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Louis de Beauvau

poète français
Relevé de la tombe de Louis de Beauvau.

Louis Ier de Beauvau (1409 - † 1462), seigneur de Beauvau, de Sermaise en Anjou et de La Roche-sur-Yon (Vendée), de Chateaurenard (13), était le premier fils de Pierre de Beauvau, et de Jeanne de Craon, fille de Pierre de Craon-La Ferté-Bernard. Fidèle serviteur de la Maison d'Anjou-Valois et ami intime du roi René Ier d'Anjou (dit le Bon).

Ses campagnesModifier

Ses premiers pas se font dans ceux de son père Pierre Ier au service de Louis II d'Anjou en Italie. C'est là, qu'il devient grand connaisseur de la langue et il va jouer le rôle d'ambassadeur auprès de René d'Anjou plus tard.

Nommé par le roi René, à la suite de la demande de la duchesse Isabelle Ire de Lorraine sa première épouse, gouverneur de Lorraine à 22 ans avec pour mission d'éradiquer les routiers écorcheurs, il se rend maître de la situation en un an et demi et ramène la paix dans cette région. À la suite de ce succès, il est nommé sénéchal d'Anjou et ensuite grand-sénéchal de Provence.

En 1442, Louis servit contre les Anglais sous le Duc d'Alencon. Accompagné de René et de Charles VII il libère la Rochelle et ensuite Bordeaux.

Œuvres littérairesModifier

Louis de Beauvau, proche de René d'Anjou, est l'auteur d'un poème :

  • Le Pas de la bergiere, récit du tournoi du Pas de la Bergère, qui s'est déroulé du 3 au 8 juin 1449 sur l'ancienne île de Jarnègues à Tarascon chez le roi René. Un seul manuscrit en est conservé[1].

Le Roman de Troyle et Criseida, première traduction en français du Filostrato de Boccace, vers 1453-1455, lui est attribué [2],[3] ; d'autres auteurs attribuent cette traduction à son père Pierre de Beauvau[1].

Famille et descendanceModifier

 
Marguerite de Chambley sur le vitrail de l'église des Cordeliers.

Louis épousa deux femmes (plutôt que trois comme lui accordait la tradition) : d'abord Marguerite de Chambley († vers 1456 ; fille de Ferry de Chambley, et sœur d'Aléarde de Chambley qui épousa Robert de Baudricourt), vers 1435/1437 (il avait environ 26-28 ans, et non 16-18 ans comme dit la tradition, qui fixe cette union vers 1425/1427 par simple erreur de date) ; il aurait ensuite été brièvement le mari de Jeanne de Baudricourt, fille d'Aléarde de Chambley et Robert de Baudricourt[4], sœur du maréchal Jean de Baudricourt (1433-1499), donc sa nièce par alliance : mais cela résulte vraisemblablement d'une confusion avec Anne de Beaujeu qui suit, et la date de 1440 avancée pour ce mariage ne convient pas puisque Marguerite de Chambley est alors bien vivante ; enfin Anne/Jeanne de Beaujeu-Amplepuis, veuve du maréchal de Culant (1413-1454) et future épouse, en 1465, du maréchal Jean de Baudricourt.

De sa première union naît vers 1437 une fille, Isabelle (ou Isabeau), ainsi prénommée en l'honneur de la duchesse de Lorraine, qui épouse en 1454 Jean VIII de Bourbon, comte de Vendôme : ils sont les ancêtres par les mâles du roi Henri IV de France.

Isabeau est ainsi la trisaïeule du roi Henri IV.

C'est par ce mariage que la famille de Beauvau se verra reconnaître par Louis XIV (petit-fils d'Henri IV), puis officiellement par Louis XV en 1739, le titre prestigieux de cousin du Roi, réservé aux rares familles ayant une alliance avec la Maison de France.

RéférencesModifier

  1. a et b Laurent Brun, « Louis de Beauvau », sur ARLIMA, .
  2. Gabriel Bianciotto, « Recherches sur Louis de Beauvau et le Roman de Troyle », dans Les Angevins de la littérature. Actes du colloque des 14, 15, 16 décembre 1978, éd. Georges Cesbron, Angers, Presses de l'Université d'Angers, 1979, p. 28-47.
  3. « les Beauvau : Pierre de Beauvau : p. 97 ; Louis de Beauvau et Marguerite de Chambley : p. 144, 211 ; Jean de Baudricourt : p. 225 », sur Le Roman de Troyle, vol 1, par Gabriel Bianciotto, Publications de l'Université de Rouen n° 75, 1994
  4. « Baudricourt, p. 3 », sur Racines & Histoire

AnnexesModifier