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Jean-Marc de Royère

prélat catholique
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Jean-Marc de Royère
Biographie
Naissance
Badefols-sur-Dordogne
Décès (à 74 ans)
Alcobaça (Portugal)
Évêque de l’Église catholique
Consécration épiscopale
Évêque de Castres
Évêque de Tréguier
Autres fonctions
Fonction laïque
Député aux États généraux de 1789

Ornements extérieurs Evêques.svg
Blason famille fr de Bressieux.svg
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

Jean-Marc de Royère, né le au château de Badefols en Périgord et mort le à l'abbaye d'Alcobaça (Portugal), est un prélat français du XVIIIe siècle, évêque de Tréguier puis de Castres.

Sommaire

BiographieModifier

Jean-Marc de Royère, issu d'une famille noble mais pauvre du Périgord, est élevé par son compatriote Jean de Bonneguise, évêque d'Arras, qui en fait son vicaire général[1].

Épiscopat de TréguierModifier

Il est désigné comme évêque de Tréguier en 1766, confirmé le 16 février 1767 et consacré par l'archevêque de Paris Christophe de Beaumont au Calvaire[N 1] de la capitale. Il introduit la confrérie du Sacré-Cœur à Tréguier (dans les Côtes-d'Armor actuelles)[1].

Épiscopat de CastresModifier

Il est transféré à l'évêché de Castres en 1773 où il reçoit ses bulles pontificales le 13 septembre. Il est le dernier évêque de Castres, évêché étant supprimé le 29 novembre 1801 et son territoire rattaché à celui de l'archevêché d'Albi.

Suivant la directive du gouvernement royal, dès 1775 il fait distribuer à ses curés des tubercules de pomme de terre en leur recommandant de les planter et d'instruire les paysans sur cette culture[2].

Il devient abbé commendataire de l'abbaye cistercienne de Dalon (diocèse de Limoges) en 1784[3].

Le 28 mars 1789 il est élu député aux États généraux par la sénéchaussée de Castres comme représentant du clergé. Il s'oppose aux réformes avant de rentrer dans son diocèse après les journées des 5 et 6 octobre 1789 et de démissionner de son mandat. Le diocèse est supprimé en 1790 par la Constitution civile du clergé, mais il refuse de se démettre et en reste officiellement titulaire jusqu'au Concordat de 1801, après la signature duquel il résigne son siège le 8 novembre 1801 (trois semaines avant la suppression de cet évêché). Dès le 14 juillet 1791, il avait cependant dû fuir les pillages et se réfugier en Espagne[4], puis au Portugal, où il meurt à l'abbaye cistercienne d'Alcobaça en 1802[5].

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Le Calvaire de Paris se trouvait au point le plus élevé de la capitale, jouxtant le cimetière du Calvaire créé en 1688 dans l’actuel 18e arrondissement. Noter que l'église Saint-Roch inclut aussi une chapelle du Calvaire.

RéférencesModifier

  1. a et b Armand Jean, Les évêques et les archevêques de France depuis 1682 jusqu'à 1801, Alphone Picard (Paris), G. Fleury et A. Dangin (Mamers), (lire en ligne), p. 453.
  2. Jean-Marie Pelt, Des Légumes – Petite encyclopédie gourmande, Paris, J'ai lu, (1re éd. 1993), 156 p. (ISBN 978-2-290-01914-6), p. 37.
  3. A. Jean 1891, p. 502.
  4. A. Jean 1891, p. 9.
  5. A. Jean 1891, p. 10.

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier