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Osez le féminisme !
Logo de l'organisation
Situation
Région Drapeau de la France France
Drapeau de la Belgique Belgique
Drapeau de la Suisse Suisse
Création
Type Association loi de 1901
Siège Paris, France
Langue Français
Organisation
Fondatrice Caroline De Haas
Porte-paroles Marie Allibert
Marion Georgel
Céline Piques
Raphaëlle Rémy-Leleu[1]

Site web Osezlefeminisme.fr

Osez le féminisme ! est une association loi de 1901 féministe française. À l'origine un journal dont le premier numéro est paru en juin 2009, Osez le féminisme ! est devenu une association en novembre 2009[2], reconnue d'intérêt général en 2015.

Les porte-paroles de l'association pour le mandat 2018-2019 sont Pauline Spinazze, Marion Georgel, Céline Piques et Raphaëlle Rémy-Leleu[1].

Sommaire

Création et historiqueModifier

Le , des militantes issues notamment du Mouvement français pour le planning familial, du Parti socialiste, d'EELV, du Front de gauche et de l'UNEF[3], décident de mettre en ligne une pétition, mobilisant la société française contre la réforme Bachelot qui préconisait la baisse annoncée des crédits alloués au planning familial[4].

À la suite de ce mouvement populaire, elles décident de créer une nouvelle organisation et lancent un journal militant, dont le premier numéro est publié en juin 2009, et se donnent pour objectif de « faire augmenter le niveau de féminisme dans la société[5]. » L'association organise un premier week-end de formation à Lyon, où se crée Osez le féminisme !

Principes et objectifsModifier

Depuis , Osez le féminisme ! prend rapidement la forme d'un réseau assez informel doté d'un texte de référence. L'association publie un journal bimestriel, écrit par les adhérentes qui aborde globalement la situation des femmes dans tous les domaines de la société et les questions liées aux inégalités femmes-hommes : violence contre les femmes, rôle des religions, maternité, place des femmes en politique, éducation, prostitution...

Elle lance régulièrement des campagnes, notamment :

  • Bougez pour l'IVG, une campagne pour défendre le droit d'avorter en Europe, à l'occasion des 40 ans de la loi Veil, avec les Féministes en Mouvements;
  • Fémicité, une campagne pour féminiser le nom des rues dans l'île de la Cité à Paris[6];
  • LesBieFamily, une campagne contre la lesbophobie et la biphobie[7];
  • Marre du rose, une campagne pour lutter contre les jouets stéréotypés[8] avec Les Chiennes de garde;
  • Reconnaissons le féminicide, une campagne pour la reconnaissance des féminicides et des meurtres sexistes[9];
  • Retraites femmes, une campagne pour réduire les inégalités femmes-hommes liées à la retraite[10],[11];
  • Sang tabou, une campagne qui vise à déconstruire les stéréotypes autour des règles;
  • Vie de Meuf, un blog pour rendre visible le sexisme ordinaire[12],[13], où les rôles femmes-hommes sont inversés;
  • Osez le clito !, une campagne d'affichage en 2011 visant à faire connaître le clitoris, l'organe du plaisir sexuel féminin alors absent des cours d'éducation sexuelle en France[14];
  • Viol : La honte doit changer de camp, une campagne contre le viol avec le Collectif féministe contre le viol et Mix-Cité Paris[15];
  • « Qui va garder les enfants ? », une campagne réclamant 500 000 places en crèche supplémentaires[16],[17] avec le collectif Pas de bébés à la consigne;
  • « Take back the metro » (Reprendre le métro), une campagne contre le harcèlement dans les transports en commun avec plusieurs actions collectives et festives[18], en .
  • À notre santée ! Pour une santé féministe des filles et des femmes, pour une amélioration des parcours de soins et la dénonciation des membres du personnel médical commettant des violences, coordonnée par Cécile Werey et lancée le 8 mars 2019[19].

Antennes localesModifier

Depuis 2010, Osez le féminisme ! a développé un réseau d'antennes locales dans plusieurs départements français et à l'étranger. En 2014, l'association revendiquait une vingtaine de structures locales[2] dans l'objectif de relayer des campagnes nationales et de décliner les questions du féminisme ancré dans un territoire.

Plusieurs antennes, dont les statuts ont été déposés en préfecture, ont mené des actions ou des campagnes locales de sensibilisation auprès du grand public :

  • Osez le féminisme ! 06
  • Osez le féminisme ! 13 [20]
  • Osez le féminisme ! 14[21]
  • Osez le féminisme ! 17
  • Osez le féminisme ! 25
  • Osez le féminisme ! 31 [22]
  • Osez le féminisme ! 33[23]
  • Osez le féminisme ! 34
  • Osez le féminisme ! 35[24]
  • Osez le féminisme ! 37[25]
  • Osez le féminisme ! 38
  • Osez le féminisme ! 39
  • Osez le féminisme ! 44
  • Osez le féminisme ! 46[26]
  • Osez le féminisme ! 54
  • Osez le féminisme ! 57
  • Osez le féminisme ! 59 [27]
  • Osez le féminisme ! 63[28]
  • Osez le féminisme ! 67
  • Osez le féminisme ! 69
  • Osez le féminisme ! 74
  • Osez le féminisme ! 75
  • Osez le féminisme ! 84
  • Osez le féminisme ! 91[29]
  • Osez le féminisme ! 92[30]
  • Osez le féminisme ! Belgique
  • Osez le féminisme ! Suisse

PartenariatsModifier

 
Raphaëlle Rémy-Leleu, porte-parole d'Osez le féminisme !, à l'événement international #MeToo & prostitution : Les survivantes brisent le silence !, novembre 2018, Paris[31].

Osez le féminisme ! a été à l'initiative de la création de plusieurs collectifs sur des questions féministes avec d'autres organisations du milieu associatif, politique ou syndical :

L'association fait également partie de plusieurs collectifs comme le Collectif national pour les droits des femmes, Abolition 2012, le Collectif retraites 2013, la Coordination française du Lobby européen des Femmes et l'Inter-LGBT.

Pour l'organisation d'événements d'information et de lutte contre la prostitution, Osez le féminisme ! s'est associée en France et à l'étranger avec des associations abolitionnistes telles que le Mouvement du Nid, CAP International, SPACE International, Kwanele et Apne Aap, par exemple pour le colloque international #MeToo & prostitution : Les survivantes brisent le silence ! tenu en novembre 2018 à Paris[33].

PositionnementsModifier

L'association considère que « Le féminisme n’est pas un combat de femmes. C’est un combat de société »[34].

Osez le féminisme ! a pris position en faveur du mariage homosexuel et souhaite que les couples de lesbiennes et les femmes célibataires aient le droit d'accéder à la procréation médicalement assistée.

L'association a également participé aux mobilisations lancées par les syndicats contre les réformes des retraites, pénalisant selon elle les femmes dont les retraites sont plus faibles que celles des hommes[35].

Osez le féminisme ! a une position abolitionniste concernant la prostitution, soutenant la proposition de loi de pénalisation des clients et abrogeant le délit de racolage passif. L'association a également pris position contre la gestation pour autrui.

En 2016, Osez le Féminisme ! a pris position contre les arrêtés anti-burkinis pris par certaines mairies de France[36]. L'association, par son antenne grenobloise, prend également position en faveur du port du burkini dans les piscines municipales en juin 2019 suite à l'action de l'association « Alliance citoyenne » dans une campagne de désobéissance pour les droits civiques des femmes musulmanes[37].

Dans l'entre-deux-tours de l'élection présidentielle de 2017 qui oppose Marine Le Pen et Emmanuel Macron, Osez le féminisme ! appelle implicitement dans une tribune avec soixante autres associations à faire barrage à la candidate du Front national[38].

CritiqueModifier

Le 26 juillet 2018, une tribune parait dans Le Figaro pour demander à la presse de cesser de parler des féministes ou des femmes en mentionnant les actions politisées de l'association Osez le féminisme. Les signataires déclarent qu’« Osez le féminisme ne [les] représente pas ». Elles accusent l’association de détourner la cause féministe et celle des femmes moyennant des « actions politisées et instrumentalisées, montées à seule fin d'exister dans un débat public difficile ». La tribune note que le « CNIDFF, principale association des droits des femmes de France, a publié […] un communiqué sur sa page Facebook pour indiquer [leur absence de solidarité avec les] actions menées par Caroline De Haas ». La tribune est signée par plusieurs responsables associatifs ainsi que des personnalités politiques telles que Corinne Lepage et Mathilde Huchot (LREM)[39].

AnnexesModifier

Articles connexesModifier

Sources et bibliographieModifier

  • Osez le féminisme !, Audrey Messiaen, Catherine Vidal, Vie de Meuf : Le sexisme ordinaire illustré, Hugo et Compagnie, 2011, 130 p. (ISBN 978-2755607710)
  • Osez le féminisme !, Prostitution : 10 bonnes raisons d'être abolitionniste, Ixe, 2013, 128 p. (ISBN 979-1090062184)
  • Osez le féminisme !, Margaux Collet, Raphaëlle Remy-Leleu, Beyoncé est-elle féministe ? et autres questions pour comprendre le féminisme, 2018, 232 p.

