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Laura Slimani

femme politique française
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Laura Slimani
Illustration.
Laura Slimani lors d'une émission de radio, en septembre 2014.
Fonctions
Présidente du Mouvement des jeunes socialistes

(2 ans, 1 mois et 2 jours)
Prédécesseur Thierry Marchal-Beck
Successeur Benjamin Lucas
Biographie
Date de naissance (30 ans)
Lieu de naissance Rouen (France)
Nationalité française
Parti politique PS (2011-2017)
M1717/G-s (depuis 2017)
Diplômé de Sciences Po Bordeaux
université de Cardiff

Laura Slimani, née le 23 août 1989 à Rouen, est une militante et femme politique française. Elle a été membre du Parti socialiste (PS) avant de rejoindre Génération·s, le mouvement, initié par Benoît Hamon, au lendemain de la présidentielle de 2017. Elle était présidente du Mouvement des jeunes socialistes (MJS) du 17 novembre 2013 jusqu'à l'élection de Benjamin Lucas le 19 décembre 2015. Elle était également présidente des Jeunes socialistes européens[1].

BiographieModifier

Origines et étudesModifier

Fille de parents professeurs (mère normande, père d'origine algérienne)[2], elle a grandi sur la rive gauche de Rouen, où elle a fait sa scolarité primaire et secondaire.

Elle étudie à Institut d'études politiques de Bordeaux, où elle suit un double cursus « France-Royaume-Uni » ; elle passe ainsi deux ans à l'université de Cardiff (Pays-de-Galles)[3].

MilitantismeModifier

Sensibilisée par la lutte contre la réforme des retraites (2010) et par les questions touchant les inégalités homme-femme[4], elle s'engage à gauche et devient animatrice fédérale de la fédération MJS de Gironde en septembre 2011. Elle organise alors, dans le département, les actions de campagne pour les primaires citoyennes PS, puis l'élection présidentielle et les législatives. Sensible personnellement aux questions de grossophobie, elle monte un comité de réflexion pionnier au sein du MJS et d'Osez-le-feminisme Gironde sur les questions de l'obésité et du féminisme. En juin 2012, elle rejoint le bureau national des Jeunes socialistes et prend la responsabilité du secrétariat national à l'Europe[5]. En octobre 2012, elle rejoint l'équipe des permanents, autour du président du mouvement Thierry Marchal-Beck, pour s'occuper des campagnes et de la presse[3].

Présidente du Mouvement des jeunes socialistesModifier

Le 13 avril 2013, elle présente sa candidature à la présidence du MJS pour le groupe politique Transformer à Gauche, courant nettement majoritaire auquel appartient le président sortant. Soutenue par l'ancien président du MJS Razzy Hammadi, dont elle a été attachée parlementaire pendant quelques mois[6],[5], elle est élue le à la présidence du mouvement, lors du congrès de Saint-Étienne ; elle était alors la seule candidate[3],[7],[8],[9].

En 2014, elle est élue conseillère municipale de Rouen sur la liste PS d'Yvon Robert. Elle est nommée maire adjointe à la jeunesse et à la vie étudiante.

Auprès de Benoît HamonModifier

Proche de l'aile gauche du PS, en particulier de Benoît Hamon[2], Laura Slimani prend position contre la politique économique menée par le gouvernement Valls, jugée trop technocratique[10] et éloignée des promesses de campagne de François Hollande[2], et pour l'«exemplarité» morale des ministres (après les révélations sur les agissements de Thomas Thévenoud)[11].

Après la victoire de Benoît Hamon à la primaire citoyenne de 2017, elle est nommée responsable thématique « Égalité femmes-hommes » de sa campagne présidentielle[12],[13]. Après la défaite de ce dernier, elle refuse de soutenir la députée PS sortante Valérie Fourneyron, Macron-compatible; et appuie la candidature de l'écologiste Véronique Bérégovoy. Par la suite, le maire Yvon Robert lui retire sa délégation à la jeunesse et à la vie étudiante. Fin septembre, elle quitte le PS et poursuit son engagement au sein de Génération·s, le mouvement de Benoît Hamon, en animant le comité de Rouen[14].

Plainte pour injure raciale et sexuelle contre Laura SlimaniModifier

Le , le maire de Montpellier, Philippe Saurel, annonce qu'il a déposé une plainte auprès du procureur de la République à l’encontre de Laura Slimani pour « injure raciale, injure en raison du sexe, provocation à la discrimination à raison de la race et provocation à la haine en raison du sexe. » Cette réaction fait suite au tweet de Laura Slimani, en date du 9 mars, qui évoquait Philippe Saurel comme un « vieux mâle blanc[15]. »

Notes et référencesModifier

  1. « 12th YYES Congress is over and new Presidium is getting ready for work. » (consulté le 7 juin 2015)
  2. a b et c La Croix, Laura Slimani, l’espoir d’une « gauche vivante »,
  3. a b et c « Les jeunes socialistes élisent une nouvelle présidente, Laura Slimani », in liberation.fr, 17 novembre 2013.
  4. MadMoiZelle, «Être militante PS à la rentrée 2014»,
  5. a et b Valeurs actuelles, «Qui est Laura Slimani?»,
  6. Les Inrocks, «Mouvement des jeunes socialistes: l’école du vice»,
  7. « Laura Slimani prend la tête du Mouvement des Jeunes socialistes », rhone-alpes.france3.fr, 17 novembre 2013.
  8. « Une Rouennaise à la tête du Mouvement des jeunes socialistes », paris-normandie.fr, 19 novembre 2013.
  9. « Rouen : « Pas là pour du rafistolage » », paris-normandie.fr, 3 septembre 2013.
  10. LeLab Europe 1, «La tribune de Michel Sapin dans Le Monde ? "Révélateur d’une pensée technocratique omniprésente", pour Laura Slimani, présidente des Jeunes socialistes»,
  11. Libération, Laura Slimani : «Thomas Thévenoud doit démissionner de son mandat de député»,
  12. Marie-Pierre Haddad , « Présidentielle 2017 : ce que traduit le nouvel organigramme de l'équipe de Hamon », rtl.fr, 26 février 2017.
  13. Organigramme de campagne de Benoît Hamon
  14. « Ex-présidente du MJS, l’élue rouennaise Laura Slimani claque la porte du PS », paris-normandie.fr, 29 septembre 2017.
  15. Cf. Le Point.fr, 15 mars 2017 ; La Dépêche.fr, 15 mars 2017.

Articles connexesModifier