Marie-Anne de Portugal (1843-1884)

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Marie-Anne de Portugal
MariaAnnasaxe.jpg
Titre de noblesse
Reine consort
Biographie
Naissance
Décès
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DresdeVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Nationalité
Activité
ConsortVoir et modifier les données sur Wikidata
Famille
Père
Mère
Fratrie
Conjoint
Enfants
Mathilde de Saxe
Maximilien de Saxe
Albert de Saxe
Maria Joanna Amalia Prinzessin von Sachsen (d)
Jean-Georges de Saxe
Frédéric-Auguste III de Saxe
Marie-Josèphe de Saxe
Elisabeth Albertine Prinzessin von Sachsen (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Religion
Armoiries Saxe.svg
blason

Marie-Anne de Portugal (en portugais Maria Ana Fernanda Leopoldina Micaela Rafaela Gabriela Carlota Antónia Júlia Vitória Praxedes Francisca de Assis Gonzaga de Saxe-Coburgo-Gotha e Bragança), infante de Portugal, princesse de Saxe-Cobourg-Gotha, duchesse de Saxe est la seconde fille de la reine Marie II de Portugal et de son époux le roi-consort Ferdinand II. Elle née le à Lisbonne[1], et morte le à Dresde [1]. Elle devient princesse de Saxe par son mariage en 1859, puis princesse héritière de Saxe lorsque son beau-frère Albert devient roi de Saxe en 1873.

BiographieModifier

 
La famille royale portugaise en 1854 : Fernando, Antonia, Luiz, Marie-Anne, Augusto et Joao
 
Marie-Anne de Portugal (1856) - Wenceslau Cifka

Marie-Anne de Portugal naît au sein d'une fratrie de onze enfants, dont quatre meurent le jour de leur naissance. Sa seule sœur survivante est Antonia de deux ans sa cadette. Elle a également cinq frères : Pedro (lequel deviendra roi de Portugal en 1853 avant de mourir en 1861), Luiz lequel lui succédera en 1861, Joao et Fernando lesquels meurent à l'adolescence en 1861, la même année que leur frère aîné et Augusto (1847-1889).

Après la mort de sa mère en 1853, alors qu'elle a juste dix ans, Marie-Anne devient la première dame de la cour de Portugal jusqu'à ce que son frère le roi Pedro épouse la princesse Stéphanie de Hohenzollern en 1858. L'entente entre les deux belles-sœurs est bonne, mais dans une lettre au prince Albert de Saxe-Cobourg, Pedro évoque les propos défavorables que Marie-Anne tenait parfois au sujet de Stéphanie "parce que sa vanité féminine était blessée par un statut inférieur."[2]

La reine Stéphanie écrit à propos de Marie-Anne alors qu'elle s'apprête à épouser le prince Georges de Saxe : "elle est, en tout aspect, celle qui est le plus comme Pedro [...] c'est une charmante personne, bonne, généreuse, remarquablement sensible pour son âge, sans trace d'égoïsme, respectée et aimée de nous tous [...] Georges de Saxe a découvert une vraie perle. Elle est heureuse et l'aime, mais elle ne peut évoquer le moment où elle quittera sa famille sans pleurer. Ce qui est certain est qu'elle laissera derrière elle un vide terrible." Pedro confirme à cette occasion que sa sœur est "la perle de [notre] cercle de famille."[3]

Marie-Anne de Portugal épouse donc, alors qu'elle n'a pas encore seize ans, à Lisbonne le le prince Georges, futur roi Georges Ier de Saxe. Le roi Pedro, frère de la mariée, note : "le mariage de ma sœur avec le prince Georges de Saxe a été célébré avec davantage de fastes que de bonheur. [...] Le prince n'a pas laissé de sentiment de sympathie et les gens qui l'ont rencontré l'ont quitté avec une piètre impression."[4]

Mariage et descendanceModifier

Huit enfants naissent de cette union :

En 1883, le jeune prince Albert tombe gravement malade et sa mère la princesse Marie-Anne le soigne avant de mourir elle-même le d'une fièvre typhoïde après dix jours de souffrances[5].

Articles connexesModifier

SourceModifier

  • Jean-Charles Volkmann, Généalogie des rois et des princes, éditions Jean-Paul Gisserot, 1998.

Notes et référencesModifier

  1. a et b Michel Huberty, Alain Giraud, L'Allemagne dynastique, tome I Hesse-Reuss-Saxe, p.524
  2. Lopes, Maria Antónia, "Rainhas Que o Povo Amou", Temas e Debates, 2013, page 65
  3. Lopes, Maria Antónia, "Rainhas Que o Povo Amou", Temas e Debates, 2013, pág. 66
  4. Lopes, Maria Antónia, "Rainhas Que o Povo Amou", Temas e Debates, 2013, pág. 75
  5. L'écho du Parlement, 8 février 1884