Joseph Szydlowski

ingénieur aéronautique français

Joseph Szydlowski (en polonais Józef Szydłowski), né le à Chełm en Pologne et mort le (à 91 ans) à Césarée en Israël[1], est un ingénieur français originaire de Pologne, juif, créateur de la firme Turbomeca qu'il a fondée en 1938, un des bâtisseurs de l'industrie aéronautique française[2].

Joseph Szydlowski
Yosef Szydlowski (2).jpg
Fonction
Président-directeur général
Safran Helicopter Engines
-
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 91 ans)
CésaréeVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Cimetière de Kinneret (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nom dans la langue maternelle
Józef SzydłowskiVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom officiel
Joseph SzydlowskiVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalités
Français (depuis ), PolonaisVoir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Autres informations
Religion
Arme
Conflit
Distinction

BiographieModifier

Né à Chełm, dans l'est de la Pologne (alors dans l'Empire russe) dans une famille juive, après des études, il est enrôlé dans l'armée russe durant la Première Guerre mondiale et pris en captivité par les Allemands. Après la guerre, il reste en Allemagne où il travaille pour des sociétés comme Krupp, Gaggenau et Junkers. En 1920 enregistre ses premiers brevets d'inventions.

Il se marie avec une citoyenne allemande, Ida Konopatzki, avec laquelle il a deux filles : Sonia Meton et Dorothée Wittver.

En 1930, trois ans avant l'arrivée de Hitler au pouvoir, il émigre en France, où il va devenir un grand chef d'industrie.

Il fonde la firme Turbomeca le [3], ensuite la transfère en 1940 à Saint-Pé-de-Bigorre et en 1941 à Bordes, par amour de cette région. Constructeur de compresseurs pour moteurs à pistons, il oriente ses recherches sur les réacteurs de petite puissance. Obligé de fuir en Suisse devant l’occupant nazi, il y revient après la Seconde Guerre mondiale.

En 1946, installé dans la plaine de Nay, il fait de Turbomeca un des fleurons de l’industrie aéronautique française[4].

Après la guerre des Six Jours au Proche-Orient, devant l'embargo imposé par l'administration de Gaulle sur les livraisons de matériel militaire, y compris d'avions de combat pour Israël, Szydlowski est venu en aide au pays juif en y ouvrant à Beït Chemech une usine de moteurs d'avions.

En 1969, l'Association des Journalistes Professionnels de l’Aéronautique et de l’Espace (AJPAE) lui décerne le prix Icare.

Dans ses dernières années, il établit son siège permanent à Césarée en Israël, où il est mort en 1988.

 
Joseph Szydlowski (à gauche) avec son frère Aharon (à droite).

Son frère, Aharon Shidlovski (1892-1980), figure remarquable du sionisme ouvrier en Israël, a été parmi les fondateurs du kibboutz Kineret.

Notes et référencesModifier

  1. Noetinger J, « Joseph Szydlowski. Un grand bâtisseur de l'industrie aéronautique disparaît » (consulté le 26 janvier 2008)
  2. Pierre Dennez, « des Hommes et des Ailes - L'aviation française » (consulté le 26 janvier 2008)
  3. Musée aéronautique et spatial du groupe Safran, « Biographie de Joseph Szydlowski » (consulté le 26 janvier 2008)
  4. avions légendaires, « Historique du Nord N.262 Fregate » (consulté le 28 avril 2012)

AnnexesModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier