Othon II de Bourgogne

aristocrate allemand
Othon II de Bourgogne
Otto1Andechs.jpg
Titres de noblesse
Duc
Comte
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nom dans la langue maternelle
Otto IVoir et modifier les données sur Wikidata
Activité
AristocrateVoir et modifier les données sur Wikidata
Famille
Père
Mère
Fratrie
Conjoints
Béatrice II de Bourgogne
Sophie d'Anhalt (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
Othon III de Bourgogne
Élisabeth d'Andechs-Méranie (d)
Margaret of Meran (d)
Agnes von Andechs-Meranien (d)
Otto III, Count Palatine of Burgundy (d)
Marguerite de Méranie (d)
Béatrice d'Andechs-Méranie (en)
Alix de Méranie
Agnès de Méranie (en)
Margarethe Andechs-Meranien (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Othon VII d'Andechs, Othon Ier de Méranie et Othon II de Bourgogne (1180) était un membre de la maison d'Andechs, duc de Méranie, puis margrave d'Istrie et de Carniole de 1228 jusqu'à sa mort. Il était également comte de Bourgogne par son mariage avec la comtesse Béatrice II de Bourgogne.

BiographieModifier

Othon naît autour de 1180, fils aîné du duc d'Andechs et de Méranie Berthold IV von Diessen et d'Agnès de Basse-Lusace, il est un oncle maternel d'Élisabeth de Hongrie, canonisée par l'église catholique. En 1204, à l'âge de 24 ans, il succède à son père comme duc de Méranie et d'Andechs, tandis que les marches d'Istrie et de Carniole reviennent à son frère cadet, Henri II.

Le à Bamberg, Othon épouse la comtesse Béatrice II de Bourgogne, de la maison de Hohenstaufen, fille de feu le comte Otton Ier. Lors du mariage, le roi et empereur élu Philippe de Souabe, oncle de la fiancée, est assassiné par son allié Othon VIII de Wittelsbach, ce qui pousse Othon d'Andechs à rechercher l'appui de son rival guelfe, Othon IV. Toutefois, la position de la maison d'Andechs sort considérablement affaiblie de cet épisode : le frère cadet d'Othon, Henri II, est accusé d'avoir participé à l'assassinat et tous ses biens lui sont confisquées par le duc Louis Ier de Bavière. Le château d'Andechs est entièrement rasé et les Andechs ne seront réhabilités que bien plus tard.

Othon d'Andechs gouverne le comté de Bourgogne et doit faire face à l'opposition des comtes d'Auxonne. Au cours de ce conflit, destiné à durer dans le temps, il est même contraint de donner en gage ses terres bourguignonnes au comte Thibault IV de Champagne. En 1213, Othon se joint à Léopold VI de Babenberg, duc d'Autriche et à son beau-frère, André II de Hongrie dans la Cinquième croisade. En 1222, un différend l'oppose à Gérard Ier de Rougemont, l'archevêque de Besançon, au sujet de la construction d'un château sur un site qu'Othon Ier s'était engagé à ne pas toucher. Face au refus d'Othon II de le détruire ou de s'en expliquer, l'archevêque l'excommunie et jette l'anathème sur ses terres. Il se tourne immédiatement vers son frère Egbert, prince-évêque de Bamberg, pour recevoir son aide et c'est à Bamberg que le , il signe cinq chartes dans lesquelles il fait des donations somptueuses pour le salut de son âme.

En 1228, il hérite des marches d'Istrie et de Carniole, que son frère Henri II venait tout juste de regagner.

En 1231, son épouse la comtesse Béatrice II de Bourgogne meurt à l'âge de 38 ans. Il lui succède comme comte sous le nom d'Othon II de Bourgogne.

En 1234, il décède à l'âge de 54 ans à Besançon. Son fils le duc Othon II d'Andechs et de Méranie, lui succède sous le nom d'Othon III de Bourgogne. Ce dernier meurt en 1248 sans héritier. Sa sœur Alix lui succède comme comtesse de Bourgogne. La lignée directe des comtes et ducs d'Andechs s'éteint et le duché d'Andechs est entièrement annexé par la principauté épiscopale de Bamberg.

Mariages et descendanceModifier

Il avait épousé en 1208 Béatrice II de Bourgogne, qui lui avait apporté le titre de comte de Bourgogne par mariage. Ils auront pour enfants :

Veuf en 1231, il épouse en secondes noces Sophie d'Anhalt, fille du prince Henri Ier mais n'en aura pas d'enfants[1].

Voir aussiModifier

Notes et référencesModifier

  1. (la) Monumenta Germaniae Historica, tomus XXV: Cronica Principum Saxonie, par. 10, p. 476