congrès 2016Modifier

Lors du Congrès 2016, Ilyas El Omari est élu secrétaire général du parti [12],[13],[14]. Il est le seul candidat [12].

Composition du premier bureau politiqueModifier

  • Mustapha Bakkoury : Secrétaire général.
  • Ilyas El Omari : Vice secrétaire général.
  • Hakim Benchemass : Président du Conseil national.
  • Khadija Rouissi, membre du bureau politique.
  • Souhaila Rikki, membre du bureau politique.
  • Aziz Benazouz, membre du bureau politique.
  • Fatima-Zahra Mansouri : membre du bureau politique.
  • Nadia Elaloui, membre du bureau politique.
  • Fatiha Elayadi, membre du bureau politique.
  • Milouda Hazib, membre du bureau politique.
  • Maria Sedrati, membre du bureau politique.
  • Rajaa Azami, membre du bureau politique.
  • Hayat Boufrachern, membre du bureau politique.
  • Ahmed Etouhami, membre du bureau politique.
  • Elarbi Elmaharchi, membre du bureau politique.
  • Mohammed Ghiat, membre du bureau politique.
  • Mohammed Boudra, membre du bureau politique.
  • Mouhammed Maazouz, membre du bureau politique.
  • Fouad El Omari, membre du bureau politique.
  • Abdrahim Atmoun, membre du bureau politique.
  • Salaheddine Abou-Elghali, membre du bureau politique.
  • Ali Belhaj, membre du bureau politique.
  • Mohammed Benhammou, membre du bureau politique.
  • Mohammed Elasri, membre du bureau politique.
  • Ahmed Makhechani, membre du bureau politique.
  • Rachid Tamek, membre du bureau politique.

Crises, dissensions et exclusionsModifier

Dissensions et exclusionsModifier

Crise de 2019Modifier

En 2019 le parti traverse une crise[15]. En effet le secretaire général Hakim Benchamach licencie plusieurs cadres. Il a ainsi licencié neuf des douze coordinateurs et secrétaires généraux régionaux dont Aziz Benazzouz, et prend plusieurs décisions contestées au sein du parti.

En mai 2019, Abdellatif Ouahbi, membre du Bureau politique crée le groupe “l’appel pour l’avenir” qui veut réunir les “jeunes” de la formation politique[16],[17]. En juin 2019, ce groupe saisit la justice pour faire appel aux décisions prises par le sécretaire général du parti, et, le 3 juin, a déposé une plainte auprès du tribunal de première instance de Rabat[18]. Le groupe souhaite également soumettre une demande d’organisation d’une session extraordinaire du conseil à Fatima Zahra Mansouri, présidente du Conseil national du PAM. Une session voulue alors par 33 des 64 membres du Bureau fédéral[19].

Résultats électorauxModifier

Élections législativesModifier

Année Résultat Rang[20] Sièges Gouvernement
Voix %
2016 1 216 552 25,82 2e
102 / 395
Opposition

Élections régionalesModifier

Année Résultat Rang[20] Conseillers Présidents
Voix %
2015 1 318 700 19,91 2e
135 / 678
5 / 12

Élections communalesModifier

Année Résultat Rang[20] Conseillers
Voix %
2009 21,64 1re
6 015 / 27 795
2015 1 333 546 21,16 1re
6 662 / 31 482

Notes et référencesModifier

  1. « Arrêté du ministre de l'Intérieur no 2914-11 du 30 kaada 1432 (28 octobre 2011) fixant les symboles attribués aux listes de candidatures ou aux candidats appartenant aux partis politiques », Bulletin officiel du Royaume du Maroc, no 5992,‎ , p. 2386-2387 (lire en ligne [PDF])
  2. Naissance du parti
  3. a b c et d Amel Boubekeur, Mohammed VI : dix ans de règne, toujours pas d'équilibre des pouvoirs, Rue89, 27 juillet 2009
  4. « Au Maroc, une bipolarisation sous contrôle du Palais », sur Orient XXI,
  5. Victoire du PAM aux élections municipales
  6. « Élections locales : percée du parti islamiste marocain PJD », sur france24.com
  7. a et b « Pour la presse nationale, le PJD grand vainqueur du scrutin », sur telquel.ma,
  8. Charlotte Bozonnet, « Maroc : « La progression des islamistes est un sérieux problème pour la monarchie » », sur Le Monde, publié le 06.09.2015. mis à jour le 07.09.2015
  9. a et b « Élections. Les premiers enseignements du srutin. », sur Médias24.com,
  10. « Benkirane: "Le PJD est arrivé premier en nombre de voix" », sur Medias24 - Site d'information (consulté le 7 septembre 2015)
  11. « Dix choses à savoir sur Hakim Benchamach, secrétaire général du PAM au Maroc », sur JeuneAfrique.com, (consulté le 4 juin 2019)
  12. a et b « Maroc : le sacre d’Ilyas El Omari à la tête du PAM », sur Jeune Afrique,
  13. « Maroc: Qui est Ilyas El Omari, le nouveau patron du PAM? », sur Huffington Post Maghreb,
  14. « El Omari succède à Bakkoury », sur Le Matin,
  15. « La semaine mouvementée de Hakim Benchamach », sur Telquel.ma (consulté le 4 juin 2019)
  16. « PAM: La jeunesse du parti lance un "appel pour l'avenir" », sur Al HuffPost Maghreb, (consulté le 4 juin 2019)
  17. « Parti authenticité et modernité: vers une sortie de crise? », sur fr.le360.ma (consulté le 4 juin 2019)
  18. (en-US) « Crise au PAM: les refuzniks de Benchamach recourent à la justice pour le contrer », sur Le Desk, (consulté le 4 juin 2019)
  19. « Crise au PAM: Le groupe "l'appel pour l'avenir" saisit la justice pour contrer Benchamach », sur Al HuffPost Maghreb, (consulté le 4 juin 2019)
  20. a b et c En nombre de voix.

Voir aussiModifier