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Le Grand projet ferroviaire du Sud-Ouest (ou GPSO), est un projet ferroviaire concernant le sud-ouest de la France, et qui a pour but la création de deux lignes à grande vitesse (LGV), celle de Bordeaux - Toulouse et celle de Bordeaux - Espagne (dont une partie en tronc commun), ainsi qu'un aménagement ferroviaire du sud de Bordeaux et du nord de Toulouse. Le maître d'ouvrage de ce projet est SNCF Réseau.

Trois enquêtes publiques distinctes et concomitantes ont été ouvertes du 14 octobre au 8 décembre 2014. Les lignes ont été déclarées d'utilité publique en 2016, mais celle-ci a été annulée en 2017. Aujourd'hui, le projet est toujours d'actualité, mais risque d'être réalisé dans des délais rallongés.

Sommaire

Calendrier du projetModifier

  • 2015 : Résultat des enquêtes
  • 2 juin 2016 : Déclaration d'utilité publique des deux lignes
  • 29 juin 2017 : Annulation de la déclaration d'utilité publique d'une portion nord du projet
  • 2018 : Le projet est à nouveau d'actualité, mais comptera des retards importants par rapport aux dates initiales[1]
  • 2024 : Mise en service de la LGV Bordeaux - Toulouse.
  • 2027 (initialement) : Mise en service de la LGV Bordeaux - Dax.
  • 2032 : Connexion avec le réseau à grande vitesse espagnol (LGV Bordeaux - Espagne)

ProjetModifier

Le projet a quatre objectifs : la création des LGV Bordeaux - Toulouse et Bordeaux - Espagne, mais aussi l'amélioration de la desserte ferroviaire de la couronne nord de Toulouse et de la couronne sud de Bordeaux. Ce projet entraîne aussi des aménagements dans et autour des gares, comme pour le quartier Marengo, à Toulouse, (quartier de la gare Matabiau) qui va faire l'objet d'un réaménagement total (et aussi la construction d'une Tour d'Occitanie). Les gares sur le parcours de la LGV sont également totalement réaménagées.

LGV Bordeaux - ToulouseModifier

Article détaillé : LGV Bordeaux - Toulouse.

La LGV Bordeaux - Toulouse est une partie du Grand Projet ferroviaire du Sud-Ouest. Elle a pour objectif de réduire les temps de parcours en train entre Toulouse et Paris, Toulouse étant l'une des métropoles françaises les plus mal desservies par les réseaux ferroviaires : il faut aujourd'hui plus de quatre heures pour rallier Toulouse à Paris. Mais le projet doit aussi mieux desservir les différentes grandes villes du sud-ouest, comme Montauban ou Agen. La ligne devrai donc réduire de plus d'une heure les temps de parcours entre la métropole toulousaine et la capitale française[2].

Le projet devait initialement être réalisé à l'horizon 2024, mais est finalement reporté à 2027, dans le meilleur des scénarios[1].

Le passage de la LGV prévoit aussi le réaménagement total des gares d'Agen et de Montauban-Villebourbon[3].

LGV Bordeaux - EspagneModifier

Article détaillé : LGV Bordeaux - Espagne.

La LGV Bordeaux - Espagne est aussi une partie du GPSO. Il est prévu de créer la ligne en deux temps : en premier lieu, relier Bordeaux à Dax, et ensuite Dax à l'Espagne. Mais le projet est aujourd'hui remis en cause, et ne devrait finalement pas être réalisé avant (très) longtemps[1].

Aménagements ferroviaires au nord de ToulouseModifier

Mais le GPSO n'a pas comme seuls projets la création de lignes à grande vitesse : il prévoit aussi un réaménagement ferroviaire au nord de la métropole toulousaine. Aujourd'hui, l'aire urbaine de Toulouse est la quatrième de France, mais elle compte de nombreuses problématiques en termes de mobilités : le périphérique de Toulouse compte maintenant de nombreux bouchons et les transports en commun sont encore minimes dans les déplacements depuis la couronne périurbaine.

Le projet prévoit donc le doublement des voies entre Toulouse-Matabiau et la gare de Saint-Jory, afin de créer un réseau de "TER cadencé" au quart d'heure en heure de pointe, de type RER, entre Castelnau-d'Estretefond et Toulouse[4]. Mais le projet permettra aussi de désengorger les voies ferroviaires du nord toulousain, aujourd'hui saturées.

Le projet prévoit un réaménagement des gares de Castelnau-d'Estretefond, Saint-Jory, Fenouillet - Saint-Alban et Toulouse - Lalande-Eglise, mais aussi un déplacement de la gare de Lacourtensourt afin d'améliorer l'intermodalité avec le réseau Tisséo, et un déplacement de la gare de Route-de-Launaguet afin de connecter la gare avec la station La Vache, sur la ligne B du métro et la future ligne de métro Toulouse Aerospace Express. Enfin, le projet prévoit aussi la construction de deux ouvrages de protection, situés à proximité des sites Seveso du triage de Saint-Jory[5].

Aménagements ferroviaires au sud de BordeauxModifier

Le GPSO prévoit un aménagement ferroviaire au sud de Bordeaux, qui se résumerait à la création d'une troisième voie entre le triage d'Hourcade et Saint-Médard-d'Eyrans, la suppression de 6 passages à niveaux, le réaménagement de plusieurs gares et points-d'arrêts, et la réorganisation de la circulation des trains dans le sud bordelais[6].

Gains de tempsModifier

Le Grand projet ferroviaire du Sud-Ouest permettra de réduire les temps de parcours ainsi qu'indiqué dans le tableau des meilleurs temps de parcours[2] :

Aujourd'hui Après le "Y Basque" Après GPSO phase 1 (Bordeaux-Dax/Toulouse) Après GPSO phase 2 (Dax-frontière)
Bordeaux-Toulouse 2h15 1h05
Bordeaux-Barcelone 5h30 3h50
Bordeaux-Marseille 5h15 via Paris, 6h10 direct 4h
Bordeaux-Bayonne 1h45 1h15 1h05
Bordeaux-Bilbao 4h30* 3h15 2h55[7] 1h55[7]
Bordeaux-Madrid 9h* 5h15 4h55[7] 3h55[7]
Paris-Toulouse 4h15 3h10 3h10
Paris-Bayonne 3h55 3h25 3h15
Paris-Madrid 9h00 via Barcelone 7h25 7h05[7] 6h05[7]
Toulouse-Bayonne 3h30 2h25 2h15

Les temps de parcours marqués d'une astérisque sont réalisés avec un changement de train à la frontière (Hendaye-Irun) dû à la différence d'écartement des rails.

Les trajets avec correspondances ne tiennent pas compte des horaires des trains.

FinancementModifier

Le coût total envisagé des deux lignes est estimé à 9,486 milliards d’euros[réf. nécessaire].

RéférencesModifier

  1. a b et c « La LGV Bordeaux-Toulouse est sauvée », ladepeche.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 11 février 2018)
  2. a et b « réduire les temps de parcours » sur le site du GPSO.
  3. CMS Anan6, « Ligne nouvelle Bordeaux-Toulouse | Les Grands Projets du Sud Ouest | Réseau Ferré de France », sur www.gpso.fr (consulté le 11 février 2018)
  4. « Le futur «RER» du Nord toulousain roulera en 2024 », ladepeche.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 11 février 2018)
  5. Anan6, « GPSO - Aménagements ferroviaires au nord de Toulouse », sur www.gpso.fr (consulté le 11 février 2018)
  6. Anan6, « GPSO - Aménagements ferroviaires au sud de Bordeaux », sur www.gpso.fr (consulté le 11 février 2018)
  7. a b c d e et f Ces temps tiennent compte de la mise en service des projets ferroviaires espagnols, en particulier la ligne nouvelle Bilbao - San Sebastian (38 minutes).

Liens externesModifier