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Juan Orlando Hernández

homme d'État hondurien

Juan Orlando Hernández
Illustration.
Juan Orlando Hernández en 2015.
Fonctions
Président de la République du Honduras
En fonction depuis le
(5 ans, 4 mois et 25 jours)
Élection 24 novembre 2013
Réélection 26 novembre 2017
Vice-président Ricardo Álvarez Arias
Prédécesseur Porfirio Lobo
Président du Congrès national du Honduras

(4 ans et 2 jours)
Prédécesseur José Alfredo Saavedra
(intérim)
Roberto Micheletti
Successeur Mauricio Oliva
Biographie
Nom de naissance Juan Orlando Hernández Alvarado
Date de naissance (50 ans)
Lieu de naissance Gracias (Honduras)
Nationalité hondurienne
Parti politique Parti national du Honduras
Conjoint Ana García
Diplômé de Université nationale autonome du Honduras
Université d'État de New York à Albany
Religion Catholicisme

Juan Orlando Hernández
Présidents de la République du Honduras

Juan Orlando Hernández, né le à Gracias (Honduras), est un homme d'État hondurien, président de la République depuis 2014.

Sommaire

Carrière professionnelleModifier

Il est avocat de formation.

Solidement implanté dans le milieu des affaires, il possède une exploitation agricole, un hôtel, une radio et une chaîne de télévision[1].

Débuts en politiqueModifier

Il est élu pour la première fois député en 1997 et prend la présidence du Congrès national en 2010 après avoir soutenu le coup d’État contre Manuel Zelaya. Il obtient l'investiture du Parti national du Honduras pour l'élection présidentielle de 2013, à la suite d'un vote interne au cours duquel son rival l'accuse de fraudes. Il prend soin durant la campagne électorale de se démarquer du président sortant Porfirio Lobo, pourtant issu du même parti que lui mais au bilan économique peu appréciable[1].

Élection présidentielle de 2013Modifier

Il est élu président de la République le . Sa principale adversaire, Xiomara Castro, ne reconnaît toutefois pas les résultats annoncés par le Tribunal suprême électoral et son époux, l'ancien président Manuel Zelaya, appelle à manifester[2].

Président de la RépubliqueModifier

Exercice du pouvoirModifier

Ses opposants lui reprochent de se conduire de façon autoritaire pour avoir fait destituer quatre juges de la Cour suprême qui contestaient l'un de ses projets, et pour la création d'une police militaire chargée de lutter contre le trafic de drogues mais accusée de s'en prendre aussi aux militants des droits de l'homme et opposants politiques[3]. Formée par les États-Unis, elle fait en outre l'objet de scandales de corruption[4].

Il est contesté en 2015 par des dizaines de milliers de manifestants réclamant sa démission à la suite d'un scandale de corruption impliquant des dirigeants de son parti[5][6]. Selon le chef narcotrafiquant Devis Rivera Maradiaga, témoignant à son procès à New York, le frère du président et député Tony Hernández collaborait avec les cartels et aurait reçu d'eux des pots-de-vin. Le député oppose un démenti à ces accusations[7].

Élection présidentielle de 2017Modifier

À la suite d'une requête du Parti national, la Cour suprême supprime, le , les articles de la Constitution et du code pénal interdisant au président d'exercer un second mandat consécutif. Ces articles avaient été invoqués par le Parti national pour justifier la destitution du président Manuel Zelaya, accusé d'avoir envisagé de les supprimer[8]. Le , Juan Orlando Hernández remporte la primaire du Parti national pour la présidentielle de 2017. Il devient le premier président sortant de l'histoire du Honduras à se représenter à sa propre réélection[9].

Les résultats de l'élection présidentielle le donnent en tête du scrutin avec 43 % des voix, mais l'élection est notamment contestée par Salvador Nasralla (41,4 %), candidat d'une coalition de gauche, qui dénonce des fraudes et un parti pris du Tribunal suprême électoral en faveur du président sortant[10]. Devant les appels à manifester de l'opposition, Juan Orlando Hernández déclare l'état d'urgence. Une trentaine de manifestants sont tués et plus de 800 arrêtés[11]. D'après l'ONU et la Commission interaméricaine des droits de l'homme, « beaucoup d'entre eux ont été transférés dans des installations militaires, où ils ont été brutalement battus, insultés et parfois torturés »[12].

Il est investi le pour un second mandat[13].

Notes et référencesModifier

  1. a et b Jean-Michel Caroit (Saint-Domingue, correspondant régional), « Au Honduras, résultat contesté à la présidentielle », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne)
  2. « Présidentielle au Honduras : le candidat de droite reconnu vainqueur », Libération, 28 novembre 2013
  3. « Honduras : Juan Orlando Hernandez, un futur président à poigne », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne)
  4. Alexander Main, « Passage en force au Honduras », Le Monde diplomatique,‎ (lire en ligne, consulté le 10 février 2018)
  5. « Au Honduras, simulacre de mesures anticorruption », sur www.medelu.org
  6. « Honduras: la population vent debout contre le président », RFI,‎ (lire en ligne)
  7. (es) « Ex capo del narcotráfico implica al hermano del presidente de Honduras », La Tercera,‎ (lire en ligne, consulté le 15 juin 2017)
  8. « Au Honduras, le pays des coups d’État quotidiens », sur www.medelu.org,
  9. http://www.liberation.fr/planete/2017/12/05/presidentielle-au-honduras-30-des-bulletins-vont-etre-verifies_1614498
  10. http://www.lefigaro.fr/international/2017/12/05/01003-20171205ARTFIG00340-honduras-qui-sont-les-deux-candidats-qui-se-disputent-la-presidence.php
  11. « Manifestation massive contre la réélection du président au Honduras », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le 8 janvier 2018)
  12. « Des organismes réclament le respect des droits fondamentaux au Honduras », sur Radio-Canada.ca,
  13. « Honduras: investiture sous haute tension pour le président Hernandez - Amériques - RFI », sur RFI (consulté le 27 janvier 2018)

Voir aussiModifier