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Le Guérisseur (film)

film de Yves Ciampi, sorti en 1953
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Le Guérisseur
Réalisation Yves Ciampi
Scénario Pierre Véry
Jacques-Laurent Bost
Acteurs principaux
Sociétés de production Indusfilms
Les Films du Cyclope
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre Film dramatique
Durée 92 minutes
Sortie 1953

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Le Guérisseur est un film français réalisé par Yves Ciampi, sorti en 1953. Le film réalise 1,7 million d'entrées.

Sommaire

SynopsisModifier

Le docteur Pierre Laurent, ancien médecin, est devenu un guérisseur renommé. Il soulage Isabelle de ses douleurs et l’amour les rapproche. Laurent n’a pas que des amis et de malheureuses circonstances font que le couple se sépare avant de se retrouver, mais trop tard car la maladie est incurable et finit par anéantir les pouvoirs de fausse guérison.

RésuméModifier

N’ayant pas réussi sa vie professionnelle par la voie légale, Pierre Laurent (Jean Marais), ancien médecin, est devenu thérapeute-magnétiseur en Bretagne, à Dinan. Laurent a choisi de devenir guérisseur par intérêt jouissant d'une renommée gagnée par ses succès thérapeutiques. Un jour, appelé au chevet d’une personne âgée, terrassée par une crise cardiaque, Laurent utilise ses pouvoirs de guérisseur et la sauve par imposition de ses seules mains. La nièce de la vieille dame, Isabelle (Danièle Delorme), dessinatrice de mode, venue passer ses vacances en Bretagne, a assisté à la scène. D'abord dubitative puis stupéfaite par ce personnage brillant, elle noue avec lui une relation amicale, et accepte ses soins pour de bénignes migraines. Le dévouement à ses malades de la part de cet homme suscite l'admiration de cette sensible jeune fille. Puis l'admiration se transformant en amour, les fiançailles sont annoncées.

Voyant fuir la clientèle de leur cabinet, les anciens confrères s'agitent, en réfèrent à l’Ordre des médecins. Pierre Laurent n'en a que faire. Violemment contesté par le docteur Jean Scheffer (Dieter Borsche ), son ancien collègue de la Faculté de Médecine, Laurent lui reconnaît en partie la supercherie de son traitement, tout en lui montrant ses réels succès auprès de malades névrosés, des laissés pour compte de la médecine officielle. Isabelle, ayant entendu leur conversation, s’en trouve très choquée par le contenu des paroles de Laurent, déçue, l’abandonne et rentre à Paris, faisant échouer le projet de mariage prévu entre eux.

Traduit en justice pour exercice illégal de la médecine, le retentissant procès du docteur Laurent, intenté en vain contre ses méthodes par Scheffer, ne fait qu'accroître sa popularité. Absorbé par son travail suite à la guérison d'André Turenne (Maurice Ronet), un tuberculeux désespéré pour qui Laurent était son dernier espoir, Laurent apprend avec stupéfaction, par son assistant (Pierre Mondy), qu'Isabelle, gravement malade, a accepté d’être prise en charge par un charlatan, dénommé Michel Boëldieu (Jean Galland ).

Affolé, Laurent la rejoint à Paris et obtient son pardon. Mais le diagnostic est terrible, Isabelle souffre d’une tumeur au cerveau. Laurent est impuissant car le mal est trop étendu pour qu'une intervention soit envisageable. Isabelle, encore crédule, supplie Laurent d'essayer sur elle son pouvoir. Une amélioration miraculeuse se produit momentanément, mais hélas la maladie est incurable. Faute de ne pouvoir la guérir, Laurent la conduit, sans souffrances, jusqu'à la mort.

Après cette terrible épreuve, le docteur Pierre Laurent renonce définitivement à l’utilisation de sa fausse thérapie pour retrouver la pratique de la médecine classique.

Fiche techniqueModifier

DistributionModifier

Autour du filmModifier

Yves Ciampi est un ancien médecin, qui au lendemain de la guerre de 1939-45, a choisi de se tourner vers le cinéma. Dans certains de ses films, il dépeint un milieu qu’il connaît très bien et qu’il portera plusieurs fois au cinéma, celui de la médecine. Il a présidé par ailleurs l’association des médecins cinéastes

En 1951, dans Un grand patron, il fait le portrait d'un grand chirurgien parisien, joué par Pierre Fresnay (où l’on remarque déjà la présence du jeune débutant Maurice Ronet). En 1953,dans L’esclave, Ciampi dénonce l’accoutumance à la drogue d’un pianiste joué par Daniel Gélin. Et la même année, dans Le guérisseur, il pose le problème de l’exercice illégal de la médecine.

Liens externesModifier