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Jean Peltier [Notes 1], dit Peltier Dudoyer (né en 1734 à Saint-Martin de l'Île de Ré et mort le à Nantes) est un armateur nantais. Après avoir armé 70 bateaux, il a passé la seconde partie de sa vie à l'Isle de France (Île Maurice aujourd'hui) où il s'était remarié. Il a proposé au Directoire, en 1798, d'être l'homme qui abolirait l'esclavage à l'Isle de France.

BiographieModifier

Origines et jeunesseModifier

Né dans une famille d'armateurs. Son père étant décédé quand il était encore adolescent, sa mère le confiera à un oncle Étienne René Dudoyer, procureur fiscal du château de Gonnord en Anjou. Jean Peltier poursuit ses études à la faculté d'Angers où il sera bachelier en droit, puis maître-es-arts. Il s'est marié, le 18 décembre 1758, avec Gabrielle Marie Dudoyer[1]. C'est à Gonnord que naissent ses 4 enfants dont Jean-Gabriel né en 1760, journaliste ; Marie-Étienne, né en 1762, corsaire ; Marie Anne Françoise, née en 1763, future épouse de François Michaud.

 
Jean-Gabriel Peltier, d’après Huet Villiers, 1807, Musée Carnavalet, Paris .

En décembre 1763, le décès du propriétaire de Gonnord (Armand Charles Gabriel de la Forest d'Armaillé) va entrainer le départ de la famille Peltier pour Nantes. Le traité de paix mettant fin à la Guerre de Sept Ans a été signé le 10 février 1763, le port de Nantes va pouvoir reprendre ses activités commerciales avec les Antilles et la traite.

L'installation à NantesModifier

En 1764. Il s'établit dans le quartier maritime, à l'Île Feydeau. Il est accueilli dans la loge maçonnique Saint-Germain du Grand-Orient[2] comme le montre sa signature du 2 décembre 1765. Le 12 décembre 1765, il acquiert un petit bateau de 48 tonneaux le Dudoyer. Malheureusement l'absence de capitaux suffisants l'obligera à le revendre au cours du voyage vers Santander. Le 16 mai 1769, Jean Peltier est enregistré comme Inspecteur de tous les ports et quais le long des rivières navigables de Nantes à Ingrandes (Maine-et-Loire)[3]. Poste qu'il va occuper jusqu'à sa rencontre avec Jean Joseph Carrier de Montieu, directeur de la Manufacture royale d’armes de Saint-Étienne. Une carrière d'armateur s'offre enfin à lui, mais d'abord comme négrier.

Enfin armateurModifier

La traite négrière : le 17 septembre 1771, Jean Peltier se porte acquéreur de la Geneviève qu'il rebaptise la Diligente, du port de 90 tonneaux, "faisant et agissant pour le compte de Mr de Montieu de Paris". La destination est indiquée sur l'acte d'achat : la Côte d'or. Vont suivre l'achat du Boynes et de 3 corvettes[Notes 2], de l'Aimable Thérèse, le Terray et la Belle Nantaise, tous destinés à la traite. Mais la vie de Montieu s'est compliquée avec son rôle dans la réforme de l'artillerie voulue par Jean-Baptiste Vaquette de Gribeauval. Son appât du gain va entraîner Montieu au procès des Invalides, il est condamné le 14 octobre 1773 à ce qui pourrait être la prison à vie. Heureusement, avec le règne de Louis XVI, le procès est rejugé à Nancy, Montieu et son beau-frère, Alexandre Louis Cassier de Bellegarde, sont acquittés. Pendant ce temps, Jean Peltier a géré au mieux les affaires de Montieu, revendant les bateaux à leur retour en France pour lui procurer des fonds. Une nouvelle orientation se profile : la Guerre d’indépendance américaine.

L'indépendance américaine (1776-1783)Modifier

 
Pierre Caron de Beaumarchais

1776. En juillet, l'arrivée du commissaire américain Silas Deane a décidé la France à intervenir dans la guerre d'Indépendance, mais à travers des personnes privées comme Jacques Barbeu du Bourg et Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais qui avait déjà eu des contacts à Londres avec Arthur Lee. Lors de son passage à Nantes en décembre 1776, Benjamin Franklin a l'occasion de rencontrer Jean Peltier et son fils aîné au cours d'un dîner chez Gruel. Finalement Beaumarchais a supplanté du Bourg et s'est allié avec Montieu. La société Rodrigue Hortalez & Cie est créée à Paris. Le premier essai d'envoi de renfort aux États-Unis à partir du port du Havre est pratiquement un échec. Seul l'Amphitrite réussit à quitter le port le 14 décembre 1776 (son retour sera une source de conflit avec les commissaires américains)[4]. Les associés vont s'appuyer sur Jean Peltier à Nantes et sur de Richemond et Garnaud à La Rochelle. Il s'ensuivra une longue collaboration avec Jean Peltier, puis avec François Michaud, son gendre qui deviendra ensuite son associé[5]. Ainsi 25 navires vont quitter Nantes pour approvisionner les Américains ou nos colonies pendant la guerre d'Indépendance. Ces navires partiront d'abord seuls comme la Duchesse de Grammont[Notes 3] ou le Duc de Choiseul[6] jusqu'à la reconnaissance des États-Unis en 1778. Mais pour les armateurs français le remplacement de Silas Deane par John Adams ne facilite pas les rapports avec les Américains pour le règlement de leurs comptes.

1779. Jean Peltier achète, pour le compte de Montieu, le Drake[7], prise américaine de John Paul Jones, cédé par Johathan Williams, porteur de la procuration du capitaine McNeil[Notes 4]. Cette vente est la conclusion d'un imbroglio entre armateurs et capitaines[Notes 5].

1780. Les bateaux de Jean Peltier doivent se joindre aux escadres de : Charles-Henri-Louis d’Arsac de Ternay qui transporte le corps expéditionnaire de Rochambeau, de Guichen et de La Motte-Picquet.

 
Maquette de la flûte du Roi la Ménagère

1781. Kerguelen décide une nouvelle expédition de découvertes. Il choisit le Liber Navigator, 150 tonneaux et 6 canons, armé par Aubry de La Fosse, armateur nantais. Le projet est financé par : le marquis de Louvois, Kerguelen lui-même, et la famille Peltier, de Saumur, qu'il a rencontrée lors de son emprisonnement. Louvois s'étant désisté, Montieu, décide de participer. Mais, faute de trésorerie, il doit tirer des traites sur deux autres armateurs nantais, Étienne Carrier et Jean Peltier. Muni de passeports français et anglais le Liber Navigator sort de l'estuaire de la Loire le 24 juillet. Mais un navire britannique l'intercepte et l'équipage est emmené en détention en Irlande. Les Anglais méfiants fouillent le navire et y trouvent un projet d'invasion de l'île de Saint-Hélène. Une idée conçue dans un moment d'oisiveté dira Kerguelen.

1782. Le 11 février a lieu le dernier départ de cinq navires, cette fois au profit de la Compagnie néerlandaise des Indes orientales (VOC), pour la défense du Cap de Bonne-Espérance contre les Anglais. Les bateaux feront le voyage sous la protection de l'escadre de Peynier[8]. Ils seront vendus sur place au roi de France et continueront leur route vers l'Isle de France puis les Indes pour approvisionner Suffren.

1783. La fin de la guerre approche, Beaumarchais tente une expédition vers Saint-Domingue : 3 navires, dont deux l'Alexandre et la flûte la Ménagère prêtée par le Roi[9], sont capturés par un navire anglais le Mediator à la sortie de la Gironde le 9 décembre 1782[10]. Seule l'Aimable Eugénie, armée par Jean Peltier et commandée par son neveu Nicolas Baudin, réussit à s'échapper et à rejoindre Saint-Domingue, où il fait naufrage[Notes 6]. Une catastrophe pour Beaumarchais.

Les liens vers l'océan IndienModifier

La libération des prisonniers par les Anglais, voit l'arrivée en France d'un armateur de l'Isle de France : Robert Pitot, un Malouin d'origine. C'est lui qui avait réalisé le 2 septembre 1783, au cap de Bonne-Espérance, pour le compte de Montieu, la vente au roi des bateaux de l'expédition de soutien à la VOC. Des liens d'entraides vont se créer entre Peltier et Pitot. Ce dernier devenu veuf, épouse Marie Louise Hélène Lechault, le 29 juillet 1783. Les affaires sont devenues dures, baisse des frais de ports et de la demande en café et en sucre, d'où des difficultés de trésorerie et des faillites retentissantes. Malgré la paix signée à Versailles le 3 septembre 1783, la France ne réussit pas à instaurer réellement des liens commerciaux avec les USA. Jean Peltier crée une banque à Paris, Jean-Gabriel le représente sur place en association avec un cousin de J-J Carrier de Montieu : Étienne Carrier. Jean Peltier Dudoyer est caution et répondeur de son fils. Il donne «une hypothèque générale de ses biens présents et futurs et s’engage au payement, tant en principal qu’intérêts», des sommes qui sont prêtées par Messieurs J. B. de La Valette et Baudard de Sainte-James, trésorier de la Marine et des colonies. Jean Peltier Dudoyer garantit ainsi le prêt de trois cent mille (300 000) livres fait à Jean-Gabriel, remboursable dans 10 ans.

À cette époque Montieu se lance dans des achats immobiliers inconsidérés, dont le Château-Lafite en 1784, et pour cela fait un emprunt à Beaumarchais qu'il va devoir rembourser avec des traites sur Jean Peltier !

Le dernier voyage des AcadiensModifier

En 1785, le roi d'Espagne Charles III, désirant peupler la Louisiane pour faire face aux anglophones, obtient de Louis XVI, le droit d'y installer les derniers Acadiens qui traînent dans les ports français. Le consul d'Espagne Manuel d'Asper y Janer est chargé de la mission par le Comte d'Aranda. Sept bateaux sont affrétés dont deux par Jean Peltier : le Saint-Remy[11] et le Bon Papa[12], dont le second capitaine est son fils Marie-Étienne Peltier. Le dernier bateau est commandé par Nicolas Baudin. Arrivé sur place, Marie-Étienne, qui en a les pouvoirs, revend le Bon Papa le 19 août et achète une habitation[13] à Joseph Xavier de Pontalba, maison qu'il recède au vendeur le 30 septembre 1785 ! Cette opération reste un mystère. Il faudra attendre 8 ans pour retrouver Marie-Étienne à Charleston, corsaire de la République française.

L'année 1785 se termine mal pour Montieu, la vente de Château Lafite est annulée an nom du retrait lignager une pratique de la Guyenne. Les vendeurs ne restituant pas l'argent perçu, Montieu est en faillite et entraîne Jean Peltier dans sa chute. La banque parisienne, qu'il avait créée, ferme ses portes. Jean Peltier et François Michaud payent leurs dettes et seront réhabilités par le Parlement de Bretagne le 4 mars 1788[14].

Ses relations avec Pitot ont tourné Jean Peltier vers l'Océan Indien. D'abord, en 1786, vers le Mozambique pour de la traite. Puis spécialement vers l'Isle de France de 1788 à 1802, à la suite des dissensions qui apparaissent à Saint-Domingue. De son côté Robert Pitot fait faillite et décède au cours d'un voyage à Madrid le 13 octobre 1786[15], laissant sa veuve en France, loin de son patrimoine mauricien. Jean Peltier lui trouve un embarquement pour l'Isle de France.

L'Isle de FranceModifier

Jean Peltier a l'esprit ouvert aux idées nouvelles et le 4 novembre 1788, à la fin de la délibération du conseil communal de Nantes, il est un des premiers à signer une requête en faveur du Tiers-état et de leur représentation. Ainsi, le 1er avril 1789, il participe à l'élection de 12 députés[Notes 7]. Au mois d'août 1789, son fils Jean-Gabriel écrit un libelle prémonitoire adressé aux députés bretons : "Sauvez-nous ou Sauvez-vous".

 
Gravure du Port-Louis, mise à la disposition par le Blue Penny Museum, Le Caudan Waterfront, Port Louis, Mauritius.

