Jordi Jané

homme politique catalan

Jordi Jané
Illustration.
Jordi Jané en 2016.
Fonctions
Conseiller à l'intérieur de la Généralité de Catalogne

(2 ans et 22 jours)
Gouvernement Mas II
Puigdemont
Prédécesseur Ramon Espadaler (ca)
Successeur Joaquim Forn
Quatrième vice-président du Congrès des députés

(7 ans, 2 mois et 21 jours)
Élection
Législature IXe et Xe
Groupe politique Convergence et Union
Prédécesseur Ignacio Gil Lázaro
Successeur Rosa Romero Sánchez
Député aux Cortes Generales

(16 ans, 4 mois et 21 jours)
Élection
Réélection


Législature VIe, VIIe, VIIIe, IXe et Xe
Groupe politique Convergence et Union
Biographie
Nom de naissance Jordi Jané i Guasch
Date de naissance (56 ans)
Lieu de naissance L'Arboç (Catalogne, Espagne)
Nationalité Espagnole

Jordi Jané i Guasch, né le à L'Arboç en Catalogne, est un homme politique catalan.

Membre de la Joventut Nacionalista de Catalunya (ca) (JNC) lors de sa fondation en 1980, il adhère à Convergence démocratique de Catalogne (CDC) en 1986. Entre 1986 et 1999, il travaille comme conseiller juridique du groupe parlementaire de Convergence et Union (CiU) au Congrès des députés espagnol. En 1999, il devient député au Congrès, et exerce cette fonction pendant cinq législatures consécutives. Il est porte-parole parlementaire adjoint de CiU entre 2000 et 2008, président de la commission parlementaire de la sécurité routière entre 2004 et 2011, tête de liste de CiU dans la circonscription de Tarragone aux élections générales espagnoles de 2008 et de 2011, et quatrième vice-président du Congrès des députés entre 2008 et 2015. Il quitte son siège de député en 2015 pour entrer au gouvernement catalan d'Artur Mas comme conseiller à l'intérieur, lors du remaniement ministériel suivant la rupture de CiU. Il exerce les mêmes fonctions dans le gouvernement de Carles Puigdemont entre 2016 et 2017.

BiographieModifier

Formation et carrière professionnelleModifier

Jordi Jané i Guasch est né le à L'Arboç, dans le Baix Penedès, en Catalogne. Il est issu d'une famille de commerçants de L'Arboç[1]. Il est titulaire d'une licence de droit de l'université de Barcelone (UB) et d'un master de droit comparé de l'université autonome de Barcelone (UAB). Il a publié des livres sur la justice constitutionnelle et la justice de proximité[2].

Il est avocat, et professeur de droit constitutionnel à l'université Pompeu Fabra de Barcelone à partir de 1990, et à l'université Rovira i Virgili de Tarragone[3].

Conseiller juridique du groupe parlementaire de CiUModifier

Jordi Jané s'engage au sein de la Joventut Nacionalista de Catalunya (ca) au moment de sa fondation en 1980. Il est élu président de la délégation du Baix Penedès[3]. En 1986, à l'âge de vingt-trois ans, il adhère à Convergence démocratique de Catalogne (CDC)[4].

De 1986 à , il est secrétaire général et conseiller juridique du groupe parlementaire de Convergence et Union (CiU) au Congrès des députés espagnol. Il travaille auprès du président du groupe, Miquel Roca[5].

Député au CongrèsModifier

En , Jordi Jané devient député au Congrès des députés espagnol, après la démission de Francesc Homs i Ferret (ca), qui abandonne la vie politique pour travailler dans le secteur privé[6],[7].

Lors des élections générales espagnoles de 2000, la constitution de la candidature de Convergence et Union (CiU) est source de tensions internes entre les souverainistes et les modérés. La tête de liste dans la circonscription de Barcelone, Xavier Trias, souhaite promouvoir Jordi Jané au détriment de Carles Campuzano, député sortant et souverainiste[8]. Il le place en cinquième position de la liste, devant Carles Campuzano qui est rétrogradé à la sixième place[9]. CiU obtient neuf sièges, comme en 1996, et Jordi Jané est élu député[10].

Au Congrès, il est nommé porte-parole adjoint de CiU. Il travaille dans l'ombre du président d'Unió Democràtica et homme fort de CiU à Madrid, Josep Antoni Duran i Lleida. Ses marges de manœuvre sont limitées, car le gouvernement de José María Aznar, dirigé par le Parti populaire (PP), dispose de la majorité absolue[5]. En , il est l'auteur d'une proposition de modification des plaques d'immatriculation, qui vise à rétablir les références territoriales éliminées par le gouvernement au profit du seul « E » d'Espagne et du drapeau européen. La proposition est soutenue par tous les groupes d'opposition, mais repoussée par le PP[11]. En 2001, il est le porte-parole de CiU à la commission d'enquête sur l'affaire Gescartera (es)[12]. Pendant la VIIe législature, il est également membre de la commission de la justice et de l'intérieur, de la commission de l'économie et de la fiscalité, de la commission des infrastructures, de la commission du régime des administrations publiques, et la commission de la science et de la technologie, et de la commission du règlement[13].

Aux élections générales espagnoles de 2004, Jordi Jané est candidat en sixième position sur la liste de CiU dans la circonscription de Barcelone[14]. La victoire du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) de José Luis Rodríguez Zapatero, sans majorité absolue, rend leur importance aux partis minoritaires, qui peuvent à nouveau peser dans les négociations parlementaires. Jordi Jané demeure porte-parole adjoint de CiU et seconde Josep Antoni Duran i Lleida[5].

Au cours de la VIIIe législature, il est à l'origine de la création de la commission de la sécurité routière et de la prévention des accidents de la circulation, dont il est élu président à l'unanimité[15]. Il conduit au sein de cette commission l'élaboration de la réforme de la loi sur la circulation de 2005 créant le permis de conduire à points, qui est son œuvre majeure au Congrès[5]. En 2004, il est porte-parole de CiU à la commission d'enquête sur les attentats de Madrid du 11 mars 2004[16]. Il est également membre de la commission de la justice, de la commission des infrastructures et du logement, de la commission des administrations publiques, de la commission de la santé et de la consommation, et de la commission du règlement[17].

Quatrième vice-président du CongrèsModifier

Pour les élections générales espagnoles de 2008, Convergència envisage de présenter Jordi Jané comme tête de liste dans la circonscription de Tarragone, mais cette option est d'abord écartée, car il n'a pas de liens avec les fédérations locales du parti. La direction prévoit de le placer au cinquième rang dans la circonscription de Barcelone, à la place précédemment occupée par Carles Campuzano, qui doit être candidat au Sénat. Cependant, ce dernier refuse de se présenter au Sénat. Convergència envisage alors de présenter Jordi Jané au Sénat à sa place[18].

En , Dolors Batalla (ca), qui devait conduire la liste de Convergence et Union (CiU) dans la circonscription de Tarragone, renonce pour des motifs personnels. La direction désigne alors Jordi Jané comme tête de liste. Cette décision est une déception pour les militants, car Jordi Jané est inconnu à Tarragone. Bien que natif de la circonscription, il a fait carrière à Barcelone et à Madrid. De plus, le précédent candidat, Josep Maldonado (ca), provenait de la même comarque, le Baix Penedès, alors que d'autres fédérations locales ont davantage de militants[19].

Réélu député, il est élu quatrième vice-président du Congrès le , avec 63 voix[20]. Au cours de la IXe législature, il est membre de la commission de la justice, de la commission des infrastructures, de la commission de l'industrie, du tourisme et du commerce, de la commission de l'environnement, de l'agriculture et de la pêche, de la commission de la politique territoriale, et de la commission du règlement[21].

Aux élections générales espagnoles de 2011, Jordi Jané est à nouveau tête de liste de CiU dans la circonscription de Tarragone. CiU arrive en tête pour la première fois aux élections générales depuis 1977, avec 30 % des voix, et obtient deux députés[22].

Jordi Jané est réélu quatrième vice-président du Congrès des députés avec 47 voix le , grâce à l'appui du Parti populaire qui permet à CiU d'être représentée au bureau[23]. Il quitte la présidence de la commission de la sécurité routière, où Pere Macias (ca) lui succède[24]. Il se consacre aux questions de justice, et devient porte-parole de CiU dans les commissions de l'intérieur et de la justice après le retrait de Mercè Pigem (ca)[5]. En 2014, il présente une proposition de loi pour rendre la maîtrise du catalan obligatoire pour les juges et procureurs souhaitant exercer en Catalogne, qui est rejetée par le Congrès[25]. La même année, il défend l'abrogation de la loi sur les taxes judiciaires[26]. Il est également membre de la commission des infrastructures, où il promeut les projets de développement d'infrastructures dans sa circonscription de Tarragone[5],[27].

Il démissionne du Congrès en pour entrer au gouvernement. Il est remplacé par Teresa Gomis (ca)[28].

Conseiller à l'intérieur dans le gouvernement d'Artur MasModifier

En , la rupture de Convergence et Union (CiU) conduit au départ des conseillers d'Unió du gouvernement d'Artur Mas. Jordi Jané est nommé conseiller à l'intérieur le pour remplacer Ramon Espadaler (ca)[3]. Ce dernier s'était attaché à apaiser la gestion du département ministériel après une période troublée, marquée par les critiques envers l'action des forces de police après l'affaire Juan Andrés Benítez (ca), l'affaire Ester Quintana (ca) et les affrontements avec les Indignés. De plus, Jordi Jané prend ses fonctions dans un moment de tensions politiques avec le ministre de l'intérieur espagnol, Jorge Fernández Díaz, dans le contexte du processus indépendantiste catalan, et après la découverte de la divulgation par la police espagnole d'informations sur les Mossos d'Esquadra à une cellule terroriste[29]. Lors de sa prise de fonction, il évoque la fonction de « structure d'État » que doit tenir la police catalane pour la construction d'un État indépendant[30].

Trois sujets principaux occupent son action au cours des six mois qu'il exerce au gouvernement. Face à la menace d'attentats terroristes en Europe, il défend la participation des Mossos d'Esquadra au Centro de Inteligencia contra el Terrorismo y el Crimen Organizado (es) et l'échange d'informations entre les polices d'Espagne. Alors que l'enquête se poursuit sur l'affaire Ester Quintana (ca), une femme qui a perdu un œil à la suite d'un tir de balle en caoutchouc en 2012, il manifeste une volonté d'apaisement, et provisionne 260 000 euros devant le juge, comme « geste de bonne volonté ». Enfin, il est confronté à de nouvelles accusations de violences policières après qu'un vendeur à la sauvette a trouvé la mort en chutant d'un balcon lors d'une opération de police en à Salou[31].

Conseiller à l'intérieur dans le gouvernement de Carles PuigdemontModifier

Après les élections autonomiques du 27 septembre 2015, qui ont vu la victoire de la liste d'union indépendantiste de Junts pel Sí (JxSí), Convergència souhaite que Jordi Jané reste conseiller à l'intérieur. Sa partenaire de coalition, Esquerra Republicana, ne s'y oppose pas, car il n'est pas mêlé aux affaires de corruption qui ont entaché son parti[32]. En , il est de nouveau nommé conseiller à l'intérieur dans le nouveau gouvernement de Carles Puigdemont. Il incarne un profil modéré et conciliant de Convergència[4].

En , il annonce que le gouvernement prépare un projet de loi pour organiser la police de Catalogne[33]. Le projet prévoit d'unifier partiellement les Mossos et les polices locales au sein d'une « police de Catalogne », dans le but de moderniser et de coordonner les législations sur la police[34]. En septembre de la même année, il présente un Plan stratégique pour les pompiers, qui prévoit un budget de 207 millions d'euros pour recruter des agents et remplacer les anciens véhicules[35].

