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Joseph Fiacre Olivier de Gérente

personnalité politique française
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Joseph Olivier-de-Gérente
Fonctions
Député des Bouches-du-Rhône

(24 jours)
Député du Var

(3 ans, 1 mois et 21 jours)
Député de Vaucluse

(2 mois)
Biographie
Nom de naissance Joseph Fiacre Olivier de Gérente
Date de naissance
Lieu de naissance Mollans (Drôme) Drôme
Date de décès (à 92 ans)
Lieu de décès Avignon
Nationalité Drapeau de la France Française
Enfants Hippolyte Louis Joseph Olivier de Gérente

Joseph Fiacre Olivier de Gérente (30 août 1744 à Mollans-sur-Ouvèze (Drôme), France - 21 juin 1837 à Avignon) est un homme politique français des XVIIIe et XIXe siècles.

Sommaire

BiographieModifier

Olivier de Gérente exerça au début de la Révolution des fonctions administratives.

Le , il fut élu député de la Drôme à l'Assemblée législative (1791-1792), le 3e sur 8, par 423 voix (463 votants). Il se rangea parmi les modérés de la Convention nationale et, lors du procès de Louis XVI, répondit au 3e appel nominal (« Quelle peine sera infligée à Louis ? ») :

« J'ai déjà dit que je ne croyais pouvoir prononcer que comme législateur. Je vote donc pour la détention.[1] »

Ses opinions le rapprochaient des Girondins. Il protesta contre leur proscription et compta parmi les adversaires de la journée du 31 mai. Il fut du nombre des 73 députés qui signèrent, le 6 juin 1793, une protestation contre les événements du 31 mai, et qui, par suite, furent proscrits. Il fut lui-même pour ce fait décrété d'arrestation.

Enfermé à la prison des Bénédictins anglais, il écrivit de là à Voulland (12 thermidor an II), pour demander la mise en liberté de sa femme, détenue aux Anglaises, rue de Lourcine ; la chute de Robespierre le sauva.

Rappelé, avec ses collègues, dans le sein de la Convention, après Thermidor (le 18 frimaire an III), il s'y montra réacteur fougueux et ne manqua aucune occasion de combattre la politique jacobine. Après la création du département de Vaucluse (département) (25 juin 1793), il représenta ce département à la Convention.

Le 2 pluviôse an III, au moment où l'on célébrait, dans la salle, l'anniversaire du 21 janvier, il demanda, pour faire la contrepartie, que les terroristes fussent poursuivis à outrance, exterminés partout, et obtint l'institution d'une fête en commémoration du 9 Thermidor.

Tous ses actes, jusqu'à la fin de la session conventionnelle, sont empreints du même, esprit. On le voit successivement défendre le royaliste Lacroix, auteur du Spectateur français (9 pluviôse) ; appuyer le rapport du décret rendu contre les insulteurs du représentant à Marseille (13 pluviôse).

Dans la séance du 25 pluviôse (13 février 1795), Olivier de Gérente ayant provoqué une discussion, qui fut jugée intempestive et indiscrète sur le traité de paix conclu avec la Toscane, fut rappelé à la question et obligé de quitter la tribune.

Lors de la journée du 12 germinal an III (1er avril 1795), il réussit à faire décréter le déploiement de la force armée, et la permanence de l'assemblée jusqu'au retour du député Auguis, retenu au corps de garde de la section des Thermes. Envoyé peu de temps après en mission dans le Midi, il visita les départements du Gard et de l'Hérault, et adressa une lettre à l'Assemblée où il la félicita de son attitude et pour son triomphe lors de la nouvelle insurrection des faubourgs lors des journées des 1er, 2 et 3 prairial.

Il poussa tant à la réaction dans les départements du Midi qu'il fut rappelé le 20 vendémiaire an IV. Il fut réélu, vers cette dernière époque, au Conseil des Anciens comme député de la Drôme avec 127 voix (173 votants). Il y conserva la même attitude. Il prit la parole et fit des rapports sur divers sujets, dans les séances des 17 pluviôse (6 février 1796) en faveur des élections du Lot, 5 germinal, 6 thermidor et 15 fructidor an IV, 21 ventôse et 17 floréal an V.

Nommé secrétaire du conseil le 1er prairial an IV (20 mai 1796), il fit approuver une résolution annulant le jugement de condamnation à mort du député Viénot-Vaublanc et donna lecture, le 6 mai 1797, d'un rapport relatif aux pensions des religieux et religieuses de Belgique. Olivier de Gérente sortit du conseil peu après.

Devenu membre du collège électoral du Vaucluse, L'Empire donna à Olivier de Gérente le titre de baron par lettres patentes du 8 avril 1813. Le 13 mai 1815, le collège du département de Vaucluse (département) l'envoya siéger (par 55 voix sur 76 votants) à la Chambre des représentants

Olivier de Gerente qui était allé se fixer à Avignon y mourut le 21 juin 1837.

Vie familialeModifier

Il eut un fils, Hippolyte Louis Joseph Olivier de Gérente ( ✝ 7 mai 1856), inspecteur des Eaux et Forêts (1802-1815), administrateur du domaine privé de Louis-Philippe Ier, député du département de Vaucluse (département) (1837-1848).

FonctionsModifier

TitresModifier

DistinctionsModifier

ArmoiriesModifier

« De sable au rocher de trois coupeaux d'argent mouvant de la pointe, sommé d'un olivier au naturel, surmonté d'une étoile d'or, posée au deuxième point du chef ; au canton des barons membres du collège électoral.[2] »

Hommage, Honneurs, Mentions,...Modifier

PublicationsModifier

BibliographieModifier

Voir aussiModifier

Notes et référencesModifier

  1. Aux quatre questions, il répondit : 1° oui, 2° oui, 3° détention pendant la guerre et déportation à la paix, 4° oui.
  2. Nobiliaire de Provence : Armorial général de la Provence, du Comtat Venaissin, de la Principauté d'Orange..., de René Borricand, Editions Borricand, Aix-en-Provence, 3 vol. : 1974-1976, (ISBN 2853970027) (ISBN 9782853970020) (ISBN 2-85397-002-7) (ASIN B0000E7KFZ).