John Acton (6e baronnet)

John Acton
Image dans Infobox.
Fonctions
Secrétaire d'État des royaumes de Naples et de Sicile
à partir de
Commandant en chef
Royaume de Naples
Ministre des Finances
Royaume de Naples
Commandant en chef
Marine du grand-duché de Toscane (d)
Titre de noblesse
Baronnet (Aldenham Park)
-
Prédécesseur
Richard Acton (en)
Successeur
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Santa Ninfa dei Crociferi (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nom dans la langue maternelle
Sir John Francis Edward Acton, 6th Baronet of Aldenham et Sir John Francis Edward Acton, VI Baronetto di AldenhamVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Domicile
Activités
Homme politique, militantVoir et modifier les données sur Wikidata
Père
Edward Acton (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Mère
Catherine de Gray (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Mary Anne Acton (d) (après )Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
Autres informations
Date de baptême
Arme
Marine du grand-duché de Toscane (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Grade militaire
Conflit
Distinctions
Titre honorifique
Sir

John Francis Edward Acton (baptisé le à Besançon à Palerme), 6e baronnet, est un homme politique italien, Premier ministre du royaume de Naples sous Ferdinand IV de Naples.

BiographieModifier

John Acton était fils d'Edward Acton, médecin britannique immigré à Besançon pour raisons religieuses, et de Catherine Loys de Gray, fille du président du Parlement de la ville[1].

A 14 ans, il est envoyé à Livourne, chez son oncle, ancien capitaine de la Compagnie des Indes orientales puis commodore en chef des forces navales autrichiennes en Adriatique et, à partir de 1748, directeur de la marine toscane. Il navigue brièvement sous les ordres de son oncle, puis sert dans la marine anglaise, de 1750 à 1756. Il est lieutenant de la marine toscane, et termine ses études à l'université de Pise, puis, en 1767, est fait capitaine de vaisseau et chevalier de l'ordre de Saint-Étienne comme son oncle[1].

Il participe à la lutte contre les Barbaresques et s'illustre en 1775 au commandement d'une frégate dans l'expédition commune de l'Espagne et de la Toscane contre Alger au cours de laquelle il fit preuve de courage et de ressources ce qui lui valut d'être promu à un commandement plus élevé[1].

Il refuse l'offre du ministre français Antoine de Sartine de conseiller la Marine française et prend le commandement en chef de la flotte toscane avec le grade de major général lorsque son oncle meurt en 1776[1].

La reine Marie-Caroline d'Autriche persuada son frère, le grand-duc Leopold de Toscane, de permettre à Acton, que lui avait recommandé le prince de Caramanico, de réorganiser la Marine royale du Royaume des Deux-Siciles.

Arrivé à Naples en août 1778[1], il assure l'intérim de la direction de la Marine à partir du 31 décembre[2], puis est nommé titulaire de la direction et du secrétariat le 14 avril 1779 avec le grade de lieutenant général[1]. Ses capacités le menèrent à un avancement rapide. Il devint commandant en chef de l'armée et de la marine du royaume de Naples, secrétaire d'État à la Guerre et aux Affaires maritimes à partir du 4 juin 1780, après la nomination de son prédécesseur, Ottero, comme intendant à Caserta, fonction qu'il cumule avec le secrétariat des finances (Azienda) entre le 26 mars et le 17 août 1782, après la mort de Goyzueta. Lorsque Domenico Caracciolo, le 16 juillet 1789, il lui succède[2].

En 1791, il hérita à la mort de son cousin au troisième degré, Richard Acton of Aldenham Hall, du titre et des domaines de Shropshire.

En mai 1795, il délègue les affaires étrangères, et le commerce au prince de Castelcicala et la Guerre à Ariola[2].

A Naples, il habitait le Palazzo Salerno[3].

Sa politique était conçue de concert avec l'ambassadeur britannique, William Hamilton, et destinée à substituer dans le royaume de Naples l'influence de l'Autriche et de la Grande-Bretagne à celle de l'Espagne. Cette politique suscita l'opposition ouverte de la France et celle de ceux des Italiens acquis à la révolution française.

À l'issue des cinq mois de terreur qui suivirent la chute de la République parthénopéenne, Acton en fut jugé responsable.

Il reprend les Affaires étrangères le 26 juin 1802[2]. En mai 1804 il fut brièvement écarté du gouvernement à la demande des Français, recevant le titre de duc de Modica en compensation. Antonio Micheroux lui succède aux Affaires étrangères[2]. Mais Acton retrouva rapidement ses fonctions qu'il assura jusqu'à l'entrée des Français dans Naples en . Il trouva alors refuge avec la famille royale en Sicile. Il mourut à Palerme.

Il avait épousé, sur dispense papale, Marie Anne Acton[N 1]. Elle était la fille la plus âgée de son frère, le général Joseph Edward Acton (1737-1808), qui était dans l'armée napolitaine. Il laissa trois enfants, son fils le plus âgé, Sir Ferdinand, étant le père du premier lord Acton, son deuxième fils devenant le Cardinal Acton.

GalerieModifier

Articles connexesModifier

NotesModifier

  1. Devenue veuve, Marie Anne Acton eut, en 1815, un fils naturel avec Auguste Ferron de La Ferronnays : Théobald Burnell

RéférencesModifier

  1. a b c d e et f (it) « ACTON, John Francis Edward in "Dizionario Biografico" », sur www.treccani.it (consulté le )
  2. a b c d et e Catello Salvati, L'Azienda e le altre segreterie di stato durante il primo periodo borbonico (1734-1806), Roma, 1966 [lire en ligne]
  3. (it) « Le miniGuide gratuite delle piu' belle citta' del mondo », sur weagoo.com (consulté le ).

Liens externesModifier