Juan Gris

peintre espagnol
Juan Gris
Amedeo Modigliani - Portrait of Juan Gris.jpg
Portrait de Juan Gris en 1915 par Amedeo Modigliani.
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nom de naissance
José Victoriano Carlos González-Pérez
Nationalité
Activités
Autres informations
Mouvement
Genres artistiques
Œuvres principales
Carafe et livre (d), Portrait de Pablo Picasso, La bouteille d'anis (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Madrid Hotel Europa plaque Juan Gris.jpg
Plaque commémorative
Juan Gris tombe.jpg
Tombe de Juan Gris au cimetière de l'Ouest de Boulogne-Billancourt (division 1).

José Victoriano Carlos González-Pérez, connu sous le nom de Juan Gris, né le à Madrid et mort le à Boulogne-Billancourt, est un peintre espagnol proche du cubisme, qui vécut et travailla en France à partir de 1906.

BiographieModifier

Juan Gris suit des études de dessin industriel à la Escuela de Artes y Manufacturas à Madrid, entre 1902 et 1904, période pendant laquelle il contribue par des dessins à des journaux locaux. En 1904 et 1905, il étudie la peinture avec l'artiste académique José Maria Carbonero.

En 1906, il s'installe à Paris où il devient l'ami d'Henri Matisse, Georges Braque et Fernand Léger. Il y retrouve et se lie d'amitié avec son compatriote Pablo Picasso. Son portrait de Picasso de 1912 est l'une des premières peintures cubistes réalisées par un autre peintre que Pablo Picasso ou Georges Braque. En 1915, il est peint par son ami Amedeo Modigliani.


Bien qu'il soumette des illustrations humoristiques à des journaux comme L'Assiette au beurre[1], Le Charivari, Le Témoin, et Le Cri de Paris, Juan Gris ne commence à peindre sérieusement qu'en 1910. Dès 1912, il a développé un style cubiste personnel.

 
Juan Gris a loué un appartement de cette maison.
 
L'Hôtel Garreta était au 20ème siècle l'un des plus connus de Céret, grâce à son emplacement.

Durant l'été 1913, il séjourne à Céret dans une maison faisant angle entre la place du Barri et le carrer Vell, face à la Porte de France. A la même époque, il rencontre sa compagne Josette, efficace coopératrice dans son art. Bien intégré et heureux à Céret, il y produisit dans cette période 5 tableaux: "Un Toréador", "Un Banquier", "Une Guitare", "Un Paysage", "Un violon avec guitare!". Sa plus grande période se situe entre 1914 et 1918. Au début, il est sous l'influence du cubisme analytique, mais, après 1915, il commence sa conversion au cubisme synthétique duquel il devint un interprète persistant. Il revient à l'hôtel Garreta de Céret, moins enthousiaste, de l'automne 1921 au printemps 1922.[2].


En 1922, le peintre peint les premiers décors et costumes pour Serge de Diaghilev.

Juan Gris articule la plupart de ses théories esthétiques entre 1924 et 1925. Il délivre sa lecture définitive, Des possibilités de la peinture, à la Sorbonne en 1924. Des expositions majeures ont lieu à la Galerie Simon à Paris et à la Galerie Flechtheim à Berlin en 1923, et à la Galerie Flechtheim à Düsseldorf en 1925.

Juan Gris meurt d'une urémie à Boulogne-Billancourt le à l'âge de 40 ans, laissant ainsi sa femme Josette et son fils Georges. Il est enterré au cimetière de l'Ouest (division 1) à Boulogne-Billancourt.

Bien qu'il regardât Picasso comme son maître, Gertrude Stein reconnaît que Juan Gris « était la seule personne que Picasso aurait volontairement éliminé de la carte ».

Salvador Dalí dit de lui : « Juan Gris est le plus grand des peintres cubistes, plus important que Picasso]] parce que plus vrai. Picasso était constamment tourmenté par le désir de comprendre la manière de Gris dont les tableaux étaient techniquement toujours aboutis, d'une homogénéité parfaite, alors qu'il ne parvenait jamais à remplir ses surfaces de façon satisfaisante, couvrant avec difficulté la toile d'une matière aigre. Il interrogeait sans cesse : "Qu'est-ce que tu mets là ? — De la térébenthine." Il essayait le mélange, échouait, abandonnait aussitôt, passant à autre chose, divin impatient[3]. »

ŒuvresModifier

 
Juan Gris, Portrait de Pablo Picasso (1912).
 
Juan Gris, Arlequin assis à la guitare (1919). Musée National d'Art Moderne, Centre Georges Pompidou, Paris.


ÉcritsModifier

Notes et référencesModifier

  1. http://www.assietteaubeurre.com
  2. La Mecque du Cubisme, p. 160, 161, 163, 267 et 268.
  3. Dalí/Pauwels, Les Passions selon Dalí, Éditions Denoël, 2004, 240 p. (ISBN 2-207-25620-0)
  4. Musée national d'Art moderne, Centre Pompidou, Paris. Reproduction dans Parcours des arts no  27, juillet-août-septembre 2011, p. 50.
  5. (es) « Guitare et compotier », sur Fundación Telefónica

Voir aussiModifier

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Liens externesModifier