Humbert Jaillet de Saint-Cergues

personnalité politique, militaire

Humbert Jaillet de Saint-Cergues (Umberto Jaillet en italien), né le à Lancy et mort le dans son château de Veigy (Veigy-Foncenex), est un aristocrate portant le titre de comte, militaire de carrière sarde avec le grade de général de brigade, passé à la France après l'Annexion de la Savoie, et un homme politique du XIXe siècle.

Humbert Jaillet de Saint-Cergues
Fonctions
Député de la Savoie au Parlement sarde
VIe législature du royaume de Sardaigne
-
Député de la Savoie au Parlement sarde
IVe législature du royaume de Sardaigne
-
Jean-Baptiste Dupraz (d)
Titre de noblesse
Comte
Biographie
Naissance
Décès
Nationalités
Française (-)
Duché de Savoie (-)
Française (depuis )Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Autres informations
Grade militaire
Distinctions
Archives conservées par

BiographieModifier

FamilleModifier

Marie-Humbert Jaillet de Saint-Cergues naît le 5 Messidor de l'an XI () à Lancy (Suisse) dans le département du Léman[2]. En effet, la Suisse est alors occupée par les troupes révolutionnaires françaises.

La famille Jaillet, originaire du Pays de Vaud, est anciennement établie en Chablais, à Saint-Cergues[3]. Famille anoblie en 1598, avec Balthazard Jaillet[2], elle est titrée Comte de St-Cergues, avec reconnaissance en 1785 à Eugène-Claude-Marie Jaillet[4].

Humbert Jaillet de Saint-Cergues épouse, le , Olympe Roget de Cholex Olympe, fille du comte Roget de Cholex, ancien Ministre et Premier Secrétaire d'État au Bureau des affaires de l'intérieur du roi Charles-Félix, et veuve du comte Gibellini Tornielli Boniforti[5],[6],[7]. Il épouse en secondes noces, en 1873, Elisabeth-Henriette de Fernex (1820-1885)[4].

Carrière militaireModifier

Major-Général, il fut l'un des derniers commandants de la brigade de Savoie (1851-1860) avant l'Annexion de la Savoie à la France. Partisan de l'Annexion, il rejoint les rangs de l'armée française avec le grade de lieutenant-général, obtenu le , et termine sa carrière en tant que général de division.

Dans un élan de patriotisme entre savoyards, il permet au futur président du conseil, Luigi Pelloux, d'intégrer l'Académie royale militaire[8],[9].

Il devient adjoint du maréchal Castellane, gouverneur de la ville de Lyon, poste qu'il occupa jusqu'en 1868 date à laquelle il entre en retraite[10].

Carrière politiqueModifier

Il est élu député de la Savoie, au Parlement de Turin, pour les collèges de La Motte de à (IVe législature), puis de en 1857 jusqu'en 1860 pour le collège d'Albertville (VIe législature).

DécorationModifier

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Général Paul-Émile Bordeaux, Le Général comte Jaillet de Saint-Cergues (1803-1880), Imprimerie de A. Dubouloz, , 22 p.
  • Éloge funèbre de M. Humbert Jaillet, Cte de Saint-Cergues, (Hte-Savoie), prononcé à ses obsèques dans l'église paroissiale de Veigy, le  ; par le R. P. Joseph, Perrin, 1880, 15 pages.
  • Comte Amédée de Foras, Armorial et nobiliaire de l'ancien duché de Savoie, vol. 3, Grenoble, Allier Frères, 1863-1966, p. 212-213, « Jaillet »

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

  1. « https://francearchives.fr/fr/file/ad46ac22be9df6a4d1dae40326de46d8a5cbd19d/FRSHD_PUB_00000355.pdf »
  2. a et b Mémoires et documents de l'Académie chablaisienne, Volumes 37 à 39, p.105-106.
  3. Henri Baud, Jean-Yves Mariotte, Alain Guerrier, Histoire des communes savoyardes : Le Faucigny, Roanne, Éditions Horvath, , 619 p. (ISBN 2-7171-0159-4), p. 127.
  4. a et b Jougla de Morénas, Henri, Grand armorial de France, vol. 7, Paris, Éditions héraldiques, , p. 321.
  5. Mémoires et documents de l'Académie chablaisienne, 1928, Volumes 37, p.120.
  6. Hubert Heyriès, Les militaires savoyards et niçois entre deux patries, 1848-1871 : approche d'histoire militaire comparée : armée française, armée piémontaise, armée italienne, vol. 30, UMR 5609 du CNRS, Université Paul-Valéry-Montpellier III, coll. « Études militaires », , 575 p. (ISBN 978-2-84269-385-5), p. 46.
  7. Michel Germain, Personnages illustres des Savoie : "de viris illustribus", Lyon, Autre Vue, , 619 p. (ISBN 978-2-915688-15-3), p. 322.
  8. Hubert Heyriès, « L’intégration des officiers savoyards et niçois dans les armées piémontaise, française et italienne au cœur du XIXe siècle », Revue historique des armées, no 250,‎ , p. 25-33 (lire en ligne).
  9. Gilles Bertrand, Identité et cultures dans les mondes alpin et italien : XVIIIe-XXe siècle, Éditions L'Harmattan, , 251 p. (ISBN 978-2-7384-9831-1, lire en ligne), p. 76, 91.
  10. Régine Boisier, Adrien : Fils de paysan, appelé l'aristo, La Fontaine de Siloé, , 363 p. (ISBN 978-2-84206-213-2), p. 307.