Gare de Brétigny

gare ferroviaire française

Brétigny
Image illustrative de l’article Gare de Brétigny
La façade de la gare sur la place Pierre-Vennin après modernisation.
Localisation
Pays France
Commune Brétigny-sur-Orge
Quartier La Roseraie, Écoquartier Clause-Bois Badeau
Adresse Place Pierre-Vennin
91220 Brétigny-sur-Orge
Coordonnées géographiques 48° 36′ 24″ nord, 2° 18′ 09″ est
Gestion et exploitation
Propriétaire SNCF
Exploitant SNCF
Services (RER)(C)
Caractéristiques
Ligne(s) Paris-Austerlitz - Bordeaux-St-J.
Brétigny - La Membrolle-sur-Ch.
Voies 7 (+ 6 voies de service)
Quais 4 (dont trois centraux)
Transit annuel 6 619 500 voyageurs (2018)
Zone 5 (tarification Île-de-France)
Altitude 77 m
Historique
Mise en service 1847
(première station de Brétigny)
Correspondances
Transdev Brétigny (BUS) Transdev Brétigny 202 18.05

227.01 227.02 227.03 227.04

227.06

Keolis Meyer (BUS) Keolis Meyer DM13 DM16 DM19
Albatrans (BUS) Albatrans 91.04
Noctilien (N) N131 NOCTILIEN.png
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Brétigny
Géolocalisation sur la carte : Île-de-France
(Voir situation sur carte : Île-de-France)
Brétigny
Géolocalisation sur la carte : Essonne
(Voir situation sur carte : Essonne)
Brétigny

La gare de Brétigny est une gare ferroviaire française de la ligne de Paris-Austerlitz à Bordeaux-Saint-Jean, située sur le territoire de la commune de Brétigny-sur-Orge, dans le département de l'Essonne en région Île-de-France.

Une première station est mise en service en 1843 par la Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans qui la remplