Jean Peltier Dudoyer

armateur nantais

Jean Peltier [Notes 1], dit Peltier Dudoyer (né en 1734 à Saint-Martin de l'Île de Ré et mort le à Nantes) est un armateur nantais. Après avoir armé 70 bateaux, il a passé la seconde partie de sa vie à l'Isle de France (Île Maurice aujourd'hui) où il s'était remarié. Il a proposé au Directoire, en 1798, d'être l'homme qui abolirait l'esclavage à l'Isle de France.

Jean Peltier Dudoyer
Biographie
Naissance
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Armateur, négociantVoir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
signature de Jean Peltier Dudoyer
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BiographieModifier

Origines et jeunesseModifier

Né dans une famille d'armateurs. Son père, négociant à Saint-Martin-de-Ré, étant décédé quand il était encore adolescent, sa mère le confiera à un oncle Étienne René Dudoyer, procureur fiscal du château de Gonnord en Anjou.

Jean Peltier poursuit ses études à la faculté d'Angers où il sera bachelier en droit, puis maître-es-arts. Il s'est marié, le , avec Gabrielle Marie Dudoyer[1]. C'est à Gonnord que naissent ses 4 enfants dont Jean-Gabriel né en 1760, journaliste ; Marie-Étienne, né en 1762, corsaire[2] ; Marie Anne Françoise, née en 1763, future épouse de François Michaud[Notes 2].

 
Jean-Gabriel Peltier, d’après Huet Villiers,1807,Musée Carnavalet,Paris ©

En , le décès du propriétaire de Gonnord (Armand Charles Gabriel de la Forest d'Armaillé) va entrainer le départ de la famille Peltier pour Nantes. Le traité de paix mettant fin à la Guerre de Sept Ans a été signé le , le port de Nantes va pouvoir reprendre ses activités commerciales avec les Antilles et la traite.

L'installation à NantesModifier

En 1764. Il s'établit dans le quartier maritime, à l'Île Feydeau. Il est accueilli dans la loge maçonnique Saint-Germain du Grand-Orient[3] comme le montre sa signature du . Le , il acquiert un petit bateau de 48 tonneaux le Dudoyer. Malheureusement l'absence de capitaux suffisants l'obligera à le revendre au cours du voyage vers Santander. Le , Jean Peltier est enregistré comme Inspecteur de tous les ports et quais le long des rivières navigables de Nantes à Ingrandes (Maine-et-Loire)[4]. Poste qu'il va occuper jusqu'à sa rencontre avec Jean Joseph Carrier de Montieu, directeur de la Manufacture royale d’armes de Saint-Étienne. Une carrière d'armateur s'offre enfin à lui, mais d'abord comme négrier.

Enfin armateurModifier

La traite négrière : le , Jean Peltier se porte acquéreur de la Geneviève qu'il rebaptise la Diligente, du port de 90 tonneaux, "faisant et agissant pour le compte de Mr de Montieu de Paris". La destination est indiquée sur l'acte d'achat : la Côte d'or. Vont suivre l'achat du Boynes et de 3 corvettes[Notes 3], de l'Aimable Thérèse, le Terray et la Belle Nantaise, tous destinés à la traite. Mais la vie de Montieu s'est compliquée avec son rôle dans la réforme de l'artillerie voulue par Jean-Baptiste Vaquette de Gribeauval. Son appât du gain va entraîner Montieu au procès des Invalides, il est condamné le à ce qui pourrait être la prison à vie. Heureusement, avec le règne de Louis XVI, le procès est rejugé à Nancy, Montieu et son beau-frère, le lieutenant-colonel Alexandre Louis Cassier de Bellegarde, sont acquittés. Pendant ce temps, Jean Peltier a géré au mieux les affaires de Montieu, revendant les bateaux à leur retour en France pour lui procurer des fonds. Une nouvelle orientation se profile : la Guerre d’indépendance américaine.

L'indépendance américaine (1776-1783)Modifier

 
Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais (1732-1799)

1776. En juillet, l'arrivée du commissaire américain Silas Deane a décidé la France à intervenir dans la guerre d'Indépendance, mais à travers des personnes privées comme Jacques Barbeu du Bourg, et Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais qui avait déjà eu des contacts à Londres avec Arthur Lee. Lors de son passage à Nantes en , Benjamin Franklin a l'occasion de rencontrer Jean Peltier et son fils aîné au cours d'un dîner chez Gruel. Finalement Beaumarchais a supplanté du Bourg et s'est allié avec Montieu, il crée à Paris la société Rodrigue Hortalez & Cie. Le premier essai d'envoi de renforts aux États-Unis à partir du port du Havre est pratiquement un échec. Seul l'Amphitrite réussit à quitter le port le avec 49 militaires à bord, dont le major Thomas Conway et le colonel Tronson du Coudray. À son retour à Lorient l'Amphitrite sera une source de conflit avec les commissaires américains[5]. Jean Peltier ne peut récupérer la cargaison, Francy est envoyé à Lorient, finalement Beaumarchais obtient gain de cause et le 27 décembre 1777 l'Amphitrite est envoyé à Nantes pour être désarmé par Jean Peltier [6].

1777. Jonathan Williams, sur la décision des commissaires américains, demande à Jean Peltier de faire construire un bateau armé de 32 canons. Ce sera le Lyon[7], "sans qu'aucun étranger n'y ait part...", bien que Peltier soit remboursé de ses frais par une banque à Paris. Autant de canons sur un bateau de commerce de 400 tx intrigue les autorités et génère des soupçons. Finalement le départ est autorisé vers Saint-Domingue avec un équipage français, dont Nicolas Baudin, et 111 passagers américains (le futur équipage une fois rendu au large). Le 12 février ils quittent Nantes et rejoignent l'escadre de La Motte-Picquet en baie de Quiberon[Notes 4]. Samuel Nicholson prend le commandement, le Lyon devient un corsaire américain le Deane[8].

1778. Beaumarchais et Montieu vont s'appuyer sur Jean Peltier à Nantes et sur de Richemond et Garnaud à La Rochelle. Il s'ensuivra une longue collaboration avec Jean Peltier, puis avec François Michaud, son gendre qui deviendra ensuite son associé[9]. Ainsi 25 navires vont quitter Nantes pour approvisionner les Américains ou nos colonies[Notes 5] pendant la guerre d'Indépendance. Ces navires partiront d'abord seuls comme la Duchesse de Grammont[Notes 6] ou le Duc de Choiseul[10] jusqu'à la reconnaissance des États-Unis en 1778. Mais pour les armateurs français le remplacement de Silas Deane par John Adams ne facilite pas les rapports avec les Américains pour le règlement de leurs comptes. Il y a déjà un litige entre Arthur Lee et Jonathan William, l'agent des Commissaires à Nantes, l'habituel partenaire de Jean Peltier [Notes 7].

1779. Jean Peltier achète, pour le compte de Montieu, le Drake[11], prise américaine de John Paul Jones, cédé par Johathan Williams, porteur de la procuration du capitaine McNeil[Notes 8]. Cette vente est la conclusion d'un imbroglio entre armateurs et capitaines[Notes 9].

1780. Les bateaux de Jean Peltier doivent se joindre aux escadres de : Charles-Henri-Louis d’Arsac de Ternay qui transporte le corps expéditionnaire de Rochambeau, de Guichen et de La Motte-Picquet.

 
Maquette de la flûte du Roi la Ménagère

1781. Kerguelen décide une nouvelle expédition de découvertes. Il choisit le Liber Navigator, 150 tonneaux et 6 canons, armé par Aubry de La Fosse, armateur nantais. Le projet est financé par : le marquis de Louvois, Kerguelen lui-même, et la famille Peltier, de Saumur, qu'il a rencontrée lors de son emprisonnement. Louvois s'étant désisté, Montieu, décide de participer. Mais, faute de trésorerie, il doit tirer des traites sur deux autres armateurs nantais, Étienne Carrier et Jean Peltier. Muni de passeports français et anglais le Liber Navigator sort de l'estuaire de la Loire le . Mais un navire britannique l'intercepte et l'équipage est emmené en détention en Irlande. Les Anglais méfiants fouillent le navire et y trouvent un projet d'invasion de l'île de Sainte-Hélène. Une idée conçue dans un moment d'oisiveté dira Kerguelen.

1782. Le a lieu le dernier départ de cinq navires, cette fois au profit de la Compagnie néerlandaise des Indes orientales (VOC), pour la défense du Cap de Bonne-Espérance contre les Anglais. Les bateaux feront le voyage sous la protection de l'escadre de Peynier[12]. Après bien des négociations, ils seront vendus sur place au roi de France par Robert Pitot qui avait une procuration de Montieu pour les vendre à leur arrivée à L'Isle de France. Les bateaux continueront leur route vers l'Isle de France puis les Indes pour approvisionner Suffren. Pitot, lui continue sa route vers la France et sera capturé par les Anglais.

1783. La fin de la guerre approche, Beaumarchais tente une expédition vers Saint-Domingue : 3 navires, dont deux l'Alexandre et la flûte la Ménagère prêtée par le Roi[13], sont capturés par un navire anglais le Mediator à la sortie de la Gironde le [14]. Seule l'Aimable Eugénie, armée par Jean Peltier et commandée par son neveu Nicolas Baudin, réussit à s'échapper et à rejoindre Saint-Domingue, où il fait naufrage[Notes 10]. Une catastrophe pour Beaumarchais.

1784. Voit le retour du dernier bateau concerné par la guerre d'Indépendance américaine, le Comte d'Estaing, 750 tx, ayant à son bord un héros : le brigadier-général Armand Tuffin de la Rouërie qui a embarqué à Baltimore, accompagné de 6 officiers. Ils débarquent à Nantes le 29 août[15].

Les liens vers l'océan IndienModifier

 
Réhabilitation de Jean Peltier et Michaud

La libération des prisonniers par les Anglais, voit l'arrivée en France d'un armateur de l'Isle de France : Robert Pitot, un Malouin d'origine. C'est lui qui avait réalisé le , au Cap de Bonne-Espérance la vente au roi des bateaux de soutien à la VOC. Des liens d'entraides vont se créer entre Peltier et Pitot. Ce dernier devenu veuf, épouse Marie Louise Hélène Lechault, le . Les affaires sont devenues dures, baisse des frais de ports et diminution de la demande en café et en sucre, d'où des difficultés de trésorerie et des faillites retentissantes. Malgré la paix signée à Versailles le 3 septembre 1783, la France ne réussit pas à instaurer réellement des liens commerciaux avec les USA. Jean Peltier crée une banque à Paris, Jean-Gabriel le représente sur place en association avec un cousin de J-J Carrier de Montieu : Étienne Carrier. Jean Peltier est caution et répondeur de son fils. Il donne «une hypothèque générale de ses biens présents et futurs et s’engage au payement, tant en principal qu’intérêts», des sommes qui sont prêtées par Messieurs J-B de La Valette-Peredon et Baudard de Sainte-James, trésorier de la Marine et des colonies. Jean Peltier garantit ainsi le prêt de trois cent mille (300 000) livres fait à Jean-Gabriel, remboursable dans 10 ans.

À cette époque Montieu se lance dans des achats immobiliers inconsidérés, dont le Château-Lafite en 1784, et pour cela fait un emprunt à Beaumarchais qu'il va devoir rembourser avec des traites sur Jean Peltier !

Le dernier voyage des AcadiensModifier

En 1785, le roi d'Espagne Charles III, désirant peupler la Louisiane pour faire face aux anglophones, obtient de Louis XVI, le droit d'y installer les derniers Acadiens qui traînent dans les ports français. Le consul d'Espagne Manuel d'Asper y Janer est chargé de la mission par le Comte d'Aranda. Sept bateaux sont affrétés dont deux par Jean Peltier : le Saint-Remy[16] et le Bon Papa[17], dont le second capitaine est son fils Marie-Étienne Peltier. Le dernier bateau est commandé par Nicolas Baudin. Arrivé sur place, Marie-Étienne, qui en a les pouvoirs, revend le Bon Papa le et achète une habitation[18] à Joseph Xavier de Pontalba, maison qu'il recède au vendeur le  ! Cette opération reste un mystère. Il faudra attendre 8 ans pour retrouver Marie-Étienne à Charleston, corsaire de la République française avec une commission du général Lavaux, en fonction à Saint-Domingue.

L'année 1785 se termine mal pour Montieu, la vente de Château Lafite est annulée an nom du retrait lignager une pratique de la Guyenne. Les vendeurs ne restituant pas l'argent perçu, Montieu est en faillite et entraîne Jean Peltier dans sa chute. La banque parisienne, qu'il avait créée, ferme ses portes. Jean Peltier et François Michaud payent leurs dettes et seront réhabilités par le Parlement de Bretagne à Rennes, le [19].

Ses relations avec Pitot ont tourné Jean Peltier vers l'océan Indien. D'abord, en 1786, vers le Mozambique pour de la traite. Puis spécialement vers l'Isle de France de 1788 à 1802, à la suite des dissensions qui apparaissent à Saint-Domingue. De son côté Robert Pitot fait faillite et décède au cours d'un voyage à Madrid le [20], laissant sa veuve en France, loin de son patrimoine mauricien. Jean Peltier lui trouve un embarquement pour l'Isle de France.

L'Isle de FranceModifier

Jean Peltier a l'esprit ouvert aux idées nouvelles et le , à la fin de la délibération du conseil communal de Nantes, il est un des premiers à signer une requête en faveur du Tiers-état et de leur représentation. Ainsi, le , il participe à l'élection de 12 députés[Notes 11]. Au mois d', son fils Jean-Gabriel écrit un libelle prémonitoire adressé aux députés bretons : "Sauvez-nous ou Sauvez-vous".

 
Gravure du Port-Louis, mise à la disposition par le Blue Penny Museum, Le Caudan Waterfront, Port Louis, Mauritius.©

Mais devenu veuf (), Jean Peltier s'embarque le pour rejoindre Manon et son frère Louis[21] à l'Île Maurice. Arrivé le , il vend la cargaison et le navire, et s'installe paroisse Saint-Louis au Port Nord-Ouest[Notes 12]. Le Jean et Manon se marient civilement, mais sous la séparation de biens[22]. Le 1er février leur union est bénie en l'église Saint-François des Pamplemousses. Jean Peltier ayant peu de liquidités, rejoint la France pour réarmer un nouveau bateau et revenir. La situation en France s'est dégradée, il peut quitter la Loire le (4 jours après les massacres parisiens) sur l'Aimable Suzanne. Arrivé le , le bateau va continuer vers l'Inde où il sera vendu dans les années 1794-95. En 1798, il regagne la France pour organiser un nouveau voyage. Il a assisté, en 1796, à l'échec de René Gaston Baco de La Chapelle et Étienne Laurent Pierre Burnel dans leur mission d'abolir l'esclavage à l'Isle de France, aussi en , il propose au Directoire de lui confier la mission de l'abolition de l'esclavage dans cette île[23]. Sa suggestion restera sans réponse.

 
Mémoire adressé au Directoire. Archives Nationales. Groupe de la Marine et des colonies, AF/III/209.

La Paix d’Amiens semble se dessiner, Jean Peltier et François Michaud décident d'armer une prise anglaise, appartenant à Alexis François Joseph Dauchy, de Dunkerque, qui attend dans le port de Nantes. Ils ont le projet d'aller à Tranquebar (Indes danoises), où réside un parent Augustin Baudin (le frère de Nicolas Baudin), en faisant une escale à l'Isle de France. Sans attendre la paix qui ne sera signée que le , la Félicité, commandée par Marc-Antoine Fauvet, quitte Nantes le . Après une escale d'un mois à Lorient pour compléter son chargement, et une escale à Ténérife. Les 278 tonneaux du bateau emmènent tout un matériel pour les sucreries en raison des difficultés à s'approvisionner en sucre à la suite des évènements de Saint-Domingue. Ils arrivent à l'Isle de France au mois de juin. Compte tenu des dommages qu'ils ont subis au cours de leur voyage, ont-ils poursuivi leur voyage vers l'Inde ? Impossible de le dire, le rôle de désarment archivé à Lorient a été détruit pendant la guerre de 1939-45. Par les passagers, on sait que le navire est de retour à Lorient le . Jean Peltier ne peut figurer sur cette liste de passagers puisqu'au départ il figure sur le rôle comme "Subrécargue, 67 ans, cheveux gris, 1 m 77, sans solde"[24].

Profitant, lui aussi de la Paix d'Amiens, Napoléon intente un procès à Londres[25], contre Jean-Gabriel Peltier, le journaliste qui l'agresse depuis des années dans la presse émigrée. Le roi Georges III laisse faire. Le procès est perdu, mais le peuple anglais réglera par souscription l'amende.

Si l'on en croit Jean-Gabriel c'est à cause de lui et de ses écrits que son père a dû s'exiler aux Indes.[26] Il faut entendre par là l'Isle de France qui est dans l'océan Indien.

Le décès à NantesModifier

 
Le lieu de décès de Jean Peltier

C'est pendant ce procès que Jean Peltier décède le à Nantes[27] à la Place de la Petite-Hollande, ne possédant plus que 3 416 Francs de biens mobiliers. Sa seconde épouse décédera à l'Ile Maurice le .

Son gendre François Michaud poursuivra l'armement de navires et décédera à Nantes le 17 mars 1840.

HommagesModifier

Jean Peltier Dudoyer a été officiellement reconnu en 2005 comme "ayant servi la cause de l'Indépendance Américaine" par la Société en France des Fils de la Révolution américaine (RUP) et a été inscrit en tant qu’ancêtre qualifiant sous le n° 334. Une fiche biographique de Jean Peltier Dudoyer a été incorporée au "Dictionnaire biographique des ancêtres SAR". Le , the National Society of the Sons of the American Revolution (NSAR) a reconnu ses mérites, et a attribué à un de ses descendants[Notes 13], agréé comme membre de l'association, le certificat N° 165163.

Notes et référencesModifier

RéférencesModifier

  1. Premier mariage, AD du M-&-L, 5E30/239.
  2. Devenu traitant, décède à Foulpointe (Madagascar), le 27 novembre 1807. Bibliothèque municipale de Caen, papiers du général Decaen, 102, ff. 156-156v État des personnes décédées depuis le 1er octobre 1807. Information confirmée, mais sans date, suivant la déclaration de sa fille, du 19 février 1819, pour percevoir les secours aux réfugiés de Saint-Domingue. ANOM, Classeur 309/310 - Dossier 70.
  3. Henri Librec, La Franc-maçonnerie dans la Loire-Inférieure, 1744 – 1948" d', p 81., Nantes, SNEP, , p. 81
  4. Achat de la "Commission rémunérée d'inspecteur de tous les ports et de tous les quais depuis Nantes jusqu'à Ingrandes". A. Municipales de Nantes, Registre BB100 des délibérations de la ville de Nantes, F° 135 V° et 136 R° & V°.
  5. « Founders Online : Jean Peltier-Dudoyer to the American Commissioners, 1 December … », sur Archives.gov, University of Virginia Press (consulté le 12 juin 2020).
  6. AD L-A, 120J Marine, art. 445
  7. AD L-A, C1277, Armement 1er semestre 1778, Capitaine Barthelemy Corvaisier.
  8. AD L-A., C art 1030 : Déchargement par Jonathan Williams de la responsabilité du capitaine Corvaisier en raison de sa mésentente avec Nicholson. "Le présent document servira de décharge vis-à-vis de Monsieur Peltier Dudoyer". Attestation signée le 17 février 1778 par Jonathan Williams, l'Agent des Commissaires des États-Unis, à bord du Robuste, navire commandé par La Motte-Picquet.
  9. AD L-A, Série II C.- Domaines et droits joints, Contrôle des actes 2 C 3070 TOME I, Folio 61 V°.
  10. Bataille au large de Liverpool, Nova Scotia (1778), page Wikipédia en anglais.
  11. AD L-A. Actes de propriété B art. 4506, F° 50-51.
  12. AN. MAR/B/3/721, F° 181, Correspondance du Ponant, janvier à mars 1782.
  13. Alain Demerliac, La Marine de Louis XVI : Nomenclatures des navires français de 1774 à 1792. Navire N° 2131
  14. TNA, ADM 51/567, Journal de bord du Capitaine Luttrel
  15. AD-LA, 120J Marine, art 457
  16. AD L-A, C1287, Armement 1er semestre 1785, Capitaine Alexandre Baudin (frère de Nicolas et d'Augustin)
  17. AD L-A, C1287, Armement 1er semestre 1785, Capitaine Gabriel Benoist.
  18. Archives Notariales de la Nouvelle-Orléans, Notaire Fernando Rodriguez, Vol 6, F° 704-706.
  19. Réhabilitation de Jean Peltier Dudoyer et François Michaud, AD 35, 1 Bf 1576, "arrêt sur rapport" en provenance de "La Grand-Chambre" du Parlement de Bretagne.
  20. Requête de Charles Pitot. AN. V7/1-520. Grande Chancellerie et Conseil. Commission extraordinaire. V7/403.
  21. Dictionnaire de Biographie Mauricienne, Fascicule N° 59, septembre 2008, pp 221-223.
  22. Second mariage, CAOM, MAUR 420, contrats N°27 et N° 28.
  23. Extrait lettre du citoyen Peltier Dudoyer pour abolition de l'esclavage, A.N., le Directoire, Relations Extérieures, 76. AN, AF III 209. Dans cette lettre il cite Pierre Antoine Monneron, objet d'une biographie dans le Dictionnaire de Biographie Mauricienne, N°36, janvier 1977, par J. Raymond d'Unienville.
  24. AD L-A, 7R4 art 97, Armement an 10, la Félicité, page 3.
  25. The trial of John Peltier, Esq. London, 1803, Printed for th Booksellers.
  26. "Le cri de la douleur ou journée du 20 juin". N° 214, Paris 1792.
  27. Acte de décès de Jean Peltier, A. M. de Nantes 1E307, 1ère Division. Enterrement à Sainte-Croix, BMS/Sainte-Croix : 1803.

NotesModifier

  1. La graphie des noms propres étant encore variable au XVIIIe siècle, on trouve son nom parfois écrit : Pelletier, Peltier-Dudoyer, Pelletier-Dudoyer, Peltier du Doyer ou Le Pelletier
  2. Frère de Charles François Michaud, curé de Bomy, député suppléant aux États généraux, guillotiné le 17 avril 1794. Marie Anne Françoise Peltier, épouse Michaud, est décédée à Nantes le 10 mars 1803.
  3. Dont la Tempête achetée à Robert Surcouf l'aîné. AD L-A., Actes de propriété B art. 4505, F° 72.
  4. Le 14 février, John Paul Jones à bord de la corvette Ranger salue La Motte-Picquet de 13 coups de canons. Celui-ci lui répond par 9 coups, ce qui signifie la reconnaissance du drapeau américain et de cette république.
  5. Le passage des navires à Saint-Domingue peut être suivi dans "Les Affiches Américaines", consultables sur le site : http://ufdc.ufl.edu/AA00005233/00001/1j
  6. Correspondence from Jean Peltier Dudoyer to John Langdon, 14 September 1778 and 23 November 1778. Flat Box 4, Folder 19. John Langdon Papers, 1761–1817 (MS050). Portsmouth Athenaeum, Portsmouth, New Hampshire.
  7. Finalement le 8 avril 1779 (Volume XXIX), Benjamin Franklin écrit à 3 négociants de Nantes pour leur demander leur jugement sur le litige entre Lee et J. William
  8. Pendant la "Quasy War", en août 1799, le Capitaine McNeil a tenté de s'emparer du corsaire le Hussard commandé par Marie-Étienne Peltier dans le port de Paramaribo. Après un simulacre de combat, il a dû le livrer aux Anglais qui bloquaient le port
  9. Jonathan Williams s'est justifié auprès de Benjamin Franklin dans une lettre du 10 octobre 1778. The papers of Benjamin Franklin, Volume XXVII, pp. 536-539
  10. Selon la mention portée sur le rôle d'équipage conservé aux AD L-A de Nantes, C1282 : "Naufragé et désarmé à Fort-Plata, suivant la déclaration du capitaine"
  11. Cahier des Plaintes et Doléances de 1789, A. M. de Nantes, BB 112, f° 51-53.
  12. Précédemment Port-Louis, puis en septembre 1793 Port de la Montagne, puis Port-Napoléon sous l'Empire et finalement redevenir Port Louis après la conquête anglaise en 1810.
  13. Son fils Marie-Étienne n'aurait pu prétendre à cette reconnaissance, car il a été l'une des causes de la "Quasi-War" en Guyane. Attaqué par un navire américain, la Carolina, il s'en était emparé et l'avait conduit à Santa Cruz de Tenerife pour le vendre. À son arrivée à Cayenne, l'Agent du Directoire, Burnel, avait établi un arrêt autorisant "les bâtiments français partant de Cayenne à arrêter et conduire dans ce port tous bâtiments portant pavillon américain qui y seront jugés et condamnés comme ennemi". Archives Nationales, Pierrefitte-sur-Seine, AF/111/209

Voir aussiModifier

BibliographiesModifier

  • Claude Wanquet, La France et la première abolition de l'esclavage : 1794-1802, Karthala Éditions, Paris, 1998, 724 p. (lire en ligne [archive]), « L'équipée de Baco et Burnel », p. 293-296. Jean Peltier Dudoyer, p. 115.
  • Tugdual de Langlais, L'armateur préféré de Beaumarchais … Jean Peltier Dudoyer, de Nantes à l'Isle de France, Coiffard Éditions, Nantes, 2015, 340 p. (ISBN 9782919339280).
  • Roger Lafon, Beaumarchais le brillant armateur, Société d'éditions géographiques, maritimes et coloniales, Paris, 1928, pp. 81, 98, 159, 163, 170, 171, 172, 212.
  • Jules Marzan, Beaumarchais et les affaires d'Amérique, lettres inédites, Librairie Édouard Champion, Paris, 1919, pp. 5, 23, 27, 32, 37, 38, 43, 45, 46.
  • "Cahier des Anneaux de la Mémoire", n°16, La Loire et le commerce atlantique XVIIe-XIXe siècle, Nantes, 2015, pp. 115-137.
  • Pierre Nardin, Gribeauval, Lieutenant général des armées du roi (1715-1789), Les cahiers pour la fondation pour les études de défense nationale, Paris, 1982. Le procès des Invalides.
  • "Journal politique ou gazette des gazettes", A. Bouillon, Année 1773, octobre, novembre et décembre. Volume 45, p. 42, 63, 33, 34, 43, 40, 37. Évoque le procès des Invalides.
  • Léon Rouzeau, "Annales de Bretagne" : Aperçu du rôle de Nantes dans la guerre d'indépendance américaine (1775-1783), pp. 217-278, N° 2 – Tome LXXIV, 1967.
  • Patrick Villiers Le commerce colonial atlantique et la guerre d'Indépendance américaine, Paris, 1975, prix Académie de marine 1976, p. 56, 89, 287, 331, 404, 410, 412.
  • "Naval Documents of the American Revolution", Vol. 12, avril-, Michael J. Crawford Editor; Denis M. Conrad, assoicate Editor, Naval history and heritage command department of the Navy, Washington, DC, 2013. p 180 n, 510, 722, 730, 731, 769, 770.
  • Alain Demerliac, La Marine de Louis XVI : Nomenclatures des navires français de 1774 à 1792, Ancre, Nice, 1996.
  • Camille Mellinet, La commune et la milice de Nantes, Vol. 5, 1840, Nantes, pp. 360, 385 & 386.
  • Tugdual de Langlais, Marie-Étienne Peltier Capitaine corsaire de la République : 1762-1810, Coiffard Éditions, Nantes, 2017, 240 p. (ISBN 9782919339471).
  • Hélène Maspero-Clerc, Un journaliste contre-révolutionnaire Jean-Gabriel Peltier (1760-1825), Sté d'Études Robespierriste, Paris, 1973, 340 p.
  • Dictionnaire de Biographie Mauricienne (Dictionary of Mauritian Biography) : Robert Pitot fascicule 37, 1981, p 1112, et Jean Peltier Dudoyer fascicule 60, 2010, pp. 2284-2287, Curepipe (Ile Maurice)
  • Raymond d'Unienville, Histoire politique de l'isle de France (1791-1794), 1982, 261 p. Et Histoire politique de l'isle de France (1798-1803), Publications des Archives de Maurice, 1989, 343 p.
  • Le Chasse-Marée, "Jean Peltier armateur obstiné", N° 288, , pp. 36-45. Article de Nathalie Couilloud. Douarnenez.
  • Jacques de Certaines, Jean Peltier Armateur à Nantes au Siècle des lumières, Éditions Apogée, Rennes, 2011, 173 p.
  • Thierry Clayes, Dictionnaire biographique des financiers en France au XVIIIe siècle, 2 volumes : Tome I de la lettre A à K, p 145 et 427. Tome 2 de la lettre L à Z, Éd. L'Harmatan, Paris, 2011.

SourcesModifier

  • Beaumarchais correspondance, Tome III (1777), Brian. N. Morton, Nizet, Paris, 1972. pp. 86, 95.
  • Beaumarchais correspondance, Tome IV (1778), Brian. N. Morton et Donald C. Spinelli, Nizet, Paris, 1978. pp. 28, 272 n. 2, 286, 286 n. 3, 312.
  • Beaumarchais Correspondance Tome V, Donald C. Spinelli. pp. 48, 49, 53, 55 n. 3, 100, 108, 110, 194, 312, 319, 357, 365. Wayne State University.
  • Répertoire des expéditions négrières françaises au XVIIIe siècle, Jean Mettas, 2 tomes, Société Française d'Histoire d'Outre-mer (SFHOM), 1978 & 1984. pp. 962, 969, 990, 995, 996, 1039, 1129, 1168, 1181, 2337
  • The papers of Benjamin Franklin : Volume XXIII, p 38, p 190. Vol. XXIV, lettre du , p 40, p 111, p 133, p 175, p 225, p 250, p 258, lettre du p 1, p 350, p 474, p 549. Vol. XXV, p 117, p 131, p 145, pp 159-160, p 194, p 295, p 705.Vol. XXVI, p 206. Vol. XXVII, p 259, p 454, p 463. Vol. XXVIII, p 41, p 305 n 9, pp 407-408, p 523, p 523 n. 3, p 524, p 532 n. 5. Vol. XXIX, p 124, p 129, p 144 n.7, p 166, pp 167-168, p 198. Vol. XXX, p 140.
  • Lettrers of Wiliam Lee : Volume II, 1766-1783, p 556. p 628, p 387, p 388 n 8, p 556, p 631. Collected and edited by Worthington Chauncey Ford, Brooklyn, N.Y. 1891.
  • The Deane papers, 1774-1790, p 211, p 222, p 223, p 224, p 225, p 242, pp 256-258. Collections of the New-York Historical Society, 1887.
  • Traite des esclaves et commerce néerlandais et français à Madagascar (XVIIè et XVIIIè siècles), thèse soutenue à Paris le 21 novembre 2017 par Rafaël Thiebault.

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