Guy Georgy

ambassadeur de France et écrivain

Guy Georgy, né le à Paris et mort le dans la même ville, est un diplomate et un écrivain français. Il a été révélé par La Folle Avoine (Flammarion, 1991), où il décrit les conditions très difficiles de sa jeunesse périgourdine.

Guy Georgy
Guy Georgy 21 octobre 1997.JPG
Guy Georgy, en octobre 1997
Fonctions
Ambassadeur de France en Algérie
-
Jean-Marc Mérillon (d)
Ambassadeur de France en Iran
-
Raoul Delaye (d)
José Paoli (d)
Ambassadeur de France en Libye
-
Paul Fouchet (d)
Ambassadeur de France au Bénin
-
Ambassadeur de France en Bolivie
-
Michel Leroy-Beaulieu (d)
Ambassadeur de France en République du Congo
-
Jean Rossard (d)
Biographie
Naissance
Décès
(à 84 ans)
Paris (France)
Nationalité
Formation
Activités
Autres informations
Membre de

Biographie

Ancien élève de l'ENFOM, il démarra sa carrière professionnelle comme chef de cabinet du service d'information au Cameroun, entre 1945 et 1949. Dans une interview donnée au magazine Jeune Afrique, il revendique la paternité de la carrière politique du futur président camerounais Ahmadou Ahidjo : « Je l'avais fait élire délégué à l'Assemblée territoriale. On avait quasiment fait voter pour lui, en mettant des paquets de bulletins dans l'urne. Mais c'était pour la bonne cause »[1].

Il lance ce qu'il appelle une « guérilla psychologique » contre les militants indépendantistes de l'Union des populations du Cameroun (UPC). Il use notamment de la violation de correspondance, de perquisitions illégales, de surveillance à la jumelle de domiciles et de tentatives de corruption[1].

Attaché au cabinet du ministre de la France d'outre-mer l'année suivante, il fut nommé chef de région du Nord Cameroun jusqu'en 1955. Secrétaire général du Gabon en 1956, il sera promu directeur général des affaires économiques et du plan de l'AEF en 1957 puis de l'AOF en 1958.

Guy Georgy sera gouverneur haut-commissaire de la république française au Congo en 1959[2], ambassadeur de France en Bolivie en 1961 puis au Dahomey de 1964 à 1969 et en Libye de 1969 à 1975.

Il demeurera quelques années directeur des Affaires africaines et malgaches au Quai d'Orsay avant de redevenir ambassadeur de France, en Iran en 1980 puis en Algérie de 1981 à 1984, date à laquelle il fait valoir ses droits à la retraite.

En 1982, il sera élevé à la dignité d'ambassadeur de France.

De 1984 jusqu'à sa mort en 2003, il sera le président de la Maison de l'Amérique latine à Paris. Il était membre de l'Académie des sciences d'outre-mer.

Décoration

Bibliographie

En outre, il est le préfacier de l'ouvrage suivant :

Notes et références

  1. a et b Thomas Deltombe, Manuel Domergue, Jacob Tatsita, Kamerun !, La Découverte,
  2. André Lewin : Ahmed Sékou Touré (1922-1984), Témoignage de Guy Georgy

Voir aussi

Article connexe

Liens externes