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Grève du Joint Français

Grève du Joint français
Type Mouvement social
Pays Drapeau de la France France
Localisation Saint-Brieuc
Coordonnées 48° 30′ 19″ nord, 2° 44′ 10″ ouest
Date au
Revendications Augmentations salariales

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Grève du Joint français

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Grève du Joint français

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Grève du Joint français

La grève du Joint français est une grève des ouvrières de l'usine du « Joint français » (filiale de la Compagnie générale d'électricité) à Saint-Brieuc qui dure huit semaines. Elle commence le et s'achève le , la direction ayant accédé aux revendications.

Les revendications portent essentiellement sur une égalisation des salaires avec ceux de la maison mère de Bezons, dans le Val-d'Oise, supérieurs d'environ 20 % à travail égal. Pour la plupart des ouvriers, l'augmentation de salaire exigée représente 70 centimes de l'heure, soit près de quatre fois plus que les 19 centimes proposés initialement par la direction pour faire cesser la grève[1].

Bien que le conflit démarre le , l'occupation de l'usine par les ouvriers ne commence que le , à la surprise des organisations syndicales qui n'ont pas été consultées[1].

Le les grévistes protestent contre le fait que les négociations soient au point mort, et séquestrent les membres de la direction pendant toute une nuit[1].

Ce qui caractérisa ce conflit social fut sa durée et la solidarité de toute une frange de la population, qui participe même aux manifestations (4 000 manifestants le 7 avril, 10 000 le 18 avril)[1]. Ainsi une collecte de soutien organisée à l'échelle nationale permit de récolter plus d'un million et demi de francs pour les grévistes et les paysans, dont ceux faisant partie de la FNSEA, offrirent de la nourriture[1]. Des artistes tels que Gilles Servat, Tri Yann, Claude Nougaro, etc. participèrent à cet effort, tandis que le maire PSU, Yves Le Foll, soutenait celui-ci[1]. Les images du conflit sont diffusées par les journaux télévisés, le faisant connaître dans toute la France, et une photo prise par un journaliste de Ouest-France montrant un ouvrier tenant un CRS, en fait un de ses amis d'enfance, est vendue à l'AFP et devient célèbre[1]. Le l'évêque de Saint-Brieuc soutient le mouvement et appelle les catholiques à faire de même[1].

Lors de la dernière négociation du conflit une augmentation de 65 centimes est accordée aux ouvriers, ceux-ci votent la reprise du travail le avec 641 votes pour et 191 contre[1].

Notes et référencesModifier

  1. a b c d e f g h et i Michelle Zancarini-Fournel, Les luttes et les rêves : Une histoire populaire de la France de 1685 à nos jours, Paris, Éditions La Découverte, , 995 p. (ISBN 9782355220883), chap. 17 (« Le moment 68 »), p. 841

Voir aussiModifier