Moïse Kisling

peintre polonais

Moïse Kisling, né le à Cracovie (Pologne) et mort le à Sanary-sur-Mer (Var), est un peintre français d'origine polonaise, rattaché à l'École de Paris.

Moïse Kisling
Amedeo Modigliani 032.jpg
Amedeo Modigliani, Portrait de Moïse Kisling (1915),
Milan, collection Emilio Jesi.
Naissance
Décès
Surnom
KikiVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalités
Activité
Représenté par
Mouvement

BiographieModifier

Moïse Kisling étudie à l’École des beaux-arts de Cracovie. Son professeur Józef Pankiewicz l'encourage à se rendre à Paris.

En 1910, il s'installe dans le quartier de Montmartre, puis dans celui de Montparnasse. Pendant la Première Guerre mondiale, il s'engage dans la Légion étrangère. En 1915, il est sérieusement blessé lors de la bataille de l'Artois, ce qui lui vaudra la citoyenneté française.

Ami d'Amedeo Modigliani qui peint son portrait en 1916, Moïse Kisling est un acteur de la communauté artistique de Montparnasse. En 1917, il épouse Renée Gros, fille du commandant de la Garde républicaine, dont Modigliani fera le portrait (Madame Kisling, vers 1917, Washington, National Gallery of Art)[1]. Moïse lui-même peindra de nombreux portraits de Modigliani, avant sa disparition en 1921. Il a également peint Kiki de Montparnasse a de nombreuses reprises[2].

Juif, fuyant les persécutions antisémites nazies, il part se réfugier à Lisbonne[3] puis à New York durant la Seconde Guerre mondiale. En 1943, il rencontre à Los Angeles la comédienne Michèle Morgan, dont il fit alors un portrait, développant chez cette dernière un intérêt pour la peinture.

Ses nus féminins et ses portraits lui valent une grande renommée.

Il a notamment résidé à Gassin, près de Saint-Tropez, où naquit l'un de ses fils[4],[5], et en Bretagne, dans la villa de Creis ar park du village de Plougasnou[réf. nécessaire].

Œuvres dans les collections publiquesModifier

Aux États-Unis
En France
En Suisse
  • Genève, Petit Palais :
    • Nu assis, 1927, huile sur toile ;
    • Jean Cocteau, 1916, huile sur toile ;
    • Autoportrait , 1944, huile sur toile ;
    • Les Enfants de Jacques, huile sur toile.
À Taïwan

ExpositionsModifier

Notes et référencesModifier

  1. « Madame Kisling », notice sur nga.gov.
  2. Dont : Kiki de Montparnasse, 1924, huile sur toile, 114 × 79 cm, Taïnan, Chimei Museum (notice en ligne).
  3. Lettre de Kisling à son Carlo Rim datant d'octobre 1940, in Carlo Rim, Le grenier d'Arlequin, journal 1916-1940, Éditions Denoël, 1981, p. 323.
  4. Moïse Kisling, Joseph Kessel, Jean Kisling et Barnett D. Conlan, Kisling, New york, H.N. Abrams, (lire en ligne).
  5. Peirugues, Colette., Gassin au fil du temps, Millau/Gassin, Ville de Gassin, , 188 p. (ISBN 2-9508428-0-1, OCLC 41650825, lire en ligne).
  6. Portait d'enfant, notice harvardartmuseums.org.
  7. Autoportrait, notice harvardartmuseums.org.
  8. Garçon en bleu, notice metmuseum.org.
  9. André Derain, notice metmuseum.org.
  10. Portrait d'Abraham Walkowitz, notice brooklynmuseum.org.
  11. Central Park, New York City, notice philamuseum.org.
  12. Paysage (Femme à la jarre), notice philamuseum.org.
  13. Paysage de Saint-Tropez, notice centrepompidou.fr.
  14. Femme au châle polonais, notice centrepompidou.fr.
  15. Nature morte aux fruits, notice centrepompidou.fr.
  16. Nu au canapé rouge, notice mam.paris.fr.
  17. Portrait de Madame A., notice mam.paris.fr.
  18. Bouquet de mimosas, notice mam.paris.fr.
  19. Kiki de Montparnasse, notice chimeimuseum.org.
  20. Collectif, Double je Jacques Henri Lartigue, peintre et photographe, 1915-1939, Somogy éditions d'art, musée d'art et d'histoire Louis-Senlecq, 2010, p.128 (ISBN 978-2-7572-0347-7).
  21. L'affiche de l'exposition est conservée à L'Isle-Adam au musée d'art et d'histoire Louis-Senlecq.
  22. (ja) « キスリング展 エコール・ド・パリの夢 », sur キスリング展 エコール・ド・パリの夢 (consulté le 17 avril 2019)

AnnexesModifier

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BibliographieModifier

Article connexeModifier

Liens externesModifier