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Jean-Charles Gille-Maisani

ingénieur (polytechnicien), psychiatre, psychologue et graphologue
Jean-Charles Gille-Maisani
Portrait de Jean-Charles Gille-Maisani
Le Pr Gille enseignant à l'université Laval.
Biographie
Nom de naissance Jean-Charles Justin Gustave Xavier Gille[1]
Naissance Voir et modifier les données sur Wikidata
à TrèvesVoir et modifier les données sur Wikidata
Décès Voir et modifier les données sur Wikidata (à 70 ans)
à QuébecVoir et modifier les données sur Wikidata
Thématique
Formation École polytechnique, université Harvard, faculté de médecine de Paris, lycée Janson-de-Sailly (-) et lycée Hoche (-)Voir et modifier les données sur Wikidata
Profession Écrivain, psychologue, professeur d'université (d) et psychiatreVoir et modifier les données sur Wikidata
Employeur Université LavalVoir et modifier les données sur Wikidata
Distinctions Prix Summa ()Voir et modifier les données sur Wikidata

Jean-Charles Gille-Maisani, connu sous le nom de Jean-Charles Gille, né le à Trèves (Province de Rhénanie) et mort le à Sainte-Foy (Québec), est un ingénieur, psychiatre, psychologue et graphologue français, émigré au Canada.

BiographieModifier

Il est le fils d'Angéline Jeanne Maisani, née en 1885 à Ajaccio, et de Charles Étienne Gille (1874-1963), né et mort à Romagne-sous-les-Côtes dans la Meuse, colonel du génie, commandeur de la Légion d'honneur, titulaire de la croix de guerre 1914-1918.

Il naît à l'hôpital militaire de Trêves, alors que son père, chef de bataillon au 52e génie, fait partie des troupes d’occupation de la Rhénanie, en application du traité de Versailles.

Ingénieur diplômé de l’École polytechnique[2],[1], il intègre le corps des ingénieurs militaires de l’aéronautique, corps qui a ultérieurement été regroupé avec d’autres corps dans le corps des ingénieurs de l’armement. Il poursuit ensuite ses études aux États-Unis et obtient une maîtrise en génie physique de l'université Harvard. De retour en France, il obtient une licence de lettres spécialisée en psychologie, puis un doctorat en médecine à la faculté de médecine de Paris.

Il exerce par la suite dans le Service technique aéronautique français et il est professeur, directeur d'études puis sous-directeur de l'École nationale supérieure d'aéronautique de Paris. L'enseignement de l’« automatique » commence en France en 1956, à l'ENSA, sous son impulsion. Il a pris conscience de l'intérêt des automatismes lors d'un séjour aux États-Unis, notamment lors de ses passages au M.I.T. et à l'université Harvard, intérêt essentiellement lié aux applications militaires[3]. À partir des années 1960, il enseigne l'automatique et les mathématiques à la faculté des sciences et de génie de l'université Laval de Québec, au Canada, où il devient professeur titulaire en 1967, et se fixe définitivement au Québec[4].

En 1963, il est témoin de la défense au procès de Jean Bastien-Thiry, polytechnicien et ingénieur spécialisé en aéronautique comme lui et d'une promotion voisine, impliqué dans l'attentat du Petit-Clamart contre le général de Gaulle, alors président de la République française[N 1].

Il publie une multitude d'œuvres dans des domaines assez variés comme les mathématiques, la modélisation et la conception de systèmes asservis (le pilotage automatique), la psychologie, la caractérologie, la graphologie, le rapport entre les groupes sanguins et le caractère, etc.

PublicationsModifier

Quelques œuvres en mathématiques et en sciences physiquesModifier

En collaboration avec Marc Clique:

  • La représentation d´état pour l´étude des systèmes dynamiques, Paris : Eyrolles, 1975
  • Calcul matriciel et introduction à l´analyse fonctionnelle, Lidec, Montréal, 1984
  • Systèmes linéaires. Équations d´état, Paris : Eyrolles, 1984

En collaboration avec Paul Decaulne et Marc Pélegrin:

  • Systèmes asservis non linéaires, Dunod, Paris, 1967
  • Dynamique de la commande linéaire, Dunod, Paris, 1985

En collaboration avec S. Wegrzyn, Pierre Vidal et O. Palusinski:

  • Introduction à l´étude de la stabilité dans les espaces métriques, Dunod, Paris, 1971

Quelques œuvres de psychologie et graphologieModifier

  • Écriture de poètes. De Byron à Baudelaire, Dervy-Livres, Paris, 1977
  • Écritures de compositeurs. De Beethoven à Debussy, Dervy-Livres, Paris, 1978
  • Types de Jung et tempéraments dans l’écriture. Corrélation avec le groupe sanguin. Utilisation en psychologie appliquée, Maloine, 1978
  • Écritures de poètes. Graphologie et poésie. De Sully-Prudhomme à Valery, Dervy-Livres, Paris, 1981
  • Poésie, Musique et Graphologie, Dervy-Livres, Paris, 1988
  • Adam Mickiewicz, poète national de la Pologne. Étude psychanalytique et caractérologique, Bellarmin, Montréal, 1988
  • Psychologie de l'écriture, Payot, Paris, 1990

En collaboration avec Fanchette Lefebure:

  • Graphologie et test de Szondi, 2 volumes, Masson, Paris, 1990

Prix et distinctionsModifier

  • 1994 : Prix Summa (volet enseignement) de l'université Laval[5].

CitationsModifier

  • « Nous sommes pressés, allons lentement ! » (Lyautey)
  • « L'avance est une constante, le retard un exponentiel. »
  • « Les étudiants de groupes sanguins A étudient mieux à partir de leurs propres résumés. »
  • « Vous, vous entrez dans la vie, moi j'en sors, auriez-vous l'obligeance de me vouvoyer. »

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Jean Bastien-Thiry est néanmoins condamné puis exécuté : c’est le dernier condamné à mort fusillé en France.

RéférencesModifier

  1. a et b Ouvrir la « Page d’accueil », sur le site de la bibliothèque de l'École polytechnique, Palaiseau (consulté le 28 juin 2015), sélectionner l’onglet « Catalogues de la BCX → Famille polytechnicienne », effectuer la recherche sur « Jean-Charles Gille », résultat obtenu : « Gille, Jean-Charles Justin Gustave Xavier (X 1943) ».
  2. De la promotion X1943 (il s'agit de l'année d’entrée à l'École), cf. « Fiche de Jean-Charles Gille », sur le site de l'association des anciens élèves et diplômés de l'École polytechnique (l'AX), Paris (consulté le 28 juin 2015) ; y est notamment indiqué le corps de sortie de Jean-Charles Gille : « ingénieur de l’armement spécialisé en aéronautique ». Dans les fichiers de l'École polytechnique et celui de l'association des anciens élèves, il est ainsi enregistré sous son nom de naissance, Jean-Charles Gille : il fait plus tard ajouter à « Gille », son nom patronymique, celui de sa mère corse, « Maisani ».
  3. Histoire de l’automatique à la faculté des sciences de Lille, 1958-1997, par Pierre Vidal, professeur à l'université des sciences et technologie de Lille.
  4. Dont il apprécie, semble-t-il, le mélange de « vieille France » et d'« Amérique moderne ».
  5. Les prix Summa à travers le temps sur le site de la faculté des sciences et de génie de l'université Laval.

BibliographieModifier

  • « Hommage à un homme remarquable », Au fil des événements, 2 mars 1995, publications de l'université Laval.

Liens externesModifier