Famille de Guillebon

Famille de Guillebon
Le Thoillier de Guillebon
Image illustrative de l’article Famille de Guillebon
Armes

Blasonnement D'azur à la bande d'or accompagnée de 3 besants d'or, 2 en chef et 1 en pointe
Devise J'attens, je prétens, et j'espère en tout temps.
Branches Beauvoir
Wavignies
Vaux
Période XVe siècle - XXIe siècle
Pays ou province d’origine Blason Evêques de Beauvais.svg Beauvaisis
Fiefs tenus Angivillers, Beauvoir, Bazentin, Béthencourt, Wavignies, Vaux, etc.
Demeures Château d'Essertaux
Château de Beauvoir
Château de Troussencourt
Château de Bonneleau
Château de Beaumetz
Château de Rennes-sur-Loue
Château de Ravenel
Fonctions militaires Général de corps d'armée
Général de division
Récompenses militaires Ordre royal et militaire de Saint-Louis
Ordre de Saint-Ferdinand
Croix de guerre 1939-1945
Médaille militaire
Croix de la Libération
Médaille de la Résistance

La famille de Guillebon, ou Le Thoillier de Guillebon[N 1], est une famille subsistante de la noblesse française, originaire du Beauvaisis (Picardie). Elle fut maintenue noble d'extraction en 1666 dans la généralité d'Amiens[1].

OrigineModifier

Jean Ier Le Thoillier, dit Guillebon, acquit en 1464 une partie du fief d'Angivillers par saisine sur Gilles d'Amerval, seigneur d'Angivillers (près de Clermont-en-Beauvaisis). Il aurait eu deux fils, Jean II et Philippe. Ce dernier, ecclésiastique, docteur en théologie, acheta le reste de la seigneurie en 1491 à Gilles d'Amerval, et la laissa à son frère Jean à son décès en 1497[2].

 
Pierre tombale (XVIe siècle) de François de Guillebon, seigneur d'Angivillers, et de Gabrielle de Gomer. Le seigneur d'Angivillers porte sur son armure une cotte armoriée que les combattants des guerres d'Italie avaient adoptée.

FiliationModifier

Selon Paul-Louis Lainé[3], la filiation prouvée commencerait avec Jean II Le Thoillier, dit Guillebon, écuyer, seigneur d'Angivillers, décédé le 18 aout 1520[4] (Raoul de Warren[5] et Régis Valette, qui le recopie, font démarrer la filiation suivie en 1528[6]).

Son fils cadet Antoine Ier Le Thoillier, seigneur de Blancfossé, marié avec Jeanne de Tristan, eut pour fils Antoine II Le Thoillier, seigneur de Blancfossé, qui épousa Marie aux Cousteaux[4]. Antoine II acquit en 1555 la seigneurie de Beauvoir[4], que la famille de Guillebon a conservée de génération en génération jusqu'à nos jours.

Antoine II Le Thoillier de Guillebon eut pour fils :

  • Claude de Guillebon, seigneur de Beauvoir, marié par acte du avec Suzanne du Caurel[4], auteurs de la branche de Beauvoir (branche ainée) et du rameau de Bazentin
  • Aaron de Guillebon, seigneur de Blancfossé, marié par acte du avec Marie du Puis[7], auteurs de la branche de Wavignies et de la branche de Vaux

BranchesModifier

Seule la branche de Beauvoir est aujourd'hui subsistante.

