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Julie Delance-Feurgard

peintre française
Julie Delance-Feurgard
Breslau Feurgard.jpg
Julie Feurgard par Louise Breslau (1886), Musée cantonal des beaux-arts de Lausanne
Naissance
Décès
Nom de naissance
Julie Marie Feurgard
Nationalité
Française Drapeau de la France
Activité
Formation
Maître
Conjoint
Distinctions
Mention honorable, salon de 1886[1] ; Mention honorable, Exposition universelle de 1889
Œuvres principales
Au jardin
Mariage à la campagne
Retour de la messe

Julie Delance-Feurgard, (née à Neuilly le , morte à Paris 17e le [2]) est une artiste-peintre française.

BiographieModifier

 
Mariage à la campagne (1884), Musée des beaux-arts de Brest
 
Retour de la messe (1885) collection privée
 
Au jardin (1891), collection privée

Julie Feurgard est la fille de Jules Feurgard et d'Adeline Guillet, originaires de Saint-Malo.

Elle fut l’élève de Jean-Léon Gérôme, Léon Bonnat et Paul-Louis Delance. Elle épouse Paul Delance le 23 octobre 1886. Ils ont une fille Alice Delance () qui a pratiqué l'aquarelle.

Après avoir habité Neuilly, la famille s’est installée à Sannois. Julie Feurgard a vécu ensuite après son mariage dans le 17e arrondissement de Paris. La maison familiale de Sannois sera pour elle une source importante d’inspiration. Il en sera de même pour Paul Delance qui peindra aussi beaucoup dans l’Oise.

Son père était employé au ministère des Finances, ce qui ne la prédisposait pas à devenir artiste peintre, profession qu’elle assumait pleinement. Elle a commencé à exposer au salon des artistes français dès 1880.

La situation des femmes peintres était difficile à cette époque. Seules des femmes qui étaient déjà dans le milieu des grands peintres comme Berthe Morisot ou Marie Bracquemond, ou des étrangères fortunées comme Mary Cassatt arrivaient à se faire reconnaître. Les femmes n'ayant pas encore accès à l’École des Beaux-Arts, elle s’inscrit à l’Académie Julian (passage des Panoramas) qui elle leur était ouverte. Elle y côtoie Marie Bashkirtseff et Louise Catherine Breslau. Louise Catherine Breslau peindra son portait dans le jardin de la maison de Sannois (Sous les pommiers). Ce tableau, exposé au salon de 1886, se trouve actuellement au musée cantonal des beaux-arts de Lausanne. Julie Feurgard a également fait un portrait de son amie Louise Catherine au travail.

Sa camarade de l'Académie Julian, Madeleine Zillhardt, dira dans son livre Louise Catherine Breslau et ses amis[3] : « Elle aimait et admirait son amie Julie, artiste très douée, morte trop jeune, hélas ! pour avoir donné sa mesure et qui savait, comme tant de Françaises allier la grâce et le talent aux soins pratiques du ménage ; et les moments passés près de ses bons amis étaient de ceux dont elle avait gardé le meilleur souvenir ».

Elle signe ses toiles J Feurgard, ou Julie Feurgard, puis J Delance-Feurgard après son mariage.

Sa maternité l’a influencée pour des œuvres comme Les berceaux (1888) actuellement au musée de Brest et présenté au salon ou La pouponnière (salon de 1889).

Parmi ses œuvres les plus célèbres, on peut citer Au jardin, une de ses dernières œuvres, présentée en mai 1891 au salon de la Société nationale des Beaux-Arts qui avait repris en 1890 ses expositions annuelles au Champ-de-Mars. En effet, Julie Feurgard et Paul Delance, comme de nombreux artistes, cessent de présenter leurs œuvres au Salon des artistes français, lassés de son autoritarisme académique. Julie Feurgard décède quelques mois plus tard, à 32 ans, en laissant une œuvre naissante. C’est le même destin tragique qui a frappé Marie Bashkirtseff (1858-1884) décédée à vingt-cinq ans.

Œuvres exposées dans les salons[4]Modifier

  • 1880 Salon des artistes français : Portrait de Mlle J. F.
  • 1881 Salon des artistes français : Portrait de Mlle A. U.
  • 1882 Salon des artistes français : A la fenêtre
  • 1882 Salon des artistes français : Dans les champs
  • 1883 Salon des artistes français : Feu d’automne
  • 1884 Salon des artistes français : Un mariage à la campagne
  • 1884 Salon des artistes français : Une cendrillon
  • 1887 Salon des artistes français : Un coin d’omnibus
  • 1888 Salon des artistes français : La crèche (les berceaux)
  • 1889 Salon des artistes français : La pouponnière
  • 1889 Exposition universelle[5] : La crèche
  • 1890 Salon de Toulouse[6] : Un coin d’omnibus
  • 1991 Société nationale Beaux-Arts[7] : Au jardin
  • 1926 Société nationale Beaux-Arts : Rétrospective Paul Delance, Julie Delance-Feurgard[8]
  • 2017-2018 Women Artists in Paris : Exposition au Denver Art Museum, Speed Art Museum, Louisville et Clark Art Museum

Œuvres dans des muséesModifier

RéférencesModifier

  1. Le Livre d'or du Salon de peinture et de sculpture, rédigé par Georges Lafenestre, Librairie des bibliophiles MDCCCLXXXVI - Gallica]
  2. Archives de Paris, acte de décès n°117 dressé le 12/01/1892, vue 17/31
  3. Louise Catherine Breslau et ses amis, Madeleine Zillhardt, Éditions des Portiques, 1932
  4. Catalogues illustrés du salon (Société des artistes français) de 1880 à 1889
  5. Catalogue général officiel - Exposition universelle internationale de 1889 - Tome premier, L. Danel, Lille, 1889
  6. Catalogue de l'exposition de 1890 - Union artistique de Toulouse - Catalogue des ouvrages exposés - Rosalis bibliothèque numérique de Toulouse
  7. Catalogue illustré - Société des beaux-arts Exposition de 1891.
  8. L'Art et les Artistes : revue mensuelle d'art ancien et moderne - Tome XIII - no 65 (Mars 1926) à no 69 (Juillet 1926), page 279.
  9. a et b Renaissance du Musée de Brest, acquisitions récentes : [exposition], Musée du Louvre, Aile de Flore, Département des Peintures, 25 octobre 1974-27 janvier 1975, Paris, , 80 p.

AnnexesModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

BibliographieModifier

  • Women Artists in Paris 1850-1900, Laurence Madeline, Yale University Press and American Federation of Arts, 2017.