Notes et référencesModifier

  1. a et b Murielle Tison-Navez, « Une Brillonaise porte-parole de Osez Le Féminisme! », sur La Voix du Nord, .
  2. a et b Site officiel Osez le féminisme !
  3. Lénaïg Bredoux, « Ces féministes qui rêvent de conquérir la politique », sur Médiapart, .
  4. « Le Planning familial lance une pétition contre la baisse de ses crédits » [archive du ], sur L'Obs, .
  5. Charlotte Rotman, « À peine 30 ans, déjà féministes. », sur Libération, .
  6. Paméla Rougerie, « Des rues de Paris renommées pour honorer les femmes », sur Le Figaro,
  7. Marie Allibert, « Mettons fin à la les-bie-phobie! », sur The Huffington Post,
  8. « Sexisme: La campagne «Marre du rose» s'attaque aux jouets stéréotypés », sur 20 minutes,
  9. « «Osez le féminisme!» veut inscrire le féminicide dans le code pénal », sur 20 Minutes,
  10. Mylène Wascowiski, « Réforme des retraites : elles disent non ! », sur Marie Claire
  11. Marion Roucheux, « Retraite des femmes : l'appel des féministes face aux inégalités », sur Terre Femina,
  12. Nathalie Ratel, « Vie de meuf, le blog contre le machisme au boulot », sur L'Express,
  13. Anne Chemin, « "Vie de meuf" ou la chronique du sexisme ordinaire », sur Le Monde,
  14. Angelina Guiboud, « "Osez le clito", la campagne pour le plaisir féminin », sur lexpress.fr, L'Express, (consulté le 21 avril 2019)
  15. Julien Van Caeyseele, « Contre le viol, "la honte doit changer de camp" », sur L'Express,
  16. « Qui va garder les enfants ? La campagne d’Osez le Féminisme », sur Elle,
  17. Ixchel Delaporte, « La grande loterie des places en crèche », sur L'Humanité,
  18. « Violences sexistes : une campagne pour « se réapproprier les transports en commun » », sur Libération,
  19. « Pourquoi cette campagne ? », sur À notre santée (consulté le 21 avril 2019)
  20. Marie Turcan, « Visuel sexiste : les Bouches-du-Rhône devront réimprimer leur carnet de santé », sur Les Inrocks,
  21. Jérémy Bonnet, « Osez le féminisme s'installe dans la région », sur Ouest France,
  22. «Le viol est présent, réel et actuel», sur La Depêche,
  23. « Bordeaux: elles disent stop au harcèlement de rue », sur Charente Libre,
  24. Emilie Colin, « “Osez le féminisme” lance une antenne à Rennes », sur France Info,
  25. « Osez le féminisme s'installe en Touraine », sur La Nouvelle République,
  26. « Osez le Féminisme, dans le Lot », sur La Dépêche,
  27. « Osez le féminisme! à Lille: "C’est dès le plus jeune âge qu’il faut combattre les clichés sexistes », sur La Voix du Nord,
  28. « Osez le féminisme 63 fête ses trois ans lors d'une journée festive », sur La Montagne,
  29. « La tribune d'Osez le féminisme 91 publiée pour la Journée de la femme », sur Le Parisien,
  30. « A Colombes, les féministes veulent des garanties sur l'IVG », sur Le Parisien,
  31. « Violences faites aux femmes : les « survivantes » de la prostitution donnent de la voix », Le Parisien,‎ 2018-11-24cet10:19:40+01:00 (lire en ligne, consulté le 24 novembre 2018)
  32. « Réforme du droit du travail : « Non à la double peine pour les femmes » », sur lemonde.fr, (consulté le 22 septembre 2018)
  33. « [PARIS] #Metoo & prostitution : les survivantes brisent le silence ! Evenement le 23 novembre 2018 - Anti-K », Anti-K,‎ (lire en ligne, consulté le 24 novembre 2018)
  34. Caroline Castets, « "Le féminisme n'est pas un combat de femmes. C'est un combat de société" », sur Le Nouvel Économiste,
  35. « Les femmes ne doivent pas battre en retraite », sur Libération,
  36. Ronan Tésorière, « Deux associations féministes dénoncent les arrêtés anti-burkini », sur leparisien.fr, (consulté le 22 septembre 2018)
  37. Jean-Benoît Vigny, « Elies Ben Azib (Alliance citoyenne) : "On tend une énième fois la main à Eric Piolle" », le Dauphiné Libéré,‎ .
  38. « "Le pire est malheureusement possible!" : l’appel de 61 associations et ONG avant le second tour », sur JDD,
  39. « Non, « Osez le féminisme » ne représente pas les femmes (ni les féministes) ! », Le Figaro,

Liens externesModifier