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Jean-François Julliard (ONG)

journaliste
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Jean-François Julliard
Karlsmedaille für europäische Medien an Reporter ohne Grenzen, 2009.jpg
Jean-François Julliard (milieu) avec la médaille Charlemagne pour les médias européens.
Biographie
Naissance
Nationalité
Formation
Activité

Jean-François Julliard, né en 1973 à Valognes. Il est directeur général de l'association Greenpeace France depuis 2012. Il est secrétaire général de Reporters sans frontières de 2008 à 2012. Il vit actuellement à Pantin et se revendique végétarien[1].

Sommaire

BiographieModifier

Jean-François Julliard se forme à l'Institut français de presse. Il entre à Reporters sans frontières en 1998 comme objecteur de conscience. Il est responsable du bureau Afrique avant d'être nommé responsable de la recherche en 2005.

En février 2001, il est interpellé à Tunis et expulsé de Tunisie après avoir distribué des exemplaires du mensuel interdit Kaws el Karama, publié par Jalal Zoghlami.

En octobre 2001, il est projeté au sol par des policiers en civil après avoir été aspergé de gaz lacrymogène devant le siège du Parti socialiste à Paris, alors qu'une délégation de Reporters sans frontières manifestait contre la visite du président du Burkina Faso, Blaise Compaoré, l'accusant d'être responsable de l’assassinat du journaliste Norbert Zongo.

Le lundi 24 mars 2008, durant la cérémonie d'allumage de la flamme olympique à Athènes, et en compagnie de Robert Ménard et Vincent Brossel, il perturbe le discours du président du comité d'organisation olympique chinois Liu Qi, en arborant une banderole représentant les anneaux olympiques remplacés par des menottes, logo de RSF visant à dénoncer les manquements aux droits de l'homme en Chine.

Lors du passage de la flamme olympique à Paris, plusieurs grimpeurs accrochent des drapeaux représentant les anneaux olympiques sous forme de menottes, symboles de la campagne de Reporters sans frontières, sur un grand nombre de monuments emblématiques de Paris. Jean-François Julliard grimpe, de nuit, sur Notre-Dame, afin d’y brandir ce même drapeau avec Priscilla Telmon, Sylvain Tesson et Robert Ménard[2].

Le 26 septembre 2008, il est promu secrétaire général de l'ONG, succédant ainsi à Robert Ménard, démissionnaire[3]. En mai 2011, invité de Pascale Clark sur France Inter, il prend ses distances avec les propos de son prédécesseur sur l'extrême-droite et la peine de mort[4]

À son arrivée à la tête de Reporters sans frontières, il insiste pour que l'organisation soit plus soucieuse de défendre la liberté de la presse en Europe et notamment en France[5].

En octobre 2011, il inaugure le premier bureau de RSF en Tunisie[6]

Il est par ailleurs rédacteur en chef de l'hebdomadaire Qui-Vive ! édité par Reporters sans frontières.

Le 12 décembre 2011, il est nommé directeur général de Greenpeace France et prend ses fonctions le [7]. Sous sa direction, l'ONG se développe et augmente d'un tiers ses effectifs. Jean-François Julliard explique que l'association reste fidèle à ses valeurs[8]. L'organisation lance également deux nouvelles campagnes, sur l'élevage et la pollution de l'air. Comme l'association qu'il dirige, il est anti-nucléaire et fait activement campagne contre les entreprises du secteur[9].

En juin 2013, il fait partie des anciens salariés de Reporters sans frontières qui signent une lettre ouverte à Robert Ménard dans les colonnes de Libération[10]. Ils prennent définitivement leur distance avec lui.

A l'automne 2013, il mène campagne pour la libération de 30 activistes de Greenpeace arrêtés par la Russie sur le bateau Arctic Sunrise[11].

En 2015, à l’occasion des 30 ans de l’attentat contre le Rainbow Warrior à Auckland, Jean-François Julliard a inauguré un ponton au nom de Fernando Pereira[12], photographe mort dans l’explosion du bateau.

Début 2017, il soutient la campagne de la fondation Nicolas Hulot et de l’association Emmaüs « Présent » mais il est par la suite critique de l’action de Nicolas Hulot dans le gouvernement d’Edouard Philippe.

En avril 2017, entre les deux tours de l’élection présidentielle française, Greenpeace France affiche une banderole « Liberté, Egalité, Fraternité » sur la Tour Eiffel, qui ne soutient pas Emmanuel Macron et Jean-François Julliard reste critique de sa politique environnementale[13].

En décembre 2018, il lance l’Affaire du Siècle au nom de Greenpeace France, avec les organisations Notre Affaire à tous, la FNH et Oxfam France. Les quatre ONG attaquent l’Etat français pour inaction climatique. Greenpeace participe également activement aux mobilisations climatiques et soutient les grèves des jeunes au nom du climat.

PublicationsModifier

En septembre 2015, il publie son premier ouvrage aux Éditions Don Quichotte, Les Veilleurs du ciel.

En mars 2019, Greenpeace France publie Greenpeace France, une histoire d’engagements[14] dont Jean-François Julliard assure la promotion dans les médias. Il fait le lien entre les fondateurs de Greenpeace et les mouvements actuels de défense du climat[15] et fait un pas vers les mouvements sociaux.

Il est contributeur du livre Pourquoi je suis écologiste ? de Gregoire Christian.

En mai 2019 paraît On ne joue plus[16], aux éditions Don Quichotte/Seuil, dont il est l'auteur. Le livre part du constat qu’il faut accélérer les changements structurels pour préserver notre avenir sur Terre, face aux périls du changement climatique et de la perte de biodiversité. Pour cela, il faut tenter de nouvelles formes d’actions, multiplier les actions de désobéissance civile pour hausser le ton ou encore mettre les responsables face à leur inaction ou défaut d’action dans le cadre de procédures juridiques[17].

Notes et référencesModifier

  1. « De Greenpeace à Pantin avec Jean-François Julliard », sur https://www.bonjour-pantin.fr, Bonjour Pantin, (consulté le 3 mai 2019)
  2. Jean-Louis Tremblais, « Le drapeau noir flotte sur les JO », Le Figaro, 14 avril 2008.
  3. Robert Ménard quitte le poste de secrétaire général de Reporters sans frontières ; Jean-François Julliard lui succède, RSF, 26 septembre 2008.
  4. https://www.dailymotion.com/video/xio0mx_jean-francois-julliard_news
  5. https://www.dailymotion.com/video/x7h7k1_julliard-rsf-la-france-indigne-d-un_news
  6. RSF promet une aide technique, financière et politique en faveur des journalistes tunisiens, Tunis Afrique Presse, 10 octobre 2011.
  7. « Jean-François Julliard prend la tête de Greenpeace », sur Le Nouvel Observateur,
  8. Hervé Kempf et Lorène Lavocat, « Greenpeace : « On veut diviser par deux la consommation de viande et de produits laitiers » », Reporterre,‎ (lire en ligne)
  9. Olivier Cognasse, « "Nous pointons du doigt ce qui ne fonctionne pas", explique Jean-François Julliard, dg de Greenpeace France », L'Usine Nouvelle,‎ (lire en ligne)
  10. « Lettre d'ex de RSF à Robert Ménard », sur Libération,
  11. « Jean-François Julliard se bat pour libérer les 30 de l'Arctique », sur https://www.francetvinfo.fr, FranceTV Info, (consulté le 3 mai 2019)
  12. « Bordeaux : l'hommage du festival Ocean Climax à Fernando Pereira, le photographe de Greenpeace », sur http://maplanete.blogs.sudouest.fr/, Sud Ouest, (consulté le 3 mai 2019)
  13. Hervé Kempf et Lorène Lavocat, « Greenpeace : « On veut diviser par deux la consommation de viande et de produits laitiers » », Reporterre,‎ (lire en ligne)
  14. « Une histoire d'engagements, Greenpeace France », sur http://editionslesliensquiliberent-blog.fr/, (consulté le 3 mai 2019)
  15. « Le combat écologique est un combat de longue haleine », sur https://www.la-croix.com, La Croix, (consulté le 3 mai 2019)
  16. « On ne joue plus », sur http://www.seuil.com, (consulté le 13 mai 2019)
  17. « La personnalité de la semaine », sur https://www.franceinter.fr, France Inter, (consulté le 13 mai 2019)

Liens externesModifier