Son action au gouvernement est marquée par les polémiques récurrentes avec la Candidature d'unité populaire (CUP), dont dépend la majorité parlementaire indépendantiste. La CUP réclame régulièrement que les Mossos d'Esquadra refusent d'appliquer les ordres de l'État espagnol dans les affaires de désobéissance civile impliquant des militants de la CUP. Elle remet également en question la sincérité de l'engagement indépendantiste de Jordi Jané[36]. En , celui-ci est l'objet des critiques de la CUP après l'arrestation de la maire de Berga, Montse Venturós (ca), qui avait refusé de décrocher une estelada de la façade de la mairie. Il exprime son soutien à Montse Venturós, sans remettre en cause l'action des Mossos d'Esquadra dans le cadre de la légalité espagnole[37]. Un mois plus tard, la CUP réclame sa démission, après que la police catalane a arrêté plusieurs militants, qui avaient brûlé des photos du roi Felipe VI, pour les remettre à la police espagnole. Elle accuse les Mossos d'Esquadra d'avoir agi d'office contre les militants et estime que Jordi Jané agit « dans un mode autonomique »[38]. Jordi Jané conteste que l'arrestation des militants ait été ordonnée par son département. Le président Carles Puigdemont lui renouvelle son soutien[39]. Les conflits entre Jordi Jané et la CUP sont une illustration des divergences stratégiques de la majorité indépendantiste, entre le gouvernement de Junts pel Sí, qui s'est engagé à mener à terme le processus souverainiste, et la CUP qui promeut des actes de rupture immédiate avec l'État espagnol[40].

Deux projets importants aboutissent au début de l'été 2017. D'une part, le conseiller Jordi Jané lance le recrutement de 500 Mossos d'Esquadra et l'achat de 6 millions d'euros de matériel, après plusieurs années de diminution des forces de police. D'autre part, il organise la Junta de Seguretat de Catalunya, une réunion de coordination des polices catalane et espagnole pour la lutte antiterroriste, qui n'avait pas été réunie depuis huit ans[41]. Les deux projets rencontrent des difficultés de la part de l'État espagnol, dans le contexte de tensions liées au processus indépendantiste. Le ministre espagnol de l'Intérieur Juan Ignacio Zoido refuse d'abord de participer à la Junta de Seguritat, et le ministère des Finances s'oppose à la création des 500 postes de Mossos[42]. Les négociations entre les deux gouvernements aboutissent à des solutions favorables : le gouvernement catalan obtient la création des 500 postes de Mossos en modifiant la procédure[43], et la Junta de Seguritat, réunie le , acte la participation de la police catalane aux instances de coordination de la lutte antiterroriste en Espagne[44].

En , le gouvernement fait face à des tensions internes, car l'organisation du référendum sur l'indépendance de la Catalogne prévu le 1er octobre expose ses membres à la répression et à des poursuites judiciaires de la part de l'État espagnol. Trois conseillers quittent leurs fonctions, dont Jordi Jané, en raison de sa réticence à assumer les conséquences du référendum. Le porte-parole du Parti démocrate européen catalan (PDeCAT) à Barcelone, Joaquim Forn, lui succède[45].

RéférencesModifier

  1. (ca) « Jané, el conseller incansable per a reivindicar els Mossos en la lluita internacional contra el terrorisme », VilaWeb, 14 janvier 2016.
  2. (es) « Jordi Jané, nuevo consejero de Interior de la Generalitat de Catalunya », UPF E-Noticias, 22 juin 2015.
  3. a b et c (ca) « Jordi Jané, del CAT a les matrícules al carnet per punts », El Periódico, 22 juin 2015.
  4. a et b (ca) « Jordi Jané, continuïtat i discreció al capdavant del Departament d'Interior », Nació Digital, 12 janvier 2016.
  5. a b c d e et f (ca) « Jordi Jané, nuevo conseller de Interior de la Generalitat », La Vanguardia, 22 juin 2015.
  6. (es) « Jané i Guasch, Jordi », VIe législature, Congrès des députés.
  7. (ca) « Francesc Homs i Ferret », Gran enciclopèdia catalana, .
  8. (es) « Las disputas en el seno de Convergència Democràtica frenan la confección de listas para las generales », El País, 22 janvier 2000.
  9. (es) « Dirigentes de CDC recriminan a Trias que haya relegado a Campuzano al sexto lugar de la lista », El País, 31 janvier 2000.
  10. (es) « Tirón del PP en Cataluña: gana cuatro escaños, entre ellos uno en Gerona, y estancamiento de CiU, PSOE e IC », ABC, 13 mars 2000.
  11. (ca) « Amb la E d'Espanya i prou », Anuaris.cat
  12. (es) « CiU exculpará al Gobierno en sus conclusiones sobre la comisión de investigación de Gescartera », El Mundo, 5 novembre 2001.
  13. (es) « Jané i Guasch, Jordi », VIIe législature, Congrès des députés.
  14. (ca) « Pere Macias anirà de número 2 de CiU al Congrés, i Jordi Vilajoana encapçalarà la llista del Senat », 324, 9 janvier 2008.
  15. (es) « Jordi Jané preside la comisión de seguridad vial en el Congreso », El Mundo Motor, 20 mai 2004.
  16. (es) « Paulino Rivero acepta presidir la comisión de investigación sobre el 11-M », Libertad Digital, 26 mai 2004.
  17. (es) « Jané i Guasch, Jordi », VIIIe législature, Congrès des députés.
  18. (es) « Mas opta por el moderado Macias como 'número dos' de CiU para el Congreso », El País, 8 janvier 2008.
  19. (ca) « Jordi Jané decep les bases de CDC de Tarragona », E-notícies, 15 janvier 2008.
  20. (es) « Bono, primer presidente del Congreso elegido sin mayoría absoluta », El Mundo, .
  21. (es) « Jané i Guasch, Jordi », IXe législature, Congrès des députés.
  22. (ca) « CiU guanya les eleccions a Tarragona amb el 30% dels vots per primera vegada des del 1977 », Ara, 20 novembre 2011.
  23. (es) « Villalobos, Barrero, Montserrat y Jané, elegidos vicepresidentes del Congreso », La Vanguardia, 13 décembre 2011.
  24. (ca) « Escullen Pere Macias president de la comissió de Seguretat Viària al Congrés », Diari de Girona, 19 janvier 2012.
  25. (es) « El Congreso rechaza que el catalán sea un requisito para jueces o fiscales que trabajan en Catalunya », Europa Press, 10 juin 2014.
  26. (es) « CiU pide la supresión de la Ley de Tasas Judiciales cuando se cumplen dos años de su aprobación », Europa Press, 5 décembre 2014.
  27. (es) « Jané i Guasch, Jordi », Xe législature, Congrès des députés.
  28. (ca) « Teresa Gomis substituirà Jordi Jané al Congrés dels Diputats espanyol », Nació Digital, 22 juin 2015.
  29. (es) « Jané, de Madrid a liderar a los Mossos », El Mundo, 22 juin 2015.
  30. (es) « Jordi Jané reivindica a los Mossos como estructura de Estado », La Vanguardia, 22 juin 2015.
  31. (es) « Jordi Jané, un histórico de CDC que asumió Interior tras romperse CiU y ahora repite », La Vanguardia, 13 janvier 2016.
  32. (ca) « Mas i Junqueras ja negocien el nou Govern al marge de la CUP », El País, 1er octobre 2015.
  33. (ca) « El Govern impulsarà un projecte de llei per reforçar el concepte de «policia de Catalunya» », Nació Digital, 30 avril 2016.
  34. (ca) « Interior planeja integrar mossos i locals en una “policia de Catalunya” », El País, 27 octobre 2016.
  35. (ca) « El Govern anuncia que invertirà més de 200 milions en els Bombers », Ara, 27 septembre 2016.
  36. (es) « La CUP presiona a Jané para que los Mossos desobedezcan a la Audiencia Nacional », La Vanguardia, 24 octobre 2016.
  37. (ca) « La CUP critica que Jané «representa una de les rèmores de l'antiga CDC autonomista» », Nació Digital, 21 novembre 2016.
  38. (ca) « La CUP apuja el to i demana la dimissió de Jordi Jané », Nació Digital, 12 décembre 2016.
  39. (es) « Jané descarta dimitir y niega que ordenara las detenciones por quemar fotos del Rey », La Vanguardia, 14 décembre 2016.
  40. (ca) « Junts pel Sí i CUP: una ruta, dos camins », El Periódico, 15 décembre 2016.
  41. (es) « El Govern aprobará 500 nuevas plazas para Mossos y 6 millones para material », La Vanguardia, 20 février 2017.
  42. (ca) « El ‘procés’ dinamita la confiança entre Jané i Zoido en plena alerta gihadista », El País, 16 juin 2017.
  43. (ca) « Jané convoca 500 places de mossos després del pols amb Montoro », El Periódico, 7 juillet 2017.
  44. (es) « Zoido cede y acepta integrar a los Mossos en los foros antiterroristas », El País, 11 juillet 2017.
  45. (ca) « Puigdemont relleva quatre càrrecs per esvair els dubtes sobre l'1-O », Ara, 15 juillet 2017.

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier