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Joseph-Dominique de Cheylus

prélat catholique
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Joseph-Dominique de Cheylus
Image illustrative de l’article Joseph-Dominique de Cheylus
Mgr de Cheylus en 1776
Biographie
Naissance Vers 1717
Avignon
Ordination sacerdotale
Décès
Jersey
Évêque de l’Église catholique
Évêque de Bayeux
Évêque de Cahors
Évêque de Tréguier

Ornements extérieurs Evêques.svg
Blason Famille Cheylus.svg
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

Joseph-Dominique de Cheylus, en latin : Josephus-Dominicus de Cheylus, né à Avignon en 1717 et mort en émigration à Jersey en 1797, est un homme d'Église français du XVIIIe siècle[1].

BiographieModifier

Origines et familleModifier

Joseph-Dominique de Cheylus est issu de la Maison de Cheylus (ou Chaylus), une famille noble originaire d'Auvergne connue depuis le XVe siècle, installée dans le Comtat Venaissin. Il est le fils d'Alexandre de Cheylus et de Marie-Thérèse de Piellat, fille de Joseph-Marie de Piellat et Marguerite de Juvin. Ses parents se marient en 1716, de cette union naissent deux fils :

  • Louis-François-Agricole de Cheylus, capitaine de vaisseau, chevalier de Saint-Louis :
  • Joseph-Dominique de Cheylus

Carrière au service de l’ÉgliseModifier

Docteur en Sorbonne, prêtre, chanoine et vicaire général de l'évêché de Lisieux, il est nommé abbé commendataire de l'abbaye Notre-Dame de Cormeilles. Il est élu au siège d'évêque de Tréguier et consacré par Christophe de Beaumont l'archevêque de Paris le 25 avril 1762 et siège jusqu'en 1766[2].

Le 8 avril 1763, il publie un important mandement à l'occasion de la première visite générale de son diocèse, où l'on remarque, entre autres dispositions, la recommandation suivante : « Vous assignerez aussi les maîtres et maîtresses d'école qui instruisent, la jeunesse afin que j'examine leur capacité pour un emploi si important ».

Peu après, il reçoit du roi une lettre annonçant la signature du traité de Hubertsbourg le 10 février 1763, et demandant la célébration d'un Te Deum. En la rendant publique, il l'accompagne d'un mandement un peu grandiloquent qui ne flattait pas précisément ses diocésains : « Qu'il s'en faut, mes très chers frères, que nous ayons été dociles à la voix de la disgrâce et de l'affliction ! Depuis si longtemps que Dieu nous exerce par le glaive de nos ennemis, par des humiliations, par des pertes et des revers, on voit régner parmi nous les mêmes vices, les mêmes mœurs, les mêmes désordres. Les mêmes objets nous dissipent, les mêmes passions nous agitent, les mêmes penchants nous entraînent. La calamité qui ramène toujours les cœurs droits et flexibles n'a excité dans le nôtre ni douleur, ni remords, ni crainte, ni désir. Vides des sentiments pour Dieu, ses coups nous ont trouvé froids et nous ont laissé pêcheurs… ».

Transféré au siège de Cahors le 22 décembre 1766 il est évêque de cette ville jusqu'en 1777[3], et enfin évêque de Bayeux par le Roi en 1777, avec 90 000 livres de rente annuelle, Il est également premier aumônier de la Comtesse d'Artois. En 1790, il devient le premier maire de Bayeux mais refuse de prêter serment à la constitution civile du clergé. Il émigre à Jersey, pendant la Révolution française et meurt sur cette île à l'âge de 80 ans le 22 février 1797[4]. Son oraison funèbre est prononcée par l'abbé de Châteaugiron qui compose également la pompeuse épitaphe qui recouvre son tombeau.

Notes et référencesModifier

  1. (en) catholic-hierarchy.org Bishop Joseph-Dominique de Cheylus
  2. Armand Jean, Les évêques et les archevêques de France depuis 1682 jusqu'à 1801, Paris et Mamers, 1891, « Tréguier » p. 452-453
  3. Armand Jean Op.cit « Cahors »p. 6-7
  4. Armand Jean Op.cit« Bayeux » p. 349

Voir aussiModifier