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Maurois (Nord)

commune française du département du Nord
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Maurois.

Maurois
Maurois (Nord)
Église du village.
Blason de Maurois
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Nord
Arrondissement Cambrai
Canton Le Cateau-Cambrésis
Intercommunalité Communauté de communes du Caudrésis - Catésis
Maire
Mandat
Pascal Coquelle
2014-2020
Code postal 59980
Code commune 59394
Démographie
Gentilé Maurausiens, Maurausiennes
Population
municipale
391 hab. (2016 en diminution de 8 % par rapport à 2011)
Densité 185 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 04′ 21″ nord, 3° 28′ 01″ est
Altitude Min. 126 m
Max. 151 m
Superficie 2,11 km2
Localisation

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Maurois

Maurois est une commune française située dans le département du Nord, en région Hauts-de-France.

GéographieModifier

Le village s'étend le long de la RD 932 (dite chaussée Brunehaut) et forme une seule agglomération avec le village voisin de Honnechy. L'Erclin prend sa source à Maurois. Un bois, le bois de Gattigny, couvre le sud-ouest du territoire de la commune
Maurois est située à 6 km de Clary, à 7 km du Cateau-Cambrésis, à 8 km de Caudry, à 11 km de Bohain-en-Vermandois et à 14 km de Wassigny.
La gare de Maurois est située au sud du village sur la ligne de Busigny à Cambrai mais la gare de Busigny, située à 6 km, est bien mieux desservie.

La commune est située sur un terrain accidenté et marécageux : la chaussée Brunehaut qui traverse le village, ancienne voie romaine reliant Bavay à Vermand. Origine du nom : d'un mot latin, malaretum, collectif de malarius, synonyme de pommier[1].

Communes limitrophesModifier

Communes limitrophes de Maurois
Bertry Reumont
 
Maretz Busigny Honnechy

HistoireModifier

Maurois écrit aussi Mauroy, il en est question dès l'An 1371, époque où la maison de Mauroy fit alliance avec la famille des Bourgeois. Hugues Bournel, chevalier, seigneur de Maurois, donna à l'abbaye St-Aubert de Cambrai, 6 mencaudées de terre situées à Hem-Lenglet, vers Fressies.

À l'origine, Maurois faisait partie de la châtellenie du Cateau-Cambrésis, alors qu'Honnechy, village qui jouxte Maurois, relève de la châtellenie de Guise. Peut-être cette situation explique-t-elle l'antagonisme qui oppose les deux villages et qui culmine au XIXe siècle, lors de l'implantation des gares. En 1887, une gare est implantée au lieu-dit Les Moulins, sur le territoire d'Honnechy, tout en portant l'inscription "Maurois".

Honnechy n'obtient pas le changement de nom, mais une seconde gare est créée dans cette commune. Quelques années plus tard, la municipalité de Maurois essaie d'annexer le hameau des Moulins, mais elle se heurte à la farouche opposition d'Honnechy. À la suite d'enquêtes, la pétition de Maurois est rejetée en 1894, ce qui n'empêche pas d'occasionnelles bagarres entre les jeunes des villages. De nos jours, les deux gares n'existent plus : elles ont été rasées par la SNCF.

Au XIXe siècle, l'industrie textile se développe, avec l'implantation d'une succursale de l'importante usine Seydoux du Cateau-Cambrésis, spécialisée dans le tissage à la main pour la fabrication des tissus fantaisie, qui emploie jusqu'à 800 tisseurs.

En 1914 un épisode de la bataille du Cateau se déroula à Maurois. Le village est resté dans des mains allemandes jusqu'au 9 octobre 1918.

Le village a la particularité d'avoir donné son nom de plume à l'écrivain André Maurois qui, séjournant pendant la Première Guerre mondiale dans la région, prend ce pseudonyme, car, explique-t-il dans ses mémoires parus en 1970: "Je choisis le prénom d'André en souvenir de mon cousin, tué à l'ennemi, et Maurois, nom d'un village proche de Cambrai, parce que j'en aimais la sonorité triste...".

Durant la 2nde guerre mondiale, la maison du 1, rue du calvaire fut réquisitionnée pour y loger des soldats allemands.

Le 09 mai 1944, le village subit un bombardement allié préparatoire au Débarquement, visant initialement le réseau ferroviaire de Busigny. En altitude, l'équipage du bombardier a confondu la chaussée Brunehaut avec une voie ferrée. Ce bombardement fit plusieurs victimes civiles, inscrites au monument aux morts, et des dégâts aux habitations.

HéraldiqueModifier

Les armes de Maurois se blasonnent ainsi : « D'azur au lion d'argent et à la bordure d'or. »

Politique et administrationModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Louis Joseph Hutin    
Jacques Joseph Bracq    
Jean Baptiste Fidèle Bataille    
  Jean Baptiste Hutin    
En cours Pascal Coquelle    
Les données manquantes sont à compléter.

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

Évolution démographiqueModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[3].

En 2016, la commune comptait 391 habitants[Note 1], en diminution de 8 % par rapport à 2011 (Nord : +0,95 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
452438442590722725772798816
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
841881900914866832814832809
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
773720677604577548535534523
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
515536492454387378441421397
2016 - - - - - - - -
391--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Pyramide des âgesModifier

Pyramide des âges à Maurois en 2007 en pourcentage[6].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,0 
90 ans ou +
0,0 
9,5 
75 à 89 ans
9,0 
6,0 
60 à 74 ans
10,4 
20,5 
45 à 59 ans
14,9 
23,5 
30 à 44 ans
20,4 
19,5 
15 à 29 ans
18,1 
21,0 
0 à 14 ans
27,1 
Pyramide des âges du département du Nord en 2007 en pourcentage[7].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,2 
90 ans ou +
0,7 
4,6 
75 à 89 ans
8,2 
10,4 
60 à 74 ans
11,9 
19,8 
45 à 59 ans
19,5 
21,0 
30 à 44 ans
19,9 
22,5 
15 à 29 ans
20,9 
21,5 
0 à 14 ans
18,9 

Lieux et monumentsModifier

  • Brasserie Rigaut Hutin[8]
  • Le monument aux morts, réalisé par le marbrier-sculpteur Jules Delvienne de Le Cateau-Cambrésis, et inauguré le 9 octobre 1921. Il représente une femme portant en sa main gauche une statuette et des lauriers, la main droite reposant sur un Casque Adrian, posé sur un morceau de tronc. Le monument est taillé dans le matériau statuaire nordiste par excellence : le calcaire gris extrait à Soignies (Belgique). Autrefois, à l'emplacement du monument aux morts, se trouvait un abreuvoir.
  • Le calvaire, situé à l'angle de la rue du même nom et de la chaussée Brunehaut, est un don de la famille Huart-Crépin.
  • La Gare de Maurois
  • La ruelle "Pied-sente de Guise" relie la chaussée Brunehaut à la rue du Calvaire.
  • La ruelle "Entre deux villes" relie Maurois ( Rue du calvaire ) à Honnechy ( Rue de Maurois ).
  • Maurois Communal Cemetery ( Tombes de guerre du Commonwealth ) : Il y a maintenant plus de 80 tombes de la guerre 1914-18 sur cet dans cet emplacement. Trois soldats ont été enterrés par l'ennemi en août 1914, trois par leurs camarades en octobre 1918, et un en octobre 1918 dans une tombe simple. Les autres ont été enterrés en octobre et novembre 1918, un en février 1919. La parcelle de terrain couvre une surface de 286 mètres carrés.

Personnalités liées à la communeModifier

  • André Maurois qui a choisi le nom du village comme nom de plume.
  • Clément Roche, résistant, fusillé par l'occupant allemand à L'Isle-Adam le 23 août 1944.. Son nom a été donné à la rue menant à la mairie, précédemment nommée "Rue de l'enfer".

Pour approfondirModifier

BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier