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Histoire évolutive du vivant

L'evolution
Représentation visuelle de l'évolution de la faune et de la flore au cours des temps géologiques.

L'histoire évolutive du vivant, ou histoire de l'évolution, est l'histoire des processus par lesquels des populations d'organismes vivants ont acquis et transmis des traits biologiques nouveaux de génération en génération. La répétition de ces processus sur une grande échelle de temps explique l'apparition de nouvelles variétés et espèces, et finalement la vaste diversité du monde vivant. Les espèces biologiques contemporaines sont reliées entre elles par une ascendance commune et sont le produit de l'évolution et de la spécialisation sur plusieurs milliards d'années.

Chronologie simple de l'évolutionModifier

Origine de la vieModifier

Article détaillé : Origine de la vie.
 
Représentation visuelle de quelques événements évolutifs sur une échelle de temps.

L'Archéen et l'évolution des premières cellulesModifier

Il y a 3,8 milliards d'années débute l'Archéen, période au cours de laquelle les cyanobactéries vont apparaître et constituer les stromatolithes actuelles. Ces procaryotes (unicellulaires) immobiles (sans flagelle) longtemps appelés algues bleue-vertes sont les premiers organismes à posséder les 2 photosystèmes leur permettant de pratiquer la photosynthèse à l'origine de la Grande Oxydation puis de la couche d'ozone qui a pour effet d'absorber la plus grande partie du rayonnement solaire ultraviolet biocide, stimulant ainsi le développement de la biodiversité. Elles participent de ce fait à la réduction de la concentration en CO2 atmosphérique et à l'augmentation de la proportion en oxygène. Selon la théorie de l'endosymbiose plastidiale, elles seraient à l'origine des plastes dans les végétaux supérieurs intégrés par symbiose dans leurs cellules.

Protérozoïque et apparition de multicellularitéModifier

Article détaillé : Évolution de la multicellularité.

L'existence d'ères glaciaires généralisées il y a 850 à 630 millions d'années environ, une ère que l'on appelle le Cryogénien, aurait favorisé le regroupement des colonies bactériennes (ou des animalcules les plus primitifs) autour « d'oasis » de vies dans des sources hydrothermales sous-marines ou affleurant en surface. La planète étant plongée dans un manteau de glaces, ce qui rend les comportements « individualistes » des micro-organismes défavorables.

Explosion cambrienneModifier

Article détaillé : Explosion cambrienne.

Paléozoïque et la colonisation du milieu terrestreModifier

MésozoïqueModifier

Cénozoïque : histoire évolutive récenteModifier

Évolution aujourd'huiModifier

L'évolution, bien que lente et rarement observable à l'échelle humaine, peut parfois être décelée chez les espèces à reproduction rapide. Ainsi, les moustiques sont parfois localement devenus résistants à des insecticides. Il en va de même pour les bactéries responsables de pathologies humaines, souvent multirésistantes aux antibiotiques.
Enfin, on peut constater le résultat d'une évolution divergente récente dans le cas de la colonie de crabes découverte sous Rome[8]. Ainsi qu'un changement de régime alimentaire et l'apparition de sous-espèces chez certains lézards, comme Podarcis sicula, avec modifications anatomiques internes et externes.

Dans l'enseignementModifier

L'histoire évolutive est généralement abordée en Europe, comme au collège de France[9] à Paris, sous un double angle : biologie historique et évolutionnisme. On étudie l’histoire de la vie sur Terre et les mécanismes sous-jacents à cette histoire, ainsi que les différentes interprétations de cette histoire et de ces mécanismes. Ces interprétations ont varié dans l'espace et dans le temps selon les contextes et les cultures ou religions.

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. La température initiale des océans étant de 230 °C.
  2. Voir notamment le genre fossile Dickinsonia.

RéférencesModifier

  1. (en) S A Wilde,J W Valley, W H Peck,C M Graham, « Evidence from detrital zircons for the existence of continental crust and oceans on the Earth 4.4 Gyr ago », Nature, no 409,‎ , p. 175–178 (DOI 10.1038/35051550)
  2. (en) C. Bounama, S. Franck, W. Von Bloh, « The fate of Earth's ocean », Hydrology and Earth System Sciences, vol. 5, no 4,‎ , p. 569-576
  3. (en) Allen P. Nutman, Vickie C. Bennett, Clark R. L. Friend, Martin J. Van Kranendonk et Allan R. Chivas, « Rapid emergence of life shown by discovery of 3,700-million-year-old microbial structures », Nature, vol. 537, no 7621,‎ 22 septembre 2016 (publication en ligne : 31 août 2016), p. 535-538 (DOI 10.1038/nature19355, lire en ligne).
  4. David Larousserie, « Les plus anciennes traces de vie découvertes au Groenland », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le 31 août 2016)
  5. (en) Abigail C. Allwood, Minik T. Rosing, David T. Flannery, Joel A. Hurowitz & Christopher M. Heirwegh, « Reassessing evidence of life in 3,700-million-year-old rocks of Greenland », Nature,‎ (DOI 10.1038/s41586-018-0610-4).
  6. (en) El Albani et coll., « Large colonial organisms with coordinated growth in oxygenated environments 2.1 Gyr ago », Nature, no 466,‎ , p. 100-104 (DOI 10.1038/nature09166)
  7. Gilles Bœuf, La biodiversité, de l’océan à la cité, Collège de France, , p. 7.
  8. Sous les vestiges de Rome, une colonie de crabes prospère.
  9. Leçon inaugurale d'Armand de Ricqlès au Collège de France, Chaire de Biologie historique et évolutionnisme, Lundi 6 mai 1996

Articles connexesModifier