Celestino Migliore

archevèque catholique italien

Celestino Migliore
Image illustrative de l’article Celestino Migliore
Biographie
Naissance (68 ans)
à Coni (Italie)
Ordination sacerdotale par Mgr Carlo Aliprandi
Évêque de l’Église catholique
Consécration épiscopale par le pape Jean-Paul II
Nonce apostolique en France
Depuis le
Nonce apostolique en Ouzbékistan
Nonce apostolique en Russie
Nonce apostolique en Pologne
Observateur permanent auprès de l'ONU
Archevêque titulaire de Casona
Depuis le

Blason
Confiteor tibi populis
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

Celestino Migliore est né le à Coni dans la région italienne du Piémont, c'est un prélat catholique italien et nonce apostolique près la France pour le Saint-Siège.

BiographieModifier

Celestino Migliore est né le à Coni dans le Piémont, il est ordonné prêtre le par Mgr Carlo Aliprandi évêque de sa ville natale. Il étudie à la faculté de théologie inter-diocésaine de Fossano[1]. Il obtient ensuite un doctorat en droit canon à l'Université pontificale du Latran. Il étudie à l'Académie pontificale ecclésiastique dont il est diplômé en 1977[2]. En 1980 il intègre les services diplomatiques du Saint-Siège.

Entre 1980 et 1984, il travaille à la délégation apostolique en l'Angola, puis à la nonciature apostolique aux États-Unis jusqu'en 1988. Par la suite, il travaille pendant un an à la nonciature apostolique en Égypte, puis en Pologne. Le , il est nommé observateur permanent du Saint-Siège auprès du Conseil de l'Europe[3].

Le , il est nommé secrétaire de la section pour les relations avec les États de la secrétairerie d'État du Saint-Siège, en prenant également en charge des relations avec les pays asiatiques qui n'entretiennent pas de relations diplomatiques avec le Saint-Siège[4].

Le , le pape Jean-Paul II l'élève à la dignité épiscopale en le nommant archevêque titulaire de Canosa avec la charge d'Observateur permanent du Saint-Siège aux Nations unies[4]. Le 6 janvier 2003, il reçoit la consécration épiscopale des mains du pape, assisté par le substitut de la Secrétairerie d’État, Mgr Leonardo Sandri, et par le secrétaire de la Congrégation pour les Églises orientales, Mgr Antonio Maria Vegliò. À ce poste il travaille notamment sur la visite du pape à l'ONU, ou il rencontrera le premier secrétaire Ban Ki-moon[3], il intervient aussi notamment pour rappeler le message de l'Église notamment l'importance de l'écoute des démunis et des malades (du SIDA notamment), et a exhorté l'organisation à privilégier son développement et son efficacité sur l'aide envers les populations au lieu de se transformer en un « gouvernement mondial »[5],[6].

Le , le pape Benoît XVI le nomme nonce apostolique en Pologne[7]. Il prend congé auprès du président de Pologne le 27 juin 2016 qui le fait commandeur avec étoile de l'ordre du Mérite de la république de Pologne[8]. Ses fonctions à la nonciature se finissent officiellement le 5 août suivant[9].

Le , le pape François le transfère à la nonciature apostolique dans la Fédération de Russie[10]. Il présente ses lettres de créances au président Vladimir Poutine le [11]. Il arrive dans le contexte de rapprochements entre le patriarcat de Moscou et le Saint-Siège[3]. Il obtiendra notamment du président Poutine au moment de l'annexion de la Crimée par la Russie que l’église catholique locale soit reconnue par les autorités sans être rattachée à la conférence épiscopale russe[12].

Le , le pape François lui confie la nonciature apostolique d'Ouzbékistan en plus de la Russie[13].

Le , le pape François le nomme à la nonciature apostolique en France après la démission de Mgr Luigi Ventura[14],[12].

DistinctionsModifier

AnnexesModifier

Articles connexesModifier

Sources et traductionsModifier

Notes et référencesModifier

  1. (it) Faculté de théologie inter-diocésaine de Fossano, « “Se vuoi trovare Dio, tienti saldo nel mondo. Se volete trovare l'eternità, servite il tempo” », sur sti-issrfossano.it (consulté le 6 juillet 2014)
  2. (it) Vatican, « Ex-alunni 1950 – 1999 », sur vatican.va (consulté le 6 juillet 2014)
  3. a b et c Claire Lesegretain, Samuel Lieven, « Mgr Celestino Migliore, nouveau nonce en Russie », sur la-croix.com, La Croix, (consulté le 13 janvier 2020)
  4. a et b (it) Salle de presse du Saint-Siège, « Rinunce e nomine », sur press.vatican.va, (consulté le 7 juillet 2014).
  5. Zenit, « La vocation de l’ONU à défendre les plus faibles, par Mgr Migliore », sur zenit.org, (consulté le 13 janvier 2020)
  6. Organisation des Nations unies, « Plus de cohérence et se synergies pour "une seule ONU" permettrait aux pays de mieux s'en approprier les activités de développement », sur un.org, (consulté le 13 janvier 2020)
  7. (it) Salle de presse du Saint-Siège, « Rinunce e nomine », sur press.vatican.va, (consulté le 8 juillet 2014)
  8. a et b (pl) Présidence de la république de Pologne, « Andrzej Duda odznaczył nuncjusza abp. Celestino Migliore », sur presydent.pl, (consulté le 24 juillet 2016)
  9. (pl) « Ks. abp Celestino Migliore kończy misję nuncjusza w Polsce », sur naszdziennik.pl, (consulté le 29 décembre 2016)
  10. (it) Salle de presse du Saint-Siège, « Rinunce e nomine », sur press.vatican.va, (consulté le 28 mai 2016)
  11. (en) Presidential Press and Information Office, « Presentation of foreign ambassadors’ letters of credence », sur en.kremlin.ru, (consulté le 29 décembre 2016)
  12. a et b Nicolas Senèze, « Mgr Celestino Migliore nommé nonce apostolique en France », sur la-croix.com, (consulté le 11 janvier 2020)
  13. (it) Salle de presse du Saint-Siège, « Rinunce e nomine », sur press.vatican.va, (consulté le 21 janvier 2017)
  14. (it) Salle de presse du Saint-Siège, « Rinunce e nomine », sur press.vatican.va, (consulté le 11 janvier 2019)
  15. (it) République italienne, « Grande Ufficiale Ordine al Merito della Repubblica Italiana », sur quirinale.it, (consulté le 6 juillet 2014)