Gare de Dirinon - Loperhet

gare française

La gare de Dirinon - Loperhet (anciennement Dirinon) est une gare ferroviaire française de la ligne de Savenay à Landerneau, située sur le territoire de la commune de Loperhet, à proximité de Dirinon, dans le département du Finistère en région Bretagne.

Dirinon - Loperhet
Image illustrative de l’article Gare de Dirinon - Loperhet
L'ancien bâtiment voyageurs et l'entrée de la gare.
Localisation
Pays France
Commune Loperhet
Lieu dit La Gare
Adresse Rue de la Gare
29470 Loperhet
Coordonnées géographiques 48° 23′ 33″ nord, 4° 17′ 08″ ouest
Gestion et exploitation
Propriétaire SNCF
Exploitant SNCF
Code UIC 87474015
Services TER Bretagne
Fret SNCF
Caractéristiques
Ligne(s) Savenay à Landerneau
Voies 2 (+ voies de service)
Quais 2
Altitude 102 m
Historique
Mise en service
Architecte Compagnie du PO
(type sud Bretagne)
Correspondances
Cars BreizhGo 33

Elle est mise en service en 1867 par la Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans (PO).

C'est une halte voyageurs de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF), desservie par des trains express régionaux TER Bretagne.

Situation ferroviaireModifier

Établie à 102 mètres d'altitude, la gare de Dirinon est située au point kilométrique (PK) 758,187[1] de la ligne de Savenay à Landerneau (section à voie unique) entre les gares ouvertes de Pont-de-Buis et de Landerneau. En direction de Pont-de-Buis, s'intercalent, le viaduc de Daoulas et les gares fermées de Daoulas, d'Hanvec, de La Forêt-du-Cranou et Quimerc'h[2].

C'est une gare d'évitement qui comporte une deuxième voie pour le croisement des trains[2]. En gare il y a également deux voies de service.

Avant d'arriver en gare en venant de Quimper, on trouve les embranchements particuliers (EP) de la ZI de Lannuzel (centrale EDF) au PK 756,075 et après la gare, à un kilomètre au nord au PK 758,890 celui de la Cobrena (en service). Ces deux embranchements sont uniquement accessibles côté impair de la circulation.

HistoireModifier

La station de Dirinon est mise en service le par la Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans (PO) lorsqu'elle ouvre à l'exploitation le prolongement, de Châteaulin à Landerneau, de sa ligne de Savenay à Châteaulin, qui permet le raccordement avec la ligne de Paris à Brest[3],[4].

La station de « quatrième catégorie »[3] est établie à l'écart du village sur une « courbe de cinq cents mètres de rayon »[5]. Elle dispose d'un bâtiment voyageurs d'un modèle type de la compagnie : sur une base rectangulaire, trois ouvertures avec un étage sous une toiture à deux pans en ardoise ; les façades présentent une alternance de lignes rouges (brique) et blanches (tuffeau ; le soubassement est fait de pierres de taille en granite, ici il s'agit du « granite rose de Laber »[6].

En 2004, les embranchements particulier de la Cobrena et de la centrale EDF ont généré un trafic d'une quinzaine de trains (dix Cobrena et cinq EDF)[7].

En 2011, l'ancien bâtiment voyageurs n'est plus utilisé pour les voyageurs, mais est toujours utilisé par la SNCF. Un abri TER Bretagne de la dernière génération est installé sur le quai, il comporte un panneau bilingue avec le nouveau nom de la gare en français : « Dirinon-Loperhet » et en breton : « Dirinonn-Loperc'hed ». Ce changement de nom intervient à la suite de la demande de la commune de Loperhet sur laquelle est établie la gare[8].

Dans le cadre de la rénovation du tronçon entre Landerneau et Quimper, le bâtiment voyageurs fut démoli en 2017[9].

Service des voyageursModifier

AccueilModifier

Halte SNCF c'est un point d'arrêt non géré (PANG) à accès libre[10].

DesserteModifier

Dirinon est desservie par des trains TER Bretagne de la relation Quimper-Landerneau-Brest[10].

IntermodalitéModifier

Le stationnement des véhicules est possible à proximité de l'ancien bâtiment voyageurs[11].

Service des MarchandisesModifier

OrganisationModifier

Dépendant de la gare de Landerneau, Dirinon dispose de deux embranchements particuliers (EP), ZI de Lannuzel et Cobrena, situés de part et d'autre du site de la gare et de voies de service. un cheminement piéton spécifique pour les cheminots permet de rejoindre à pied les deux EP[12].

En 2011, le service était limité a des trains massifs pour l'EP Cobrena[13].

EP ZI de LannuzelModifier

Situé en direction de Quimper, il dessert la centrale EDF de Dirinon.

De son ouverture en 1981 à 1989, l'approvisionnement en combustible, du fioul lourd[5], est livré par des wagons-citernes spécifiques à ce produit. Ensuite les livraisons s'effectuent par camion du fait de la radiation de l'ensemble de son parc de ces wagons par la SNCF. La reprise a lieu en 2001 du fait de décision prise par EDF d'appliquer le directives européennes et les nouvelles normes concernant la pollution. Une convention est signée entre EDF et la SNCF pour un marché du transport par train du nouveau combustible utilisé, du fioul domestique (moins polluant). Un budget de 12 millions est consacré à la vérification et à la remise en état de l'embranchement. Au mois d'octobre 2001, 5 100 tonnes de carburant sont livrées par quatre trains de 22 wagons-citernes venant de la raffinerie de Donges[14].

EP CobrenaModifier

Situé en direction de Landerneau il dessert le site de la Cobrena, filiale du groupe coopératif Triskalia.

Le volume annuel de transport des livraisons de céréales pour la fabrication d'aliments du bétail est, au début des années 2000, de 15 000 tonnes[14].

Notes et référencesModifier

  1. Selon l'open data SNCF (consulté le 23 février 2020).
  2. a et b Reinhard Douté, Les 400 profils de lignes voyageurs du réseau français : lignes 001 à 600, vol. 1, La Vie du Rail, , 239 p. (ISBN 978-2-918758-34-1), « [470/3] Quimper - Landerneau », p. 168.
  3. a et b « Chronique (janvier et février 1868) : Ouverture du chemin de fer de Châteaulin à Landerneau », Annales des ponts et chaussées, 4e série, t. XV, no 173,‎ , p. 94-99 (lire en ligne, consulté le 15 juillet 2016)
  4. François Palau et Maguy Palau, Le rail en France : Le Second Empire, t. 3 (1864-1870), Paris, Palau, , 239 p. (ISBN 2-9509421-3-X), « 10.28. Châteaulin-Landerneau : 16 décembre 1867 », p. 138.
  5. a et b Jean-Pierre Nennig, 2008, p. 157.
  6. Louis Chauris, « la saga des granites de l'Aber-Ildut : IX. constructions portuaires et ferroviaires », le Progrès-Courrier,‎ (lire en ligne, consulté le 15 juillet 2016).
  7. « La SNCF à pleine vapeur : + 8,4 % de voyageurs en 2004 », Le Télégramme,‎ (lire en ligne, consulté le 14 juillet 2016).
  8. Site ouest.france.fr, La gare ? Pas à Dirinon mais à Loperhet, article du 11 mars 2011, lire (consulté le 31 août 2011).
  9. « Voyageurs. Une nouvelle gare les accueillera », Le Telegramme,‎ (lire en ligne, consulté le 9 juillet 2018).
  10. a et b « Services & Gares / Halte ferroviaire Dirinon », sur SNCF TER Bretagne (consulté le 14 juillet 2016).
  11. « Rue de la Gare, Dirinon, Bretagne », sur Street View, (consulté le 14 juillet 2016).
  12. « Pistes et itinéraires à suivre par les agents pour se rendre aux divers bureaux, postes, ateliers ou chantiers (panneau avec plan) », (consulté le 15 juillet 2016).
  13. « Dirinon code Gare 474015 », sur Fret SNCF (ancien site), archive du 31 août 2011 (consulté le 15 juillet 2016).
  14. a et b « Le fuel de la centrale de Dirinon livré par desserte ferroviaire », Le Télégramme,‎ (lire en ligne, consulté le 15 juillet 2016).

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Jean-Pierre Nennig, Le chemin de fer de Bretagne sud : De Savenay et de Rennes à Landerneau par Redon, Vannes, Auray, Lorient, Quimper et Châteaulin et ses embranchements vers Ploërmel, Quiberon, Pontivy, Concarneau, Pont-L'Abbé et Douarnenez-Tréboul, Pornichet, JPN Éditions, coll. « Archéologie ferroviaire », , 224 p. (ISBN 978-2-9519898-5-6, notice BnF no FRBNF41302229, présentation en ligne).

Articles connexesModifier

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Lien externeModifier


Origine Arrêt précédent Train   Arrêt suivant Destination
Brest Landerneau TER Bretagne Pont-de-Buis Quimper