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Jacques Robiolles

acteur français
Jacques Robiolles
Naissance
Coutances, France
Nationalité Drapeau de la France Française
Décès (à 82 ans)
Coutances, France
Profession Réalisateur, acteur, producteur

Jacques Robiolles est un réalisateur de cinéma, acteur et producteur français, né le à Coutances et mort le dans cette ville[1].

Sommaire

BiographieModifier

Avec Philippe Garrel, Werner Schroeter et Rainer Werner Fassbinder, Jacques Robiolles est l'un des cinéastes préférés d'Henri Langlois, le cofondateur de la Cinémathèque française. Henri Langlois avait même produit en partie son premier long-métrage Le Daguemaluahk.

"Enfant du cinéma comme on nait enfant de la balle, ce fils de projectionniste a été acteur, scénariste et réalisateur... Il a été plusieurs fois couronné dans les festivals grâce à un climat poétique très personnel" (Extrait du "dictionnaire du cinéma : les réalisateurs" par Jean Tulard)

En 1971 Les yeux de maman sont les étoiles obtient le 1er prix au festival d'Hyères

En 1975 Le Jardin des Hespérides, est présenté au Festival de Cannes dans la section Perspectives du cinéma français.

En 1976 L'equinox est présenté au Festival de Cannes dans la section Perspectives du cinéma français.

En 1976, les Rencontres cinématographiques de Digne-les-Bains présentent une rétrospective intégrale de ses films.

En 1981 La forêt désenchantée obtient le 1er prix "Histoires courtes Antenne 2" au festival de Cannes.

En 2002, il est filmé dans l'anthologie Cinématon, de Gérard Courant.

Henri Langlois a écrit :

” Trois hommes en France ont réussi à faire des films malgré tous : Jean-Luc GODARD, depuis 1968, Philippe GAREL, depuis qu'il fit de l'ATHANOR un court métrage, Jacques ROBIOLLES parce que personne ne croyait en lui. Tous les trois ont appris à faire des films avec rien. ” Rien”, ça ne veut rien dire. Mais cela veut tout dire.

Par exemple, on arrive à travailler seul presque aux bougies, avec des chutes. Mais cela veut dire aussi en se mettant soi-même à la rue, en vendant son appartement, pour acheter de la pellicule, ce que fit Jacques ROBIOLLES. Personne ne croyait en ROBIOLLES parce que c'était un acteur, un gitan et non pas une vedette, et pourtant il est le premier des français à nous avoir évoqué dans son premier film "le DAGUEMALUAHK"

Jean VIGO; et non par le sujet - le collège et l'enfance - mais par les chats. Les chats comme on les avait pas vus depuis "L'ATALANTE”, où pour un rien, une simple scène de rue; bien sûr en rovovant le film, je me suis demandé si c'était bien fortuit et si c'était bien par coïncidence.

ROBIOLLES n'avait pas vu ”L'ATALANTE”.

Nous tous qui avions vu ”L'ATALANTE" n'avons pas réussi à nous faire penser à VIGO. On parle aussi beaucoup de MELIES, mais l'avoir évoqué sans l'imiter ou le reproduire, et simplement par allusion ne se voit que dans "LE JARDIN DES HESPERIDES". Nous retrouverons aussi "L'ARROSEUR ARROSE" apparemment refait, mais si différent et si pieusement. Jacques ROBIOLLES est fou de cinéma, comme il avait le cinéma en lui, il lui fallait absolument en faire. On le laissait faire puisqu'il était fou, avec ses seuls moyens et l'on souriait de ses premiers tâtonnements. Et puis soudain il a franchi la toile de«l'écran comme Jean BORLIN dans "ENTR'ACTE" et nous est apparu tel qu'il s'est fait, tel qu'il est : le maître d'un nouveau cinéma qui rejoint, qui recrée tout ce qui avait disparu et qui nous manquait, la poésie véritable de l'art cinématographique.

Ainsi, contre vents et marées, ROBIOLLES comme quelques uns pour s'être refusé à être des valets, sont en train de créer un nouveau courant qui ne cessera de grossir et restituera au Cinéma Français ce qu'il avait perdu - la poésie - sans renier pour autant la réalité.

Henri LANGLOIS.

FamilleModifier

Il est le père de Stanislas Robiolle (s'écrit sans "s"), qui a été acteur (rôle principal dans l'un des meilleurs films de Philippe Garrel, Le Révélateur, tourné en juin 1968).

FilmographieModifier

RéalisateurModifier

ActeurModifier

CinémaModifier

TélévisionModifier

RéférencesModifier

  1. « Avis de décès », sur Ouest-France.fr (consulté le 21 avril 2017).

Liens externesModifier