PersonnalitésModifier

  • Anne de Guillebon de Beauvoir, abbesse de l'abbaye Notre-Dame de Biaches (Péronne) en 1693[8].
  • Antoine de Guillebon de Wavignies, (1675-1758), garde du corps du Roi (1694), Brigadier des armées du Roi (1728), chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis.
  • Claude Antoine de Guillebon-Beauvoir, il entra dans les chevaux-légers de la garde ordinaire du roi et reçut son certificat le . Lors de leur suppression, en 1776, il passa dans les gardes du corps du roi, compagnie de Luxembourg. Capitaine de cavalerie, Lieutenant des maréchaux de France en 1787 et chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis le . Membre de l'Assemblée de l'Election de Montdidier en 1787, Membre du Conseil Permanent de la ville d'Amiens en 1789[9].
  • Alexandre de Guillebon, (1790-1841), Polytechnicien et ingénieur en chef des Ponts et Chaussées. Inspecteur de l'école des Ponts et Chaussées. Après les périodes de Révolution et de guerres napoléoniennes, l'Oise n'était plus une voie navigable. Chargé par le ministère de l'intérieur de sa remise en état de navigabilité, A. de Guillebon, entreprit de créer ou de remettre en état les écluses de Pont-Sainte-Maxence, Creil, Royaumont et Pontoise. Conseiller Général de l'Oise, chevalier de la Légion d'Honneur, il fut aussi professeur titulaire de la chaire de Mécanique Appliquée à l'école des Ponts et Chaussées, succédant ainsi à Henri Navier.
  • François de Guillebon (1901-1945), polytechnicien, capitaine de réserve, PDG de la Manufacture Lilloise de Chaînes, président de l’Action catholique indépendante de Lille, « Honorable Correspondant » depuis 1936. Au début de 1943, il devint l’adjoint du commandant Christiaens pour la mise en place, dans le Nord, d’un Bureau de sécurité militaire clandestin, sur demande du colonel Navarre. Une imprudence d’un membre de l’Organisation entraîne l’arrestation du commandant Christiaens, puis le , celle de François de Guillebon qui est emprisonné à Loos. Après les camps de Compiègne, Auschwitz et Buchenwald, il est finalement incarcéré au camp de Sachsenhausen-Orianenburg. Attaché au travail de nuit dans les usines Klinker de sinistre réputation, c’est au repos dans les baraquements avec ses camarades, que les bombardements alliés le surprennent. Il est tué le , alors qu’il essayait de dégager l’un de ses compagnons. Son nom figure sur le mémorial de l’Association française des services de la Défense Nationale à Ramatuelle. Il fut chevalier de la Légion d’honneur à titre posthume, croix de guerre 1939-1945, médaille de la Résistance avec rosette[10].
  • Jacques de Guillebon (1909-1985), polytechnicien, général de corps d'armée, grand officier de la Légion d'honneur, compagnon de la Libération.
  • Hubert de Guillebon (1909-1991), intendant militaire, secrétaire général de l'Association des Français Libres.
  • François de Guillebon (1930-?), général de brigade.
  • Raoul de Guillebon de Resnes (1931-1995), général de brigade.
  • Michel de Guillebon de Resnes (1940-), général de division.
  • Alain de Guillebon (1955-), général de brigade[11],[12], directeur du département Sciences politiques de l'Institut catholique d'études supérieures.
  • Bernard de Guillebon (1957-), général de brigade[13].
  • Xavier de Guillebon (1963-), acteur.
  • Reginald de Guillebon (1970-), entrepreneur[14].
  • Jacques de Guillebon (1978-), écrivain, essayiste et journaliste intégriste.

GalerieModifier

Situation contemporaineModifier

La famille de Guillebon est membre de l'Association d'entraide de la noblesse française depuis 1955.

Selon Régis Valette, cette famille comptait 154 représentants masculins vivants en 2007, ce qui en fait l'une des cinq familles subsistantes les plus nombreuses de la noblesse française[15].

Armoiries et deviseModifier

  • D'azur à la bande d'or accompagnée de trois besants de même, deux en chef et un en pointe
  • Devise : J'attens, je prétens, et j'espère en tout temps.

OdonymieModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Le patronyme « Le Thoillier » a disparu au début du XXe siècle, par omission dans les actes d'état-civil, chez certaines branches de la famille.

RéférencesModifier

  1. a et b Louis d'Izarny-Gargas, Jean-Jacques Lartigue, Jean de Vaulchier, Nouveau Nobiliaire de France, tome 2 (E-L), Versailles, 1998
  2. Mémoire de la Société Académique de l'Oise, tome VIII, Beauvais, Société Académique de l'Oise, , p 21 à 24
  3. Paul-Louis Lainé, Archives généalogiques et historiques de la noblesse de France, Paris, 1829, p 45
  4. a b c et d Gustave de Guillebon, Généalogie de la maison de Guillebon, originaire du Beauvaisis, Amiens, 1893
  5. a b et c Henri Jougla de Morenas et Raoul de Warren, Grand armorial de France, tome 6, 1948
  6. Régis Valette, Catalogue de la noblesse française au XXIe siècle, 2007, p.99
  7. Gabriel et Ludovic de Guillebon, Notice sur la famille de Guillebon, Cambrai, 1927, et supplément 1934
  8. Abbé Paul Decagny, L'Arrondissement de Péronne, (ISBN 978 - 2 - 913 924 - 75 - 8), Page 107 et 108
  9. A. Janvier, Livre d'or de la municipalité d'Amiens, Amiens, Piteux frères, , p. 302
  10. « ANCIENS ELEVES WEB - Notice complète », sur bibli-aleph.polytechnique.fr (consulté le 27 septembre 2016)
  11. Biographie de Alain de Guillebon
  12. legifrance.gouv.fr
  13. « Version électronique authentifiée publiée au JO n° 0094 du 21/04/2017 | Legifrance », sur www.legifrance.gouv.fr (consulté le 19 juillet 2017)
  14. https://www.societe.com/cgi-bin/search?champs=Reginald+de+Guillebon
  15. Régis Valette, Catalogue de la noblesse française au XXIe siècle, Paris, 2002

Sources et bibliographieModifier

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier