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Monotrope

genre de plantes

Monotropa

Les Monotropes constituent un genre de plantes de la famille des Éricacées. Ce genre comprend seulement deux espèces. Il était précédemment classé dans les Monotropacées.

Caractéristiques généralesModifier

Les Monotropes sont des plantes vivaces, herbacées et sans chlorophylle. Elles atteignent de 10 à 35 cm de haut, avec une seule tige, non ramifiée. Toutes les parties de la plante sont d'un blanc pur pour Monotropa uniflora ou tirant sur le jaune ou légèrement teintées de rouge pour Monotropa hypopitys. Les feuilles sont réduites à des écailles de 5 à 10 mm de long, qui couvrent la plus grande partie de la tige. Les fleurs pendantes, de 9 à 15 de mm long, sont réunies en grappe (une seule fleur chez M. uniflora) au sommet de la tige et toutes tournées du même côté de la tige. Elles sont presque régulières avec en général quatre sépales, quatre pétales, huit étamines et un ovaire subdivisé en quatre loges. Elles produisent du nectar afin d'attirer des insectes pollinisateurs (essentiellement des espèces des genres Bombus, Syrphidae et Halictidae)[1] Dans le sol, les racines forment une masse très compacte et sphérique aux grosses racines charnues qui contiennent également de fines racines appartenant aux arbres voisins, feuillus (hêtres) et conifères (pins, sapins, mélèzes et épicéas)[2].

Symbiose mycorhizienneModifier

Article détaillé : Mycohétérotrophie.

Les Monotropes sont strictement myco-hétérotrophes, obtenant leur alimentation par l'intermédiaire de champignons symbiotiques qu'ils partagent avec les arbres, phénomène découvert en 1960 par le biologiste suédois Erik Björkman[3]. Ces champignons forment des ectomycorhizes sur les racines des arbres et des mycorhizes particulières appelées « monotropoïdes », avec les racines des Monotropes. Ces tisssus conduisent ainsi les produits de la chlorophyle des arbres vers les Monotropes. Leur nom français « suce-pin » est donc tout à fait approprié. Elles sont ainsi capables de vivre dans des conditions de très faible luminosité, comme les sous-bois de forêts denses. L'espèce européenne Monotropa hypopitys est strictement dépendante des Tricholomes. Quant à l'espèce Nord-américaine Monotropa uniflora, elle est inféodée aux Russules. La graine ne contient que très peu de réserve et a besoin de cette symbiose lors de sa germination[2].

DistributionModifier

Ces plantes sont originaires des régions tempérées et chaudes de l'hémisphère nord. On les trouve en Asie (Chine, Japon, Taïwan, sous-continent indien, en Europe, en Amérique du Nord et en Amérique centrale). En Europe occidentale, seul Monotropa hypopitys est présent.

EspècesModifier

Selon NCBI (24 juil. 2010)[4] et ITIS (24 juil. 2010)[5] :

Des études menées par KW Cullings (2000) et MI Bidartondo et TD Bruns (2001, 2002) suggèrent la reconnaissance d'un nombre important de taxons infraspécifiques potentiels chez M. uniflora et M. hypopitys[6].

Notes et référencesModifier

  1. KLOOSTER M.R. AND CULLEY T.M. 2009. Comparative analysis of the reproductive ecology of Monotropa and Monotropsis: Two mycoheteretrophic genera in the Monotropoideae (Ericaceae). American Journal of Botany 96(7): 1337–1347. 2009.
  2. a et b Jean Garbaye, La symbiose mycorhizienne, une association entre les plantes et les champignons, Éditions QUAE, 2013, (ISBN 9782759219636)
  3. (en) Erik Björkman, « Monotropa Hypopitys L. — an Epiparasite on Tree Roots », Physiologia Plantarum, vol. 13, no 2,‎ , p. 308-327 (DOI 10.1111/j.1399-3054.1960.tb08034.x).
  4. NCBI, consulté le 24 juil. 2010
  5. ITIS, consulté le 24 juil. 2010
  6. (en) Référence Flora of North America : Monotropa

Voir aussiModifier

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Article connexeModifier

Liens externesModifier