Ouvrir le menu principal

Miraval-Cabardès

commune française du département de l'Aude

Miraval-Cabardès
Miraval-Cabardès
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Aude
Arrondissement Carcassonne
Canton Villemoustaussou
Intercommunalité Communauté de communes de la Montagne noire
Maire
Mandat
Joseph Skala
2014-2020
Code postal 11380
Code commune 11232
Démographie
Gentilé Miravalais
Population
municipale
43 hab. (2016 en augmentation de 7,5 % par rapport à 2011)
Densité 3,5 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 23′ 00″ nord, 2° 20′ 49″ est
Altitude Min. 313 m
Max. 848 m
Superficie 12,16 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : région Occitanie

Voir sur la carte administrative de région Occitanie
City locator 14.svg
Miraval-Cabardès

Géolocalisation sur la carte : Aude

Voir sur la carte topographique de l'Aude
City locator 14.svg
Miraval-Cabardès

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Miraval-Cabardès

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Miraval-Cabardès

Miraval-Cabardès est une commune française située dans le département de l'Aude en région Occitanie.

GéographieModifier

LocalisationModifier

Commune de l'aire urbaine de Carcassonne située dans la Montagne noire, en bordure du parc naturel régional du Haut-Languedoc en pays du Cabardès sur l'Orbiel. La Méridienne verte, méridienne végétale et dématérialisée, traverse la commune.

La commune est limitrophe des territoires de six autres communes :

Communes limitrophes de Miraval-Cabardès[1]
Les Martys
La Tourette-Cabardès   Mas-Cabardès
Caudebronde Villanière Les Ilhes

ToponymieModifier

Depuis 2016, le nom officiel de la commune est « Miraval-Cabardès »[2], alors qu'il était précédemment « Miraval-Cabardes », graphie qui subsiste encore dans certains actes officiels publiés en 2016 au journal officiel de la République française[3].

Miraval-Cabardès est un nom composé comprenant le nom du village proprement dit, Miraval, et le nom de la région où il se situe, le Cabardès, dans la Montagne Noire, au Sud du Massif Central.

Selon Dauzat[4], le nom de Miraval provient du latin mirare et vallis, ce qui signifie « regarde la vallée ». Cette dénomination laisse penser qu’un observatoire romain aurait pu se trouver sur le piton rocheux où a été construit ensuite le donjon du château de Miraval. De ce lieu, une garnison de soldats pouvait protéger la vallée, qui s’étendait vers le Sud, jusqu’au domaine de Cabaret, des incursions de troupes armées. La garde du château pouvait aussi protéger le village et les fermes situées sur les hauteurs et plateaux environnants. Cette situation qui faisait de Miraval à la fois un avant-poste et un refuge exposait ses habitants aux risques et aux souffrances des guerres successives du Languedoc et de la région.

Le nom de Cabardès provient d’après Andraud [4] et Dauzat[5] de Cabaret dont l’étymologie et la signification seraient « Caput Arietis », soit « tête de bélier ». Ce nom a été donné au domaine et au château où résidait le seigneur de la région jusqu’au XIIIe siècle. Au cours du Moyen Âge et dans le midi, selon Dauzat, le suffixe «és» a été ajouté au nom d’un lieu pour désigner la région correspondante et la région proche de Cabaret a été appelée le Cabardés. Curieusement et sans rapport avec la prononciation locale, l’accent grave s’est substitué à l’accent aigu et la région se nomme maintenant le Cabardès.

Voici les noms successifs indiqués par l’Abbé Sabarthès[6] pour désigner Miraval :

Villa de Miravalle Cabardesio, 1247. Villa Miravallis, 1248. Castrum de Miravelle, 1270. Église de Miravalle, 1296. De Mirabello, 1296. De Miravalle in Cabardesio, 1319. De Auravalle, 1377. Miravailh, 1532. De Myraballe, 1544. Mirevail, 1595. Miraval, 1781. Mirobál (vulg.).

HistoireModifier

 
Plaque à la mémoire de Raimon de Miraval.

