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Un fixeur (francisation du substantif anglais fixer, de to fix, « arranger »), ou accompagnateur, est, dans une région à risque ou connaissant des troubles, une personne du cru faisant office à la fois d'interprète, de guide, d'aide de camp pour un journaliste étranger. Il peut par exemple organiser une rencontre avec tel ou tel personnage local. Le fixeur agit pour le compte d'une production généralement occidentale. Sa connaissance du terrain et des administrations locales fait de lui un intermédiaire indispensable avec la population et les autorités. Il peut cependant devenir la cible des belligérants qui peuvent le considérer comme « traître ».

ExemplesModifier

 
Tea Kim Heang, fixeur de Jean-Christian Tirat (Cambodge, 1975).
  • En 1975, lors du siège de Phnom Penh par les Khmers rouges, le reporter-photographe cambodgien Dith Pran avait été le fixeur du journaliste américain Sydney Schanberg. Pris par les Khmers rouges au lendemain de la chute de la ville, il parvint à fuir le pays après quatre années de calvaire. Il a inspiré le film de Roland Joffé, La Déchirure (The Killing Field). Au moins deux fixeurs cambodgiens ont disparu pendant ces événements : Sou Vichith de l'agence Associated Press et le journaliste Tea Kim Heang ; surnommé « Moonface », ce dernier avait été notamment l'un des fixeurs du photographe français Jean-Christian Tirat.
  • Hussein Hanoun al-Saadi était le fixeur de Florence Aubenas en Irak.
  • Pour le tournage de La Cité du mâle, documentaire sur la domination masculine dans une banlieue française, produit par Daniel Leconte pour Arte, on a fait appel aux services d'un fixeur[1].
  • Véronique Robert, spécialiste des terrains de guerre qui effectuait, en 2016, avec le journaliste reporter d'images Stéphan Villeneuve un reportage en Irak sur la bataille de Mossoul destiné au magazine Envoyé spécial […], avait pour fixeur le Kurde Bakhtiyar Haddad[2].

RéférencesModifier