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Jacques Gélu

Jacques Gélu
Fonction
Archevêque
Biographie
Naissance
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ToursVoir et modifier les données sur Wikidata
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PrélatVoir et modifier les données sur Wikidata

Jacques Gélu, ou Gelu, né à Yvois vers 1376 et mort à Embrun le 7 septembre 1432, est un prélat français du XVe siècle, archevêque de Tours puis archevêque d'Embrun.

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BiographieModifier

Jacques Gélu est né à Yvois, dans le diocèse de Trèves, vers 1376, il fit ses classes à Paris et y passa maître ès arts en 1391. Il est reçu bachelier-ès-décrets en 1395. Le 11 mars 1401 il est reçu licencié-ès-lois de l'université d'Orléans. Il a été pourvu le 29 mars 1402 d'une chaire dans cette faculté des décrets.

Louis Ier d'Orléans, duc d'Orléans, frère du roi Charles VI, instruit de son mérite, le créa maître des requêtes de son hôtel, le 14 décembre 1402.

Un office de conseiller au parlement de Paris ayant été mis au concours, Gélu l'emporta sur quatorze concurrents, le 26 avril 1405. Il est reçu par Jacques de Ruilly, président du Châtelet.

Le duc d'Orléans, son protecteur ayant été assassiné le 28 novembre 1407, Charles VI a nommé Jacques Gélu au service des princes Jean et Charles, qui ont portè successivement le titre de dauphin.

Au mois de juin 1407, il a été nommé président du Conseil delphinal, charge qu'il a rempli jusqu'en novembre 1409. Il a signé, avec d'autres officiers du Conseil et Guillaume de Layre, gouverneur du Dauphiné, le traité du 26 septembre 1408 entre le Dauphin et Téodat de Lestang, évêque de Saint-Paul-Trois-Châteaux, par lequel le Dauphin est admis au paréage de la ville. Il est remplacé au Conseil delphinal en 1409 par Guillaume Gelinon. Le 19 janvier 1409, Jacques Gélu a écrit à l'archevêque Michel Étienne et au chapitre d'Embrun pour obtenir le premier canonicat vacant.

Le 5 octobre 1414, le Dauphin à qui le roi avait confié l'administration de toutes les finances du royaume l'a établi général des finances.

Jacques Gélu est nommé archevêque de Tours le 7 novembre 1414. Il fait son entrée solennelle le 8 avril 1415, et part fin mai 1415 pour le concile de Constance, qui a duré jusqu'en 1418, où l'antipape Benoît est déposé. En 1415, il est à Perpignan avec l'empereur Sigismond pour induire Pierre de Lune, l'anti-pape Benoît XIII, à donner sa démission et faire cesser le schisme dans l'Église.

Le concile ayant statué qu'il serait adjoint aux cardinaux, pour l'élection du nouveau pape, cinq députés de chaque nation, Jacques Gélu est du nombre des cinq prélats français, et il a même des voix au conclave.

Le 29 mai 1418, le Dauphin doit quitter Paris pour échapper aux partisans du duc de Bourgogne qui ont été introduits dans la ville. En janvier 1419 il a quitté Tours pour aller en Espagne, auprès du roi de Castille, pour solliciter des secours pour le Dauphin, régent. Il est de retour le 3 juin 1420. Il se rend à Rome à le fin septembre 1421 où le pape Martin V l'a envoyé vers Jeanne, reine de Naples, et le roi d'Aragon Alphonse V, pour rétablir la paix entre eux et le roi Louis III d'Anjou.

Au mois de juillet 1426, il permute avec Philippe de Coëtquis pour l'archevêché d'Embrun où il meurt le 7 septembre 1432.

En juin 1429, il achève un traité appelé De adventu Iohannae (De la venue de Jeanne), dans lequel il cherche à défendre la mission divine de Jeanne d'Arc. Sans doute écrit à la demande de la cour de Charles VII, il y fait preuve de sa maîtrise des méthodes scolastiques et théologiques.

Ses œuvresModifier

  • De la venue de Jeanne : Un traité scolastique en faveur de Jeanne d'Arc, édité et traduit par Olivier Hanne, Aix-en-Provence : Presses Universitaires de Provence, 2012.
  • Jacobi Gelu ministri (archiepiscopi) ebredunensis de puella aurelianensi dissertatio. Epistola directa serenissimo regi francorum compilata per reverendissimum in Christo Dominum Jacobum Gelu archiepiscopum Ebredunensem super adventum Johannæ Domini Nostri Jesu Christi ancillæ præfato regi ab alto directæ, p. 567-600, (lire en ligne)

AnnexesModifier

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BibliographieModifier

  • Auguste Dorange, Vie de monseigneur Gelu, archevêque de Tours au XVe siècle, écrite par lui-même, p. 267-280, dans Bulletin de la Société archéologique de Touraine, tome III, 1874-1875-1876 (lire en ligne)
  • LXIX-Jacques Gélu, dans Histoire ecclésiastique du diocèse d'Embrun pour servir de continuation à l'histoire générale du diocèse, 1786, tome 2, p. 186-193 (lire en ligne)
  • Jean-Baptiste-Joseph Boulliot, Biographie ardennaise ou Histoire des ardennais, Paris : Ledoyen, 1830, t.1, p. 436-438 (note: Il le prénomme, par erreur, Jean) [1]
  • Charles Joseph Delahaut, Annales civiles et religieuses d'Yvois-Carignan et de Mouzon, Paris : Th. Desoer et Delaunay, 1822, vol.25, p. 403-407 [2]
  • Marcellin Fornier, Histoire générale des Alpes Maritimes ou Cottiènes : et particulière de leur métropolitaine, Ambrun, chronographique, et meslée de la séculière avec l'ecclésiastique divisée en cinq parties fort abondantes en diverses belles curiositez, tome 2, p. 276-277, 280, 284-331, H. Champion libraire-éditeur, Paris, 1890 (lire en ligne)
  • Georges Goyau, Jacques Gélu, ses interventions pour Jeanne d'Arc, dans Revue des questions historiques, 1932, 3e série, tome XXI (lire en ligne)
  • Olivier Hanne, De la venue de Jeanne, de Jacques Gélu, dans Jeanne d'Arc et la guerre de cent ans, 1 (2012), p. 2-5 [3].

Liens externesModifier