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Inscription du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais sur la liste du patrimoine mondial

Les fosses et les chevalements sont les sites majeurs, mais le dossier donne également une part belle aux terrils et aux cités.

L'inscription du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais au patrimoine mondial est une procédure visant à ce qu'une partie du patrimoine architectural et culturel subsistant du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais soit inscrit sur la liste du patrimoine mondial par l'Unesco. Le projet commence en 2003. En 2011, Les Causses et les Cévennes sont présentés au détriment du projet du bassin minier, qui l'a été à Saint-Pétersbourg du 24 juin au 6 juillet 2012 lors de la 36e session du Comité du patrimoine mondial.

Le bassin minier du Nord-Pas-de-Calais est inscrit au patrimoine mondial de l'humanité par l'Unesco le samedi 30 juin 2012, quelques minutes avant 17 h ; 353 éléments répartis sur 109 sites sont concernés.

Sommaire

Historique de la candidatureModifier

 
Jean-François Caron, maire de Loos-en-Gohelle et grande figure du projet, au stade Bollaert le 6 juillet 2012.
 
Catherine O'Miel, directrice de Bassin Minier Uni, et Catherine Bertram, directrice d'études Programmation/Partenariat à la Mission Bassin minier, lors de la fête de l'inscription du bassin minier au patrimoine mondial de l'humanité le 6 juillet 2012 au Stade Félix-Bollaert.

Depuis 2003, Bassin Minier Uni[note 1], la Mission Bassin minier et La Chaîne des Terrils, accompagnés par des personnalités telles que Jean-François Caron, Gilbert Rolos, Jacques Vernier et Daniel Mio, préparent un dossier en vue d'inscrire le bassin minier du Nord-Pas-de-Calais au patrimoine mondial de l'humanité[1]. Le dossier comporte mille quatre-cent-cinquante pages, trois mille sept-cent-trente photos et quatre-vingt-onze cartes, il pèse quinze kilos. Quatre-vingt-sept communes ont été retenues, allant d'Enguinegatte à Quiévrechain. Le dossiers propose de protéger dix-sept fosses et vestiges de fosses, vingt-et-un chevalements, cinquante-et-un terrils, cinquante-quatre kilomètres de cavaliers miniers, des cités toutes entières, des écoles, des dispensaires, des grands bureaux, des églises, etc[1].

En ce sens, de nombreux vestiges ont été classés ou inscrits aux monuments historiques en 2009 et 2010[2]. Mais le 1er février 2011, Les Causses et les Cévennes ont été choisis au détriment du dossier du bassin minier, Jean-François Caron indique qu'il s'agit d'une décision politique, étant donné que le dossier du bassin minier était prêt, et avait passé les diverses étapes avec succès[3]. La Voix du Nord indique que le dossier est recalé, ce qui est faux, puisque celui-ci n'a pas été proposé à l'inscription, mais ajourné[3]. Très rapidement, plusieurs dizaines de messages de soutien arrivent à l'association Bassin Minier Uni, à Loos-en-Gohelle[4].

Des clubs BMU (Bassin Minier Uni) se forment afin de protéger le patrimoine, comme à Denain pour la fosse Mathilde des mines d'Anzin[5].

 
Logo officiel de l'inscription.

Ce dossier de candidature est examiné du 24 juin au 6 juillet 2012 à Saint-Pétersbourg (en Russie)[1], la nouvelle est annoncée le 20 février 2012 dans La Voix du Nord[6] : Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture a choisi le dossier du bassin minier. Daniel Rondeau, journaliste, romancier et ancien ambassadeur, a été nommé le 8 novembre 2011 délégué permanent de la France auprès de l'UNESCO, il a été choisi pour défendre la candidature du bassin minier[6].

Le bassin minier du Nord-Pas-de-Calais est inscrit sur la liste du patrimoine mondial par l'Unesco le samedi 30 juin 2012, quelques minutes avant 17 h lors de la 36e session du Comité du patrimoine mondial.

Les sites retenusModifier

En dehors de la liste des monuments historiques du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais, il n'existe pas de liste accessible au grand public, avant l'inscription, qui indique l'intégralité des sites qui ont été présentés.

Pour la candidature, ce sont 353 éléments, représentant plus de 25 % du patrimoine recensé, qui ont été retenus, et qui sont répartis dans quatre-vingt-sept communes. D'après Bassin Minier Uni, il s'agit de dix-sept fosses ou vestiges significatifs, vingt-et-un chevalements, cinquante-et-un terrils, cinquante-quatre kilomètres de cavaliers, trois gares, cent-vingt-quatre cités, trente-huit écoles et groupes scolaires, vingt-six édifices religieux, vingt-deux équipements de santé, sept équipements collectifs divers (c'est-à-dire des salles des fêtes, une maison syndicale, des équipements sportifs...), trois grands bureaux de compagnies minières, ainsi que quarante kilomètres carrés de paysages.

 
 
2 & 3
 
9
 
10
 
14
 
31
 
32
 
34
 
36
 
42
 
45
 
49
 
58
 
58A
 
70 & cie
 
74, 74A, 74B
 
75
 
80
 
84
 
87
 
92
 
93
 
97
 
98
 
101
 
107
 
108
 
110
 
116, 117
 
122
 
125A
 
123
139
141
 
143
 
143A
 
144
 
153
 
157
 
158
 
162
 
171
 
174
 
175
 
176
 
189
 
196
 
205
 
244
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Les principales fosses ou vestiges de fosses et les terrils majeurs du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais.
La plupart de ces éléments sont repris dans l'inscription.

Notes et référencesModifier

Notes
  1. Bassin Minier Uni est le nouveau nom de Bassin Minier Unesco.
Références

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Thierry Demey, Sur les traces du diamant noir : Histoire du bassin minier franco-belgo, Bruxelles, Badeaux, coll. « Guide Badeaux / Histoire et patrimoine », , 645 p. (ISBN 978-2-930609-03-4).

Articles connexesModifier

WikinewsModifier

Liens externesModifier