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La Gresle

commune française du département de la Loire

La Gresle
La Gresle
La Gresle, vu de la Madone de La Gresle en printemps.
Blason de La Gresle
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Loire
Arrondissement Roanne
Canton Charlieu
Intercommunalité Charlieu-Belmont Communauté
Maire
Mandat
Isabelle Dugelet
2014-2020
Code postal 42460
Code commune 42104
Démographie
Population
municipale
833 hab. (2016 en augmentation de 5,44 % par rapport à 2011)
Densité 56 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 04′ 35″ nord, 4° 16′ 59″ est
Altitude Min. 371 m
Max. 662 m
Superficie 14,75 km2
Localisation

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La Gresle

La Gresle est une commune française située dans le département de la Loire en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Ses habitants sont appelés les Greslis.

Sommaire

GéographieModifier

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La commune de La Gresle se situe à la périphérie nord-est du département de la Loire en limite avec le département du Rhône (communes de Cours et de Thizy-les-Bourgs). Jusqu'à une date récente elle faisait partie du canton de Belmont-de-la-Loire où elle se trouvait d'être la commune la plus éloignée du chef-lieu, distant de 17 km. La refonte de la carte administrative intervenue il y a peu l'a englobée dans le nouveau canton de Charlieu.

La superficie de son territoire - 14,75 km² - fait d'elle une commune d'une dimension un peu supérieure à celle des communes de la région; la seule de ses voisines - dans le département de la Loire du moins - à la surclasser dans ce domaine est Montagny.

Son aire géographique peut être décrite comme comprenant trois parties : le bassin de réception de la rivière le Trambouzan, creusé dans les terrains granitiques du socle, en occupe le nord. Une fois constitué, le cours d'eau, qui coule à La Gresle du nord au sud sur 6 km environ, divise le reste de la commune en ses deux versants est et ouest aménagés dans des terrains gréseux. (le Trambouzan dont la longueur totale excède légèrement les 20 km prend plus en aval une direction est-ouest, conséquente donc puisqu'en accord avec la pente générale de la région).

Dans le petit bassin de réception du Trambouzan au nord, les altitudes passent de 631 m sur le pourtour à 460 m, là où se constitue vraiment le cours d'eau ; cette petite dépression est entourée de hauteurs à l'est et au nord-ouest qui appartiennent à la commune de Sevelinges. L'altitude de la source est d'environ 570 m.

Le versant est de la rivière est la partie la plus étendue de la commune. C'est un plan fortement incliné d'est en ouest et disséqué par des vallons où coulent des ruisseaux tributaires du Trambouzan. Conformément à la disposition générale de la région qui s'incline depuis les hauteurs des monts du Beaujolais jusqu'à la Loire c'est sur la partie supérieure de ce versant, à l'est, que la commune atteint ses plus hautes altitudes, 662 m. sur une éminence boisée au-dessus du lieu-dit la Giraudière et 655 m. au crêt du Perray (ce n'est que plus à l'est encore, au-delà de la vallée de la Trambouze, dans le département du Rhône, qu'on atteint les 700 m. d'altitude). Au sud de la commune, toujours sur ce même versant, les altitudes se maintiennent longtemps au-dessus de 500 m.

Moins étendu, le versant ouest du Trambouzan présente aussi une pente générale plus modérée toujours en accord avec l'inclinaison générale de la région. Les altitudes y sont naturellement moins élevées tout en dépassant les 500 m. sur une bonne partie des confins ouest du territoire communal ; l'érosion différentielle s'est aussi moins exercée sur cette pente plus douce et ce versant est de ce fait moins creusé par les ruisseaux que celui qui lui fait face.

Aux alentours du lieu-dit Sattendras on a même affaire à une sorte de plateau que La Gresle partage avec sa voisine Jarnosse.

Le talweg du Trambouzan fait passer les cotes d'altitudes de 460 m. à la sortie de son bassin de réception à 371 m. à l'endroit ou en aval la rivière quitte la commune près du lieu-dit le Gabaron. Compte tenu du fait que la source se situe vers 570 m. d'altitude la pente moyenne du cours d'eau est de 22 m./km environ sur le territoire de La Gresle.

L'hydrographie de la commune se résume dans l'axe formé par le Trambouzan que ne rejoignent que de modestes ruisselets affluents, essentiellement sur sa rive gauche (le plus notable est celui que jalonne l'étang de la Tournelle). La rivière alimente, au centre de la commune dans un étranglement de sa vallée, au lieu-dit le Moulin, un assez vaste étang (l'étang Delètre) dont l'eau fournissait avec régularité l'énergie nécessaire à une usine textile aujourd'hui fermée. D'autres étangs de moindre importance (l'étang Muguet, celui de la Tournelle, celui de Traizette etc.) parsèment la commune.

La zone des hautes collines de l'est roannais dans laquelle s'inscrit le territoire de La Gresle présente un taux de boisement nettement inférieur à celui que l'on rencontre dans la montagne beaujolaise plus à l'est et au nord-est, même non loin de là à Le Cergne et à Écoche par exemple. Avec 78 ha en bois et forêt sur 1475 ha, soit la superficie totale de la commune, ce taux de boisement n'est que de 5 %.

Sans être un authentique nœud de communication La Gresle dispose d'un réseau de voies routières dont l'importance reste locale mais qui met la commune en relation selon quatre directions cardinales avec son environnement régional. L'axe principal est constitué par la route départementale 45 qui relie Écoche à Montagny entrant dans la commune au lieu-dit le Château (de Sevelinges) en sortant à l'Étang de Traizette et courant dans la commune sur près de 9 km selon une direction grossièrement nord-est-sud-ouest en desservant le bourg de La Gresle.

Moins longue sur le territoire communal - un peu moins de 5 km - la route départementale 40 qui va de Charlieu à Thizy-les-Bourg mène du lieu-dit Sattendras au lieu-dit la Casse Froide, à la frontière du département du Rhône, selon une direction nord-ouest-sud-est, se confondant d'ailleurs sur un kilomètre environ avec la D45 en contrebas du bourg. Les deux départementales 45 et 40 constituent donc une sorte de X essentiel des communications à travers la commune.

Plus marginales parce que concernant surtout les confins, existent deux autres routes desservant l'aire qui fait l'objet de cette étude. Les limites nord-ouest de la commune sont ainsi pratiquement formées sur presque 4 km, de Prélande à Sattendras par la longue D31 (qui relie Le Cergne à Saint-Just-en-Chevalet à travers tout le nord du département de la Loire). Enfin sortant du bourg de La Gresle aux Quatre Croix la D82 mène, à partir de la Croix-Mulsant, soit en direction de Cours soit, en rejoignant à la Casse la D40, en direction de Thizy-les-Bourgs.

De cette disposition générale des voies routières résulte l'existence de plusieurs carrefours, l'un aux Quatre-Croix, un autre à la Croix Mulsant, un autre à la Casse, deux en contrebas du bourg, un dernier enfin à Sattendras (puisque s'éloigne de là une route vers Jarnosse), c'est-à-dire un choix de directions plus important que dans bien des communes environnantes.

Une ligne d'autocar relie La Gresle à Roanne et comporte rien moins que huit arrêts sur le territoire communal ; le service des cars scolaires en direction de Roanne, Charlieu, Thizy-les-Bourgs et Cours est d'autre part ouvert au public. Distant de 6 km seulement, Cours est le point de départ de plusieurs lignes, l'une en direction d'Amplepuis et une autre en direction de Lyon avec d'ailleurs pour chacune d'elles un arrêt à Cours à 4 km de La Gresle.

Sur le plan économique et plus généralement en ce qui concerne les activités humaines, La Gresle est situé en un point de rencontre des influences des deux petites villes voisines, Cours et Thizy-les-Bourgs.

La gare ferroviaire de Saint-Victor-sur-Rhins se trouve à 12 km de La Gresle sur la ligne de Lyon à Paris, celle de Roanne sur la même ligne à 22 km. D'un autre côté, la gare de Chauffailles en Saône-et-Loire sur l'itinéraire Lyon-Paray-le-Monial se trouve à 22 km.

Rassemblant un peu plus de 800 habitants, La Gresle constituait jusqu'à il y a peu la seconde agglomération humaine du canton de Belmont-de-la-Loire. Il n'en reste pas moins que ce niveau de population représente moins d'un tiers de qu'il fut lors du pic démographique que la commune atteignit, comme bien d'autres, au cours de la seconde moitié du XIXe siècle. En 1876, la commune réunissait en effet 2 661 habitants.

Le dépeuplement des campagnes qui a sévi pendant un siècle du fait de la révolution industrielle et de sa conséquence l'exode rural avait vidé la commune des deux tiers de ses habitants et au moment de ce qui fut ici l'étiage démographique, en 1975, il ne restait à La Gresle que 652 personnes. Une reprise s'est produite au cours du quart de siècle suivant portant la population communale à 830 soit à un rythme annuel de plus de 5 % par an. Un ralentissement de cette croissance s'est manifesté en ce début de XXIe siècle et la commune n'a toujours pas retrouvé, dans ce domaine, contrairement à certaines de ses voisines, le niveau qui était le sien à la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Comme c'est la règle dans toute cette région des confins du Haut Beaujolais, la dispersion de l'habitat est très marquée. Certes, le bourg représente une agglomération bien constituée sans rivale à l'intérieur de la commune (contrairement à ce qui a lieu parfois dans la région (le bourg voisin de Sevelinges et le hameau des Arras, le bourg de Coublanc et les hameaux de La Place et de Cadolon). Il occupe le sommet d'un promontoire qui s'avance, en le dominant fortement, au-dessus du confluent du Trambouzan et d'un de ses affluents.

Cette répartition du peuplement donne lieu à l'existence d'une cinquantaine d'écarts dont les plus importants constituent d'authentiques hameaux. On peut mettre à part parmi eux ceux dont la situation, sans solution de continuité avec le bourg, en fait de véritables faubourgs : les Quatre Croix, Fontenette, la Croix Bleue, le lotissement du Château. Atteignent également la taille d'un hameau mais un peu plus éloignés du bourg : chez Bussy, chez Grenier, aux Chavannes, chez Rodin, la Croix Mulsant, la Condemine sur le versant est, aux Allaires, chez Brosse, Patou, Labouret, Favier, le Manet, la Belle et le Mont sur le versant ouest; le hameau du Moulin est quant à lui établi au fond de la vallée.

Une pléiade de simples lieux-dits ne réunissant souvent qu'une ou deux maisons ponctue le territoire communal : Bellevue, Prélande, le Bey, Cuisset, la Néva, chez Cuisset, la Raison, Montbétra, chez Gaidon, la Place (un château), la Giraudière (un manoir), Valin, Ramondin, Gobit, Girard, Piat, la Planche, le Feuillet, la Tournelle, Rochard, les Eaux, la Casse Froide, le Pré, le Chapey, Boisserat, l'étang de Traizette, Cholleton, le Pomey, le Bas, Favier, Sattendras, Poulaillon, Cossadry, Vignolles, les Mollières, le Chalu, Pralong, chez Millaud.

Communes limitrophesModifier

  Sevelinges  
Jarnosse
Coutouvre
N Cours (Rhône)
O    La Gresle    E
S
Montagny Thizy-les-Bourgs (Rhône)

HistoireModifier

Politique et administrationModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1971 mars 1989 Antoine Prost    
mars 1989 Juin 1995 Marcel Philippe    
Juin 1995 mars 2008 Claude Sabatin    
mars 2008 mars 2014 Jean Pierre Eglinger    
mars 2014 En cours Mme Isabelle Dugelet[1]    

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[3].

En 2016, la commune comptait 833 habitants[Note 1], en augmentation de 5,44 % par rapport à 2011 (Loire : +1,73 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 4201 0131 1961 4371 5071 6042 0581 9641 925
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 4312 5652 6102 6272 6612 5412 4742 3482 201
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 0721 9141 7221 3271 1821 1081 035894812
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
756704652683728745815793830
2016 - - - - - - - -
833--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

ÉconomieModifier

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La commune de La Gresle demeure un espace agricole particulièrement actif. Quinze exploitations - soit nettement plus que dans la plupart des localités rurales voisines - se partagent la surface agricole utile réparties d'ailleurs assez uniformément dans cet espace. Pour donner une idée de la concentration qui s'est produite, ici comme ailleurs, dans le domaine agraire il convient de mentionner qu'il y a quinze ans seulement, en 1990, le même cadre géographique rassemblait 42 exploitations, dont 30 de moins de 35 ha et 7 de moins de 5 ha ! Certaines exploitations actuelles atteignent une dimension assez considérable, à l'échelle de la région, du fait même de cette concentration. La production de viande domine mais l'élevage laitier n'est pas absent.

Dans le domaine du commerce, c'est naturellement le bourg qui a la part belle. Il regroupe en effet plusieurs activités qui ont pignon sur rue, à savoir un magasin d'alimentation, deux cafés, l'un d'eux étant aussi un restaurant, et un salon de coiffure. À cela s'ajoutent deux marchands de primeurs vendant sur les marchés, un négoce de charcuterie et de viande pratiquant la vente en gros et en demi-gros, un commerce d'aliments pour animaux et enfin une entreprise d'infographie.

L'artisanat peut être présenté comme le secteur économique dominant à La Gresle. Les entreprises qui en relèvent sont implantées sur plusieurs points du territoire communal. L'artisanat du bâtiment est représenté par trois entreprises de maçonnerie, deux aux Quatre-Croix et une autre au Moulin ; trois entreprises de couverture-charpente, l'une à la Croix Mulsant, une autre au Bey, la troisième au Moulin ; deux entreprises de plomberie-sanitaire, l'une aux Quatre-Croix, l'autre aux Grandes-Terres. deux menuiseries, l'une à Bussy, l'autre au Moulin ; une entreprise de plâtrerie-peinture au Château ; une entreprise de travaux d'entretien agricole à la Condemine.

S'y ajoutent dans le domaine de l'artisanat d'art plusieurs artistes peintres et sculpteurs.

Jusqu'à une époque récente fonctionnait au Moulin une usine dont l'activité rappelait que la commune de La Gresle appartenait au bassin textile du Roannais ; elle était spécialisée dans la teinture mais a fermé ses portes en 2001.

Il importe de souligner enfin que la maison de retraite disposant de 40 lits constitue le principal employeur de la commune.

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

Personnalités liées à la communeModifier

HéraldiqueModifier

Les armoiries de La Gresle se blasonnent ainsi :

Coupé, le trait de partition formant trois coupeaux: au 1er d'or au rameau de houx feuillé et fruité au naturel, au 2e de sinople à l'étoile à six rais d'argent.
Création Conférence Héraldique

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. La Gresle sur le site de l'association des maires de France (consulté le 13 mars 2015).
  2. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.