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Iuliu Hossu

cardinal, eveque greco-catholique de Cluj-Gherla

Iuliu Hossu
Bienheureux catholique
Image illustrative de l’article Iuliu Hossu
Biographie
Naissance
Nagynyulas,
Drapeau de la Hongrie Hongrie
Ordination sacerdotale
Décès (à 85 ans)
Bucarest,
Drapeau de la Roumanie Roumanie
Bienheureux de l’Église catholique
Béatification , à Blaj, par le pape François
Cardinal de l’Église catholique
Créé
cardinal
in pectore
(publication posthume)
par le pape Paul VI
Titre cardinalice Cardinal
Évêque de l’Église catholique
Consécration épiscopale par
Mgr Vittore Mihalyi de Apsia
Administrateur apostolique de Oradea Mare
Administrateur apostolique de Maramureș
Évêque de Gherla

Blason
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

Iuliu Hossu, né le à Nagynyulas et mort le à Bucarest, était un cardinal roumain, évêque de l'Église grecque-catholique roumaine de Gherla. Arrêté en 1948 par les autorités communistes pour être resté fidèle au pape, il fut emprisonné jusqu'à sa mort. Reconnu martyr par l'Église catholique, il a été proclamé bienheureux le .

BiographieModifier

Jeunesse et prêtriseModifier

Iuliu Hossu est né le , à Nagynyulas, en Transylvanie, situé alors en Autriche-Hongrie. Il est le fils d'un prêtre gréco-catholique, Ioan Hossu, et de Victoria Hossu, née Măriuțiu. Iuliu fait ses études primaires dans son village natal, puis au Gymnase luthérain de Reghin[réf. souhaitée].

En 1908, il entame ses études théologiques à Blaj, mais il sera rapidement envoyé au Collège de Propaganda Fide à Rome. Docteur en philosophie en 1906 puis en théologie en 1910, il est ordonné prêtre le par Mgr Vasile Hossu. Il fut dès lors envoyé comme vicaire à Lugoj, puis deviendra le secrétaire particulier de son évêque.

ÉvêqueModifier

 
Mgr Hossu en 1920.

Alors qu'il servait comme aumônier militaire dans le contexte de la Première Guerre mondiale, Iuliu Hossu apprend sa nomination d'évêque de Gherla par le pape Benoît XV le . Il reçoit l'ordination épiscopale le 4 décembre suivant. Le 1er décembre 1918, c'est à lui que revient la charge d'annoncer la Déclaration d'unité de la Roumanie à Blaj.

De surcroit, il est nommé administrateur apostolique de Maramureș du au , puis administrateur apostolique de Nagyvárad du à 1947.

À Cluj, dans un rassemblement organisé par les autorités communistes, à l'ordre de leur maître Staline, le 1er octobre 1948, 36 prêtres gréco-catholiques roumains, signèrent, sous des pressions psychiques, l'abandon de l'Église grecque-catholique roumaine et l'adhésion à l'Église orthodoxe roumaine, contrôlée par le régime. Le même jour, Mgr Hossu émet un décret d'excommunication ipso facto concernant tous les participants du rassemblement de Cluj. En réaction, la police du régime arrêtent Mgr Hossu le .

Condamné pour trahsion et non-respect des lois du régime, il sera détenu de 1950 à 1955 dans la prison de Sighetu Marmației. Là, il subit toutes sortes d'humiliations et de sévices corporels. Du fond de sa cellule, Mgr Hossu reste tenace dans sa fidélité au pape et à l'Église catholique. Il passera le restant de sa vie en résidence surveillée, au monastère orthodoxe de Căldărușani, dans le județ d'Ilfov.

Dernières annéesModifier

Contraint à l'isolement, Mgr Hossu ne se décourage pas et éprouve même une certaine fierté de souffrir pour le Christ. Il écrit dans son journal en 1961 : "Ton amour, Seigneur, me suffit. Je te demande pardon pour mes péchés et je te remercie pour tout ce que tu m'a donné, moi ton indigne serviteur." Privé de toute liberté jusqu'à sa mort, Mgr Hossu meurt le , à l'Hôpital Colentina de Bucarest. Ses derniers mots furent: « Mon combat prend fin, le vôtre continue. » À sa tête se trouvait celui qui est devenu le suivant cardinal roumain, Mgr Alexandru Todea.

Mgr Hossu avait été créé cardinal in pectore par le pape Paul VI lors du consistoire du . Sa création ne fut rendue publique que trois ans après sa mort, lors du consistoire du . Il est le premier cardinal roumain.

Iuliu Hossu a été enterré[1] dans le Cimetière Bellu catholique de Bucarest. Lors de son voyage apostolique en Roumanie en mai 1999, le pape Jean-Paul II s'est recueilli sur sa tombe.

BéatificationModifier

 
Timbre roumain à l'effigie de Mgr Hossu, en 2018

La cause pour la béatification et la canonisation de Iuliu Hossu et de 6 autres évêques débute le , à Alba Iulia. L'enquête diocésaine récoltant les témoignages sur leur vie et les conditions de leur mort se clôture le , puis envoyée à Rome pour y être étudiée par la Congrégation pour les causes des saints. Après le rapport positif des différentes commissions sur la sainteté et le martyre de Iuliu Hossu et des 6 autres évêques, le pape François procède, le , à la reconnaissance de leur mort en haine de la foi, les déclarant ainsi martyrs et signe le décret permettant leur béatification.

Iuliu Hossu et les 6 autres évêques martyrs ont été proclamés bienheureux au cours d'une Divine Liturgie, célébrée sur le Champs de la Liberté à Blaj par le pape François, le , au cours de son voyage apostolique en Roumanie.

Notes et référencesModifier

  1. Le Pape Jean-Paul II, lors de sa visite du mai 1999, en Roumanie, s'est recueilli à la tombe du Cardinal Iuliu Hossu.

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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