Miraval est le lieu de naissance du troubadour Raimon de Miraval qui officia notamment à la cour de Raymond VI, comte de Toulouse, pendant la croisade contre les albigeois. Au pied des vestiges du château, accrochée au rocher, une plaque rappelle son œuvre.

D'autres éléments de son histoire sont donnés dans le tableau chronologique ci-après, qui permet de situer ce qui se passait à Miraval, par rapport aux événements qui touchaient le Languedoc.

Chronologie de l'histoire de Miraval
-400 + 400 Domination de l’Empire Romain[7]
Histoire générale et histoire du Languedoc Histoire du Cabardès et de Miraval
Construction de grands axes de communication - via Aquitania vers Toulouse et Bordeaux – via Domitia vers l’Espagne – route de la Germanie vers Trèves à partir de Lyon.

Développement de l’exploitation agricole. Urbanisation et commerce concentrent la population dans les grandes villes (Marseille, Arles, Nimes, Narbonne).

Construction de la voie romaine dans la région de Carcassonne.

Recherches et exploitations minières : orpaillage probable dans la vallée de l’Orbiel; Complexe minier des Barrencs ( Plomb, Argent, Fer près de Lastours); Exploitation du minerai de fer des Martys (80 000 t extraites) – Grand Ferrier et Montrouch.

Evangélisation de l’Europe :

Saint Saturnin dans la région de Toulouse, Saint Nazaire et Saint Celse en Provence.

Mention de Saint Sernin - nom de l’église de Cubserviès.

Mention de Saint Nazaire et Saint Celse sur un ancien tableau dans l’église de Miraval.

350: Au IVe siècle, l’Empire romain fait face à différents envahisseurs et obtient l’aide des guerriers wisigoths, provenant du sud de la Suède (Gothie), qui s’étaient implantés sur les régions du Danube et qui avaient négocié avec les Romains des compensations territoriales contre leur aide militaire.
406: Invasions barbares (Germains, Vandales, Suèves, Burgondes, Alains) dans l’ensemble de la Gaule et de l’Espagne Construction de castellums et oppidums pour défendre le pays contre les invasions barbares (origine possible de l’occupation du site de Miraval ?)
400 – 700 – Domination des Wisigoths dans le Sud de la France et l’Espagne[8]
412: Ataulf rentre à Narbonne, en fait sa capitale, et s’y marie en 414 avec une princesse romaine.

Les Wisigoths, intellectuels instruits et guerriers, s’entendent avec les Romains pour repousser vers le Sud et l’Afrique les envahisseurs barbares.

Les Wisigoths étaient des Ariens qui n’avaient pas accepté l’égalité entre les trois piliers de la trinité établie par les conciles de Nicée en 325 et 347. Les Ariens avaient le pouvoir mais toléraient la foi catholique.

418: Toulouse devient la capitale de l’empire wisigoth jusqu’à la bataille de Vouillé (508) où Alaric II est tué par Clovis. Les Wisigoths fixent leur capitale en Espagne à Tolède. À la suite de la résistance de Carcassonne face à Clovis, les Goths conservent le pouvoir sur la Septimanie dont les frontières avec le royaume franc feront l’objet d’affrontements.

Implantation des 7 évêchés de la Septimanie : Agde, Béziers, Maguelone, Béziers, Nîmes, Carcassonne, Elne passée dans la Catalogne, remplacée ensuite par Uzès.

Poursuite de l'évangélisation catholique avec construction des premières églises.

Constructions wisigothes sur le site de la cité de Carcassonne et des châteaux de Lastours.

Renforcement des défenses contre les Francs venant du Nord.

La présence de créneaux et meurtrières sur les vestiges du château de Miraval témoignent du rôle défensif que devait jouer ce fort dans toute la période médiévale.

589: Le roi wisigoth Reccared renie la doctrine arienne, se convertit à la religion catholique et réunit en concile de nombreux prélats ariens et surtout catholiques. Une loi interdit le travail dominical. Reccared fait brûler les livres de théologie arienne abrités à Narbonne. Le monastère Saint Etienne du Mas et La « Cella Sanctus Johanis » à Saint-Pierre de Vals pourraient avoir été construits dans cette période wisigothe.

L’église Saint Pierre de Vals pourrait avoir été construite ultérieurement sur la base de la chapelle Saint Jean.

700 – 800 Domination arabe en Espagne et dans le Languedoc (719-759) où les Wisigoths restent influents[7],[8]
711: Mort du roi wisigoth Roderic face aux Arabes à Algésiras.

Un protectorat arabe s’établit sur la Septimanie où le comte wisigoth Gilbert reste « administrateur » sous la domination des Arabes

719: Attaque des Sarrasins contre Narbonne où résistait le roi Achilla. Toute la population est exterminée.

732: Freinés dans leur conquête, en particulier devant les tours de Carcassonne ainsi que devant Toulouse, les Sarrasins sont arrêtés par Charles Martel à Poitiers.

Les grandes villes sont soumises par les Sarrazins mais les seigneurs établis dans la Montagne Noire et les Corbières résistent.

Le roi Milon frappe sa monnaie et se réfugie entre Carcassonne, Trausse et Cabaret.

759: Pepin le Bref chasse les Arabes de Narbonne avec l’aide de Milon, chef wisigoth de la Septimanie.

Le futur Languedoc est créé sous le nom de marche de Gothie. Les troupes wisigothes et arabes continuent à s’affronter dans la région.

Pépin rétablit le monastère Saint-Etienne du Mas Cabardès où les moines avaient été dispersés par les Sarrazins (ceci implique que ce monastère existait antérieurement à l’arrivée des Sarrazins (711). La Cella Saint Jean dépendant de ce monastère pourrait avoir été construite avant 711.
790: Bataille entre Franco-wisigoths et Arabes. Les Goths restent présents dans la région sous le règne de Charlemagne.

801: Leuthard (de la noblesse franque) suit Louis le Pieux dans son expédition en Espagne et participe à la prise de Barcelone. Il serait le père de Bello, premier comte de Carcassonne.

800 – 1159 – La France est divisée en nombreux fiefs

Comtes et vicomtes de Carcassonne se succèdent sous la domination des comtes plus ou moins indépendants de Barcelone ou de Toulouse[4],[9]

837: Oliba II († 879) est le 4e comte de Carcassonne.

879-1067: Les Trencavel (Roger Ier le Vieux († 1012), Pierre Raymond († 1060), Roger III († 1067), se succèdent au titre de comtes de Carcassonne.

1107: Le comte de Barcelone prend le titre de comte de Carcassonne, tandis que les Trencavel deviennent vicomtes de Carcassonne.

1129: Bernard-Aton meurt et ses fils Roger, Raimond Trencavel et Bernard Aton lui succèdent au titre de vicomtes de Carcassonne.

1157: Après sept guerres, Raimond Trencavel reconnaît la souveraineté de Barcelone.

1167: Raimond Trencavel est assassiné à Béziers.

843: Après le 4e partage de l’empire de Charlemagne (traité de Verdun), Charles le Chauve fait don du Cabardès à Oliba II. Bernard-Aton Trencavel est alors vicomte d’Albi.

844: Une charte mentionne le monastère Saint Étienne du Mas Cabardès et la Cella Santi Johanis à côté de ce monastère.

1107 – 1129: Bernart de Miraval reçoit de Bernard-Aton IV, vicomte d’Albi, Béziers et Carcassonne des possessions situées dans l’Est de l’Albigeois, près de Castres, au Sud du Rouergue et dans l’Ouest du Carcassès ».

Aménagement probable du château médiéval de Miraval à l’emplacement de l’ancienne place forte romaine ou/et wisigothe.

Vers 1135 : naissance de Raimon de Miraval.

1159 – 1299 Règne des Capétiens (Philippe Auguste – Louis VIII- Saint Louis etc.)[7]Première guerre de 100 ans contre l’Angleterre - Croisades contre les Albigeois
1167: « Concile » cathare à Saint-Félix Lauraguais.

Prêche du moine Nicetas d’influence « Bogomile » et manichéenne. Partisans d’une théorie dualiste de la création, les cathares pensaient que la « matière » et le monde vivant étaient une création satanique.

Le vicomte Trencavel de Carcassonne était converti au catharisme. Le comte de Toulouse Raimon VI était resté de foi catholique mais protégeait les cathares.

1157 : Cession des biens des Miraval dans le sud du Rouergue et au Larzac ainsi qu’aux environs de Castres (mas de la Roquette) à l’occasion de l’entrée de Vediana, la sœur de Raimon, au monastère de Loc Dieu (Villefranche de Rouergue).

1165: Concile de Lombers (près de Castres) par ordre de l’évêque d’Albi qui condamne l’hérésie Cathare (d’où viendrait le nom de croisade contre les Albigeois).

1203-1204: L’évêque d’Osma et le moine Dominique tentent de convertir les cathares dans leur pays (légende de l’autodafé de Fanjeaux, fondation du monastère de Prouilhe). 1165 : Raymond de Valle est signalé comme chapelain de Saint Pierre de Vals (première référence connue au fonctionnement de cette église).
1209: 1re croisade contre les Albigeois : le pape Innocent III promet aux croisés les terres qui seront reconquises.

Le 13 septembre 1213, à la bataille de Muret, le roi d’Aragon Pierre II est tué. Simon de Montfort soumet Trencavel et met fin à la résistance de Raimon VI, comte de Toulouse, qui avait pris la défense des seigneurs de la région.

Montfort, qui était devenu vicomte de Carcassonne, d’Albi et de Béziers, prend le titre de comte de Toulouse.

Entre 1209 et 1213: Raimon écrit ce qui a été probablement sa dernière chanson «il me plait de chanter et de me montrer aimable ».

Raimon de Miraval doit abandonner son château qui a pu se trouver partiellement détruit.

Raimon de Miraval se met sous la protection du nouveau roi d’Aragon, Jacques 1er et se réfugie en Espagne.

1226-1228 Raimon VI se lance dans la reconquête du Languedoc. À la suite de la reprise de plusieurs villes et aux difficultés de Montfort Amaury, le fils de Montfort Simon, le roi de France Louis VIII lance une deuxième croisade contre les Albigeois. La population est massacrée. Carcassonne et Béziers sont rattachés au roi de France. Entre 1216 et 1229:

mort de Raimon de Miraval à Lérida.

1228-1300: L’inquisition met fin à l’épopée cathare dans l’Albigeois et les régions de Toulouse, Carcassonne, Béziers… 1260: Jordain de Cabaret cède au roi, par échange, ses droits sur Miraval. La royauté les céda au chapitre cathédral de Saint Nazaire à Carcassonne.

1269: L’église de Saint Pierre de Vals apparaît dans la liste des paroisses qui doivent fournir la dîme de l’évêque de Carcassonne.

1296: Saint Pierre de Vals est érigée en collégiale.

4 chanoines devaient se partager le revenu en échange de l’exercice des fonctions ecclésiastiques.

1300 – 1560 – Règne des Valois (Charles V, Charles VI, Charles VII… François 1er…)

2e Guerre de Cent ans[10]

La France reconstitue son unité sous le règne des Valois. 1338-1347: Le nombre de chanoines à Saint Pierre de Vals est réduit à trois. 1440: Saint Pierre de Vals est inscrite dans la liste des 115 paroisses du diocèse de Carcassonne.

1502: Les bénéficiers sont remplacés par trois vicaires : le prévôt de Saint Pierre assurait le service de La Tourette ; le secrétaire ou sacristain assurait le service de Miraval, le dénommé chanoine assurait le service de l’agglomération des Martys et autres.

1560 – 1594 Guerres de Religion

1594 – 1789 Règne des Bourbons - Henry IV – Louis XIII – Louis XIV – Louis XV – Louis XVI[10]

Les guerres de Religion divisent la France.

1598: Henri IV met fin aux guerres de Religion par l’édit de Nantes.

1628: Guerre de Louis XIII contre les Huguenots qui s’étaient soulevés dans le Midi.

1648 – 1704: Guerres de Louis XIV.

1662 – 1672: Construction du canal du Midi.

1685: Révocation de l’édit de Nantes.

La fabrication et le commerce des draps et des textiles semblent ont joué un rôle important dans la vie de la région pendant toute cette période.

1595: Le château de Miraval est occupé par les Ligueurs (catholiques). Ceci implique qu’il n’avait pas été détruit complètement à la suite de la croisade contre les Albigeois.

Vers 1628: Bataille du Carnier où le prince de Condé anéantit les protestants qui s’étaient réfugiés dans la montagne.

Contributions de Miraval à l’effort de guerre dans la région (soldats, vivres, impôts).

1686: Interdiction de Saint Pierre de Vals.

1789 – 1954 – Révolution française – Républiques – guerres de Napoléon – guerres du XXe siècle[10]
Construction de la route nationale Carcassonne-Mazamet qui évite la vallée de l’Orbiel, axe principal du Cabardès.

La révolution industrielle conduit la population à se concentrer dans les villes et les métiers des métairies (fermiers, agriculteurs, bucherons, éleveurs, bergers) ainsi que les métiers artisanaux (meuniers, drapiers, tailleurs, forgerons) qui disparaissent peu à peu.

L'exploitation des mines de Salsigne amène de nouveaux habitants dans la région et prolonge la vie du village.

Exploitation des mines d’Argent et Plomb de La Loubatière.

De 1806 à 1954, le nombre total d’habitants sur la commune de Miraval est passé de 469 à 91 personnes, soit une perte de 80 % de la population. Il y avait 38 habitants recensés en 2012.

1813: Premier instituteur à Miraval (Joseph Amalry).

1817: Le hameau des Martys devient indépendant de Miraval.

1822: Construction de l’autel en marbre de l’église.

1837: Construction de l’école rénovée en 1888.

1843: Construction du pont principal du village.

1847: Construction de la route entre le Mas et Saint Pierre.

1850: Construction d’une tour pour le clocher de l’église et achat d’une horloge et agrandissements de l’église.

1856: Premier facteur au village.

1864: Visite de l’évêque de Carcassonne à Miraval.

1870 - 1890: Construction de la route de Saintt Pierre au Martys.

1893: Réparation du toit de l’église.

1907: Prosper Guinot, dernier curé, quitte Miraval.

1930: Electrification du village et des hameaux.

1930: Inondations catastrophiques de l’Orbiel.

1947: Première cabine téléphonique au village.

1957: Fermeture de l’école de Miraval (dernier instituteur Gilbert Griffes).

Politique et administrationModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 En cours Joseph Skala SE  

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[12].

En 2016, la commune comptait 43 habitants[Note 1], en augmentation de 7,5 % par rapport à 2011 (Aude : +2,24 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
422430469365430399419390365
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
318341299261276228235216200
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
17716713712512411112611391
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
675452334448454538
2016 - - - - - - - -
43--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

 
Notre-Dame-de-La-Lauze.
 
Vestiges du château.

La commune compte deux monuments : l'église paroissiale Notre-Dame-de-La-Lauze et un château en ruine.

Personnalités liées à la communeModifier

HéraldiqueModifier

  Blason De gueules à une billette d'argent.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. Code officiel géographique, édition 2016.
  3. Arrêté du modifiant l'arrêté du fixant le siège et le ressort des services de la publicité foncière.
  4. a b et c (1) Paul Andraud - La vie et l’œuvre du troubadour Raimon de Miraval - Paris, Librairie Emile Bouillon, éditeur, (1902)
  5. (2) Albert Dauzat, Les Noms de Lieux, origine et évolution – Librairie Delagrave, Paris (1932)
  6. (3) Abbé Sabarthès, Dictionnaire topographique du département de l’Aude, Paris, Imprimerie Nationale (1912)
  7. a b et c Dom Claude de Vic et Dom Vaissète, Histoire Générale de Languedoc - Toulouse, J.-B. Paya propriétaire-éditeur, (1840) Tomes 1 à 8
  8. a et b Patrice Georges Rufino, l’Histoire de l’Empire wisigoth de Toulouse à Tolède, (ISBN 2-9510585-0-0) (1996)
  9. René Nelli, Le roman de Raimon de Miraval, troubadour, Editions Albin Michel, Paris (1986)
  10. a b et c L.B. Marty Séguy, Histoire de Miraval Cabardès, manuscrit de la mairie de Miraval (1956)
  11. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.