Jacqueline Laurent (actrice, 1941)

actrice canadienne
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Jacqueline Laurent
Nom de naissance Jacqueline Auger
Surnom Jacqueline Laurent-Auger
Naissance (78-79 ans)
Nationalité Canada Canadienne
Profession Actrice
Films notables Le Journal intime d'une nymphomane
Quand les filles se déchaînent
Les Possédées du diable
Bel Ami

Jacqueline Laurent (née Jacqueline Auger en 1941) est une actrice canadienne[1]. Elle a essentiellement travaillé en France jusqu'à la fin des années 1970.

BiographieModifier

Jacqueline Laurent nait dans une famille d'artistes : son père Jacques Auger (1901-1977) est un comédien reconnu, et sa mère, Laurette Larocque dite Jean Desprez (1906-1965), cumule les fonctions d'enseignante, de metteur en scène, de critique et d'actrice. Le couple se sépare peu après[2].

Après avoir suivi des cours de chant classique, Jacqueline Laurent fréquente de 1960 à 1963 l’École nationale du théâtre de Montréal dont elle sort diplômée[3]. Elle s'installe ensuite en France ou elle suit l'enseignement de Françoise Rosay en 1964-1965.

L'actrice fait ses débuts à la télévision dans Les Chevaliers du ciel (1969). Au théâtre, elle reprend avec succès le rôle de Stéphanie dans SOS homme seul de Jacques Vilfrid et Jean Girault diffusé en 1971 dans le cadre de l'émission Au théâtre ce soir. Elle fait encore d'autres apparitions sur le petit écran, notamment dans les mini-séries La Duchesse d'Avila (1973) et La Cloche tibétaine (1975).

Elle commence sa carrière au cinéma en tournant des films érotiques[4] : elle tient la vedette de deux films de Jesús Franco Le Journal intime d'une nymphomane et Les Possédées du diable. Elle travaille aussi en Suède pour Mac Ahlberg et Torgny Wickman. Créditée sous le nom Madelaine Laforet, l'actrice est doublée pour quelques scènes « hardcore ». Elle tient le rôle principal de Ta mej i dalen (1977) qui obtient le prix du meilleur film étranger décerné par l'Adult Film Association of America[5]. Elle expliquera par la suite avoir tourné ces films érotiques pour payer ses études à Paris, disant qu'elle ne le regrette pas car elle estime qu'ils lui ont permis de gagner sa vie et que « des films bien plus intéressants [sont] évidemment arrivés après[4]. »

Rentrée au Canada, elle se lance dans la mise en scène de pièces (La Cantatrice chauve, Village de fous, La Nuit de Valognes). Elle devient aussi professeur d’interprétation à l’École Nationale du théâtre (1986-1988) et à l’Université de Montréal[3]. Elle travaille régulièrement pour la télévision québécoise apparaissant dans des séries populaires comme L'Amour avec un grand A (1990), Mon meilleur ennemi (2001) ou Mauvais Karma (2012).

Elle enseigne également la diction dans le cadre de son entreprise Bye-bye peur qui propose une méthode psycho-thérapeutique « douce » et est membre de l’Association nationale des naturothérapeutes du Québec[3].

Enseignant l'art dramatique pendant quinze ans au collège Jean-de-Brébeuf elle en est renvoyée en 2014, un de ses élèves l'ayant reconnue dans le film Le Journal intime d'une nymphomane[4],[6]. La solidarité de blogueurs influents et d'anciens élèves fait finalement revenir le collège sur sa décision et Jacqueline Laurent est réintégrée[4].

ThéâtreModifier

ActriceModifier

Metteur en scèneModifier

FilmographieModifier

CinémaModifier

TélévisionModifier

TéléfilmsModifier

Séries téléviséesModifier

Notes et référencesModifier

  1. Jacqueline Laurent sur Les Archives du spectacle.
  2. François-Xavier Simard et André La Rose, vitrine.entrepotnumerique.com Jean Despréz (1906-1965), éditions du Vermillon, 2001.
  3. a b et c Site professionnel de Jacqueline Laurent
  4. a b c et d Hugo Pascual, « Licenciée à 73 ans pour un rôle dans un film érotique vieux de 50 ans », Libération,‎ (lire en ligne)
  5. IMDb
  6. « Congédiée pour des scènes osées d'il y a 50 ans », Radio-Canada, 17 octobre 2014.
  7. Sous le pseudonyme de Madelaine Laforet

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Jean-Yves Croteau, Répertoire des séries, feuilletons et téléromans québécois – De 1952 à 1992, Publications du Québec, Québec, 1993.
  • François-Xavier Simard et André La Rose, Jean Despréz (1906-1965), éditions du Vermillon, 2001.
  • Christophe Bier (dir.), Dictionnaire des films français pornographiques et érotiques en 16 et 35 mm, Serious Publishing, 2011.

Liens externesModifier