Javier Ortega Smith

avocat et homme politique espagnol

Javier Ortega Smith
Illustration.
Javier Ortega Smith en 2018.
Fonctions
Secrétaire général de Vox
En fonction depuis le
(8 ans, 2 mois et 15 jours)
Président Santiago Abascal
Prédécesseur Iván Espinosa de los Monteros
Député aux Cortes Generales
En fonction depuis le
(3 ans, 6 mois et 19 jours)
Élection
Réélection
Circonscription Madrid
Législature XIIIe et XIVe
Groupe politique Vox
Conseiller municipal de Madrid
En fonction depuis le
(3 ans, 6 mois et 19 jours)
Élection 26 mai 2019
Biographie
Nom de naissance Francisco Javier Ortega Smith-Molina
Date de naissance (54 ans)
Lieu de naissance Madrid (Espagne)
Nationalité espagnole
argentine
Parti politique Vox (depuis 2013)
Diplômé de Université d'Alcalá de Henares
Université pontificale de Comillas
Profession Avocat

Francisco Javier Ortega Smith-Molina, né le à Madrid, est un avocat et homme politique espagnol. Il est le secrétaire général du parti d'extrême droite Vox.

BiographieModifier

Fils et petit-fils d'avocats proches du régime franquiste, Javier Ortega Smith est né à Madrid d'un père espagnol et d'une mère argentine[1]. Il détient la double nationalité. Ses trois frères ont fait carrière dans les affaires, devenant propriétaires d'entreprises[1]. Il est cousin de Juan Chicharro Ortega, général de réserve et directeur de la Fondation nationale Francisco Franco[2].

Il obtient une licence en Droit à l'Université d'Alcalá de Henares et est diplômé de l'École de Pratiques Juridiques ICAI-ICADE (Escuela de Prácticas Jurídicas del ICAI-ICADE).

Il effectue le service militaire obligatoire à la base militaire de San Pedro, Colmenar Viejo[3].

Parcours politiqueModifier

Il collabore à la fin des années 1980 à la revue Así, éditée par la Falange Española de las JONS. Il y exalte la figure de José Antonio Primo de Rivera et glorifie le parti de la Falange des années 1930[4].

Il est candidat aux élections européennes de 1994 sur la liste du Foro-CDS[5].

Depuis le , il est secrétaire général du parti Vox.

Lors du procès des leaders indépendantistes catalans qui débute le , Javier Ortega Smith exerce l'accusation populaire au nom de Vox[5].

En 2e position sur la liste du parti Vox menée par Santiago Abascal dans la circonscription de Madrid pour les élections générales de 2019, il est élu député. Il est réélu lors des élections générales anticipées du 10 novembre 2019 pour la XIVe législature.

Il s'oppose à Santiago Abascal au sein de Vox. Celui-ci est intervenu afin d’évincer des partisans de son rival de la direction de sections provinciales du parti[6].

Prise de positionModifier

Javier Ortega Smith est un militariste convaincu[1]. Il soutient que l'histoire de l'Espagne est « inextricablement liée à l'épée et à la croix »[7]. Dans un discours donné en 2018, il loue le « rôle prépondérant » des forces espagnoles lors la bataille de Lépante en 1571, qu'il voit comme une victoire sur la « barbarie » (l'Empire ottoman)[8].

Il défend la mémoire de José Antonio Primo de Rivera, le fondateur du parti phalangiste, qu'il décrit comme « l'un des grands hommes de l'histoire »[9]. En octobre 2019, il provoque une polémique en accusant Las Trece Rosas (treize jeunes femmes exécutées par le régime franquiste en aout 1939), d'avoir été des « tortionnaires », des « meurtrières » et des « violeuses ». Le régime franquiste lui-même les accusant seulement d'avoir défendu la république espagnole lors de la guerre civile[10]. Il défend certains aspects de la junte militaire d'Argentine lors d'une conférence donnée à Buenos Aires en août 2019[11].

Il est opposé au droit à l'avortement. Il lui a été reproché de banaliser les violences conjugales[12]. Il fustige les immigrants comme étant « porteurs de graves maladies infectieuses »[13].

Il organise en 2012 des manifestations devant l’ambassade de l'Argentine contre la présidente Cristina Fernández de Kirchner, qu'il accuse de soutenir le Venezuela et l'Iran, et appelle à l'expulsion de l'Argentine du G20[1]. Il défend des positions pro-israéliennes[1].

Notes et référencesModifier

  1. a b c d et e (es) Joan Cantarero, « Ortega Smith & Wesson », sur Crític,
  2. (es) Mariela Rubio, « La Fundación Francisco Franco reconoce vínculos entre sus dirigentes y líderes de Vox », sur Cadena SER,
  3. (es) Miguel González, « Javier Ortega Smith, el francotirador de Vox », El País,‎ (ISSN 1134-6582, lire en ligne, consulté le )
  4. (es) « El pasado falangista de Javier Ortega Smith », sur lamarea.com,
  5. a et b (es) Sergio Sangiao, « Los tránsfugas de Abascal », sur ctxt.es | Contexto y Acción,
  6. (es) « La guerra entre Abascal y Ortega Smith por el control de Vox se recrudece », sur Moncloa,
  7. (es) « Vox recupera el brindis de los Tercios de Flandes: “Que el traidor a España no encuentre perdón” », sur El Español,
  8. (es) Guillermo Fernández, « Vox abre la puerta », sur Contexto y Acción,
  9. (es) « Ortega Smith: "José Antonio Primo de Rivera es uno de los grandes hombres de la historia" », sur El Español,
  10. (es) Patricia R. Blanco, « La falacia de Ortega Smith sobre las Trece Rosas que el propio régimen de Franco desmiente », El País,‎ (lire en ligne)
  11. Rosa Moussaoui, « Amérique latine. Vox tisse sa toile néofasciste outre-Atlantique », sur L'Humanité,
  12. « Mireia Borrás, la députée d’extrême-droite espagnole qui fait le buzz », sur www.equinoxmagazine.fr,
  13. (es) « El vídeo más difundido de Ortega Smith tras conocerse su positivo por coronavirus », sur El HuffPost,

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

  • Fiche sur le site du Congrès des députés : XIIIe, XIVe législature.