Jacques de Guillebon (essayiste)

journaliste et essayiste français
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Jacques de Guillebon
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Jacques de Guillebon, né le à Annecy, est un essayiste et journaliste français.

BiographieModifier

Après le baccalauréat, Jacques de Guillebon ne poursuit pas d'études et ne passe pas d'autre diplôme[1].

Collaborateur de la revue littéraire Immédiatement, Jacques de Guillebon en est le rédacteur en chef de 2002 à 2005, année où la revue cesse de paraître[2].

Il soutient Julien Coupat et le « groupe de Tarnac », ce qui, selon la journaliste Pascale Tournier, illustrerait « les liens qui peuvent exister entre les nouveaux conservateurs et une certaine gauche »[3]. Il a également participé aux manifestations contre le sommet du G8 à Gênes en 2001[4] et le sommet européen de Barcelone en 2002.

En tant que pigiste, il collabore à partir de 2002 au Figaro Magazine[5], à Famille chrétienne[6], à Valeurs actuelles, au Spectacle du Monde, à L’Homme nouveau, au Messager de Saint-Antoine, à Marianne[7], à La Vie et à Politique internationale et l’Action française[8]. Il écrit aussi pour les sites Atlantico, CultureMag et La Cause littéraire.

En 2005, son premier essai, Nous sommes les enfants de personne, préfacé par Chantal Delsol, est remarqué notamment lors d'un passage télévisé chez Thierry Ardisson[9].

Il est un temps éditorialiste de la revue Permanences et chroniqueur de Témoignage chrétien (la rédaction a rompu avec lui à la suite de ses positions sur le mariage pour tous). Directeur délégué du mensuel catholique La Nef de 2005 à 2009, il quitte ensuite ces fonctions pour y devenir éditorialiste[10]. Il rejoint la rédaction du magazine Causeur et apporte des manuscrits aux éditions du Cerf.

De 2009 à 2010, il travaille pour l'ancien quotidien gratuit Direct Soir[11].

En 2013, il se rapproche de Marion Maréchal-Le Pen, alors députée Front national du Vaucluse. Il la conseille bénévolement et écrit certains de ses discours.[12]

En , il est parmi les membres fondateurs du comité de rédaction de « la revue d'écologie intégrale » Limite[13].

En , il participe à la fondation du magazine conservateur L'Incorrect, dont il est le directeur de la rédaction[14].

En , il devient président du conseil scientifique de l'Institut des sciences sociales, économiques et politiques avec Patrick Louis[15].

ControversesModifier

En , il s'oppose aux manifestations devant le Théâtre de la Ville qui demandent le retrait de la représentation d’une pièce de Romeo Castellucci « Golgota picnic » et « Sur le concept du visage du fils de Dieu ». Il est pris pour cible par les nationalistes catholiques, comme Bernard Antony, qui lui décerne ironiquement le Prix Dolorès Ibarruri[16].

En , avec Falk van Gaver, et dans la perspective de l'ouverture du mariage civil aux couples de même sexe, il signe sur le site Nouvelles de France une tribune dans laquelle il écrit : « L'homosexualité est un désordre : un désordre mental, comportemental, moral, social, un désordre sentimental, un désordre amoureux. L'homosexualité est un mal, un mal social, un mal spirituel, un mal existentiel, et rien ne nous empêchera de le penser et de le dire »[17].

En , dans le magazine mensuel Causeur, il fait partie des 19 premiers signataires de « Touche pas à ma pute ! Le manifeste des 343 salauds » pour protester contre les sanctions qui pourraient toucher les clients des prostituées[18].

Après le premier tour de la présidentielle, avec quatre autres membres de l'Avant-garde, il appelle dans une tribune publiée dans Valeurs actuelles du 26 à rallier Marine Le Pen pour le second tour de l'élection présidentielle face à Emmanuel Macron [19].

En , il cosigne une tribune dans Valeurs actuelles qualifiant les Sleeping Giants d'« idiots utiles du fascisme »[20].

L'IncorrectModifier

En , il participe à la fondation du magazine L'Incorrect, dont il est le directeur de la rédaction[14]. Ce magazine positionné « entre droite et extrême droite » par Laurent de Boissieu[21], a été initié par des membres de L'Avant-Garde, dont Jacques de Guillebon et Laurent Meeschaert, directeur de la publication, d'autres « proches » de Marion Maréchal et des journalistes classés à l'extrême droite, comme Charlotte d'Ornellas.

OuvragesModifier

Notes et référencesModifier

  1. « Jacques de Guillebon, le chevalier servant de Marion Maréchal, Le Monde du 20 novembre 2018 », sur www.lemonde.fr (consulté le 21 octobre 2019)
  2. Voir ici sur le site de la BNF
  3. https://www.vice.com/fr/article/zmggde/il-y-a-un-revival-de-laction-francaise.
  4. « https://www.ojim.fr/portraits/jacques-de-guillebon/ »
  5. Voir ici
  6. Cf. le site de Famille chrétienne
  7. http://www.editionslatableronde.fr/ouvrage.php?id_ouv=I22630
  8. Jacques de Guillebon sur Luc Ferry, actionfrançaise.net
  9. « Interview mieux avant », sur ina.fr
  10. Cf. le site de La Nef
  11. Voir ici sur www.decitre.fr
  12. Olivier Faye, « « L’Incorrect », un nouveau mensuel qui veut faire la passerelle entre les droites », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  13. Gaël Brustier, « LIMITE, la nouvelle revue des jeunes conservateurs », Slate,‎ (lire en ligne)
  14. a et b « «L'Incorrect», nouveau mensuel à droite toute », Le Figaro,‎ (lire en ligne, consulté le 10 septembre 2017).
  15. http://www.europe1.fr/politique/marion-marechal-lance-son-ecole-de-sciences-politiques-a-lyon-3659624.
  16. « https://www.ndf.fr/en-avant/01-11-2011/l%E2%80%99honneur-des-imbeciles/ »
  17. NDF.fr
  18. Causeur.fr
  19. https://www.valeursactuelles.com/politique/cinq-membres-de-lavant-garde-appellent-voter-marine-le-pen-81846.
  20. https://www.valeursactuelles.com/societe/sleeping-giants-les-idiots-utiles-du-fascisme-113582.
  21. « L’Incorrect, un nouveau magazine entre droite et extrême droite », La Croix,‎ (ISSN 0242-6056, lire en ligne, consulté le 22 janvier 2020)

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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