Mais devenu veuf (26 mai 1788), Jean Peltier s'embarque le 28 juillet 1790 pour rejoindre Manon et son frère Louis[16] à l'Île Maurice. Arrivé le 20 novembre, il vend la cargaison et le navire, et s'installe paroisse Saint-Louis au Port Nord-Ouest[Notes 8]. Le 31 janvier 1791 Jean et Manon se marient, mais sous la séparation de biens[17]. Jean Peltier ayant peu de liquidités, rejoint la France [Notes 9] pour réarmer un nouveau bateau et revenir. La situation en France s'est dégradée, il peut quitter la Loire le 6 septembre 1792 (4 jours après les massacres parisiens) sur l'Aimable Suzanne. Arrivé le 8 mars 1793, le bateau va continuer vers l'Inde où il sera vendu dans les années 1794-95. En 1798, il regagne la France pour organiser un nouveau voyage. Il a assisté, en 1796, à l'échec de René Gaston Baco de La Chapelle et Étienne Laurent Pierre Burnel dans leur mission d'abolir l'esclavage à l'Isle de France, aussi en décembre 1798, il propose au Directoire de lui confier la mission de l'abolition de l'esclavage dans cette île[18]. Sa suggestion restera sans réponse. La Paix d’Amiens semble se dessiner, Jean Peltier et François Michaud décident d'armer une prise anglaise, appartenant à Alexis François Joseph Dauchy, de Dunkerque, qui attend dans le port de Nantes. Ils ont le projet d'aller à Tranquebar (Indes danoises), où réside un parent Augustin Baudin, en faisant une escale à l'Isle de France. Sans attendre la paix qui ne sera signée que le 25 mars 1802, la Félicité, quitte Nantes le 4 janvier. Les 278 tonneaux du bateau emmènent tout un matériel pour les sucreries en raison des difficultés à s'approvisionner en sucre avec Saint-Domingue. Ils arrivent à l'Isle de France au mois de juin. Ont-ils poursuivi leur voyage vers l'Inde ? Impossible de le dire, le rôle de désarment archivé à Lorient a été détruit pendant la guerre de 1939-45. Par les passagers, on sait que le navire est de retour à Lorient le 7 janvier 1803, avec à son bord Jean Peltier.

Le décès à NantesModifier

 
Le lieu de décès de Jean Peltier Dudoyer.

Profitant, lui aussi de la Paix d'Amiens, Napoléon intente un procès à Londres[19], contre Jean-Gabriel Peltier, le journaliste qui l'agresse depuis des années dans la presse émigrée. C'est pendant ce procès que Jean Peltier décède le 23 février 1803 à Nantes[20] à la Place de la Petite-Hollande, ne possédant plus que 3 416 Francs de biens mobiliers. Sa seconde épouse décédera à l'Ile Maurice le 23 avril 1823.

HommagesModifier

Jean Peltier Dudoyer a été officiellement reconnu en 2005 comme "ayant servi la cause de l'Indépendance Américaine" par la Société en France des Fils de la Révolution Américaine (RUP) et a été inscrit en tant qu'ançêtre qualifiant sous le n° 334. Une fiche biographique de Jean Peltier Dudoyer a été incorporée au "Dictionnaire biographique des ancètres SAR". Le 16 juin 2005, the National Society of the Sons of the American Revolution (NSAR) a reconnu ses mérites, et a attribué à un de ses descendants, agréé comme membre de l'association, le certificat N° 165163.

BibliographiesModifier

  • Claude Wanquet, La France et la première abolition de l'esclavage: 1794-1802, Karthala Éditions, 1998, 724 p. (lire en ligne [archive]), « L'équipée de Baco et Burnel », p. 293-296. Jean Peltier Dudoyer, p. 115.
  • Tugdual de Langlais, L'armateur préféré de Beaumarchais … Jean Peltier Dudoyer, de Nantes à l'Isle de France, Coiffard Éditions, 2015, 340 p.
  • Roger Lafon, Beaumarchais le brillant armateur, Société d'éditions géographiques, maritimes et coloniales, Paris, 1928, pp. 81, 98, 159, 163, 170, 171, 172, 212.
  • Jules Marzan, Beaumarchais et les affaires d'Amérique, lettres inédites, Librairie Édouard Champion, Paris, 1919, pp. 5, 23, 27, 32, 37, 38, 43, 45, 46.
  • "Cahier des Anneaux de la Mémoire", n°16, La Loire et le commerce atlantique XVIIe-XIXe siècle, Nantes, 2015, pp. 115-137.
  • Pierre Nardin, Gribeauval, Lieutenant général des armées du roi (1715-1789), Les cahiers pour la fondation pour les études de défense nationale, Paris, 1982. Le procès des Invalides.
  • "Journal politique ou gazette des gazettes", A. Bouillon, Année 1773, octobre, novembre et décembre. Volume 45, p. 42, 63, 33, 34, 43, 40, 37. Évoque le procès des Invalides.
  • Léon Rouzeau, "Annales de Bretagne" : Aperçu du rôle de Nantes dans la guerre d'indépendance américaine (1775-1783), pp. 217-278, N° 2 – Tome LXXIV, 1967.
  • Patrick Villiers Le commerce colonial atlantique et la guerre d'Indépendance américaine, Paris, 1975, prix Académie de marine 1976, p. 56, 89, 287, 331, 404, 410, 412.
  • "Naval Documents of the American Revolution", Vol. 12, avril-mai 1778, Michael J. Crawford Editor; Denis M. Conrad, assoicate Editor, Naval history and heritage command department of the Navy, Washington, DC, 2013. p 180 n, 510, 722, 730, 731, 769, 770.
  • Alain Demerliac, La Marine de Louis XVI : Nomenclatures des navires français de 1774 à 1792, Ancre, 1996.
  • Camille Mellinet, La commune et la milice de Nantes, Vol. 5, 1840, Nantes, pp. 360, 385 & 386.
  • Tugdual de Langlais, Marie-Étienne Peltier Capitaine corsaire de la République : 1762-1810, Coiffard Éditions, 2017, 240 p.
  • Hélène Maspero-Clerc, Un journaliste contre-révolutionnaire Jean-Gabriel Peltier (1760-1825), Sté d'Études Robespierriste, 1973, 340 p.
  • Dictionnaire de Biographie Mauricienne (Dictionary of Mauritian Biography) : Robert Pitot fascicule 37, 1981, p 1112, et Jean Peltier Dudoyer fascicule 60, 2010, pp. 2284-2287, Curepipe (Ile Maurice)
  • Raymond d'Unienville, Histoire politique de l'isle de France (1791-1794), 1982, 261 p. Et Histoire politique de l'isle de France (1798-1803), Publications des Archives de Maurice, 1989, 343 p.
  • Le Chasse-Marée, "Jean Peltier armateur obstiné", N° 288, août 2017, pp. 36-45. Article de Nathalie Couilloud.
  • Jacques de Certaines, Jean Peltier Armateur à Nantes au Siècle des lumières, Éditions Apogée, Rennes, 2011, 173 p.
  • Thierry Clayes, Dictionnaire biographique des financiers en France au XVIIIe siècle, 2 volumes : Tome I de la lettre A à K, p 145 et 427. Tome 2 de la lettre L à Z, Éd. L'Harmatan, Paris, 2011.

SourcesModifier

  • Beaumarchais correspondance, Tome III (1777), Brian. N. Morton, Nizet, Paris, 1972. pp. 86, 95.
  • Beaumarchais correspondance, Tome IV (1778), Brian. N. Morton et Donald C. Spinelli, Nizet, Paris, 1978. pp. 28, 272 n. 2, 286, 286 n. 3, 312.
  • Beaumarchais Correspondance Tome V, Donald C. Spinelli. pp. 48, 49, 53, 55 n. 3, 100, 108, 110, 194, 312, 319, 357, 365. Wayne State University.
  • Répertoire des expéditions négrières françaises au XVIIIe siècle, Jean Mettas, 2 tomes, Société Française d'Histoire d'Outre-mer (SFHOM), 1978 & 1984. pp. 962, 969, 990, 995, 996, 1039, 1129, 1168, 1181, 2337
  • The papers of Benjamin Franklin : Volume XXIII, p 38, p 190. Vol. XXIV, lettre du 1 mai 1777, p 40, p 111, p 133, p 175, p 225, p 250, p 258, lettre du 8 juillet 1777 p 1, p 350, p 474, p 549. Vol. XXV, p 117, p 131, p 145, pp 159-160, p 194, p 295, p 705.Vol. XXVI, p 206. Vol. XXVII, p 259, p 454, p 463. Vol. XXVIII, p 41, p 305 n 9, pp 407-408, p 523, p 523 n. 3, p 524, p 532 n. 5. Vol. XXIX, p 124, p 129, p 144 n.7, p 166, pp 167-168, p 198. Vol. XXX, p 140.
  • Lettrers of Wiliam Lee : Volume II, 1766-1783, p 556. p 628, p 387, p 388 n 8, p 556, p 631. Collected and edited by Worthington Chauncey Ford, Brooklyn, N.Y. 1891.
  • The Deane papers, 1774-1790, p 211, p 222, p 223, p 224, p 225, p 242, pp 256-258. Collections of the New-York Historical Society, 1887.

Article connexeModifier

Notes et référencesModifier

RéférencesModifier

  1. Premier mariage, AD du M-&-L, 5E30/239.
  2. Henri Librec, La Franc-maçonnerie dans la Loire-Inférieure, 1744 – 1948" d', p 81., Nantes, SNEP, , p. 81
  3. Achat de la "Commission rémunérée d'inspecteur de tous les ports et de tous les quais depuis Nantes jusqu'à Ingrandes". A. Municipales de Nantes, Registre BB100 des délibérations de la ville de Nantes, F° 135 V° et 136 R° & V°.
  4. https://founders.archives.gov/documents/Franklin/01-25-02-0157
  5. AD L-A, Série II C.- Domaines et droits joints, Contrôle des actes 2 C 3070 TOME I, Folio 61 V°.
  6. Bataille au large de Liverpool, Nova Scotia (1778), page Wikipédia en anglais.
  7. AD L-A. Actes de propriété B art. 4506, F° 50-51.
  8. AN. MAR/B/3/721, F° 181, Correspondance du Ponant, janvier à mars 1782.
  9. Alain Demerliac, La Marine de Louis XVI : Nomenclatures des navires français de 1774 à 1792. Navire N° 2131
  10. TNA, ADM 51/567, Journal de bord du Capitaine Luttrel
  11. AD L-A, C1287, Armement 1er semestre 1785, Capitaine Alexandre Baudin (frère de Nicolas et d'Augustin)
  12. AD L-A, C1287, Armement 1er semestre 1785, Capitaine Gabriel Benoist.
  13. Archives Notariales de la Nouvelle-Orléans, Notaire Fernando Rodriguez, Vol 6, F° 704-706.
  14. Réhabilitation de Jean Peltier Dudoyer et François Michaud, AD 35, 1 Bf 1576, "arrêt sur rapport" en provenance de "La Grand-Chambre" du Parlement de Bretagne.
  15. Requête de Charles Pitot. AN. V7/1-520. Grande Chancellerie et Conseil. Commission extraordinaire. V7/403.
  16. Dictionnaire de Biographie Mauricienne, Fascicule N° 59, septembre 2008, pp 221-223.
  17. Second mariage, CAOM, MAUR 420, contrats N°27 et N° 28.
  18. Extrait lettre du citoyen Peltier Dudoyer pour abolition de l'esclavage, A.N., le Directoire, Relations Extérieures, 76. AN, AF III 209.
  19. The trial of John Peltier, Esq. London, 1803, Printed for th Booksellers.
  20. Acte de décès de Jean Peltier, A. M. de Nantes 1E307, 1ère Division. Enterrement à Sainte-Croix, BMS/Sainte-Croix : 1803.

NotesModifier

  1. La graphie des noms propres étant encore variable au XVIIIe siècle, on trouve son nom parfois écrit : Pelletier, Peltier-Dudoyer, Pelletier-Dudoyer, Peltier du Doyer ou Le Pelletier
  2. Dont la Tempête achetée à Robert Surcouf l'aîné. AD L-A., Actes de propriété B art. 4505, F° 72.
  3. Correspondence from Jean Peltier Dudoyer to John Langdon, 14 September 1778 and 23 November 1778. Flat Box 4, Folder 19. John Langdon Papers, 1761–1817 (MS050). Portsmouth Athenaeum, Portsmouth, New Hampshire.
  4. Pendant la "Quasy War", en août 1799, le Capitaine McNeil a tenté de s'emparer du corsaire commandé par Marie-Étienne Peltier dans le port de Paramaribo. Après un simulacre de combat, il a dû le livrer aux Anglais qui bloquaient le port
  5. Jonathan Williams s'est justifié auprès de Benjamin Franklin dans une lettre du 10 octobre 1778. The papers of Benjamin Franklin, Volume XXVII, pp. 536-539
  6. Selon la mention portée sur le rôle d'équipage conservé aux AD L-A de Nantes, C1282 : "Naufragé et désarmé à Fort-Plata,suivant la déclaration du capitaine"
  7. Cahier des Plaintes et Doléances de 1789, A. M. de Nantes, BB 112, f° 51-53.
  8. Précédemment Port-Louis, puis en septembre 1793 Port de la Montagne, puis Port-Napoléon sous l'Empire et finalement redevenir Port Louis après la conquête anglaise en 1810.
  9. Jean-Gabriel Peltier dans Le cri de la douleur, édité chez Senneville à Paris en 1792, p 30, indique "à votre retour de l'Inde". L'Isle de France est dans l'Océan Indien.

Liens externesModifier

  • www.soc-histoire-maurice.org Site de la Société de l'Histoire de l'Île Maurice (SHIM).
  • https://www.delanglais.fr/Peltier/index.html La famille Peltier : Jean Peltier Dudoyer et la bio de ses deux fils Jean-Gabriel et Marie-Étienne.
  • http://www.awiatsea.com/ Contient des informations sur la marine et l'armée américaines, les corsaires, les listes des prises et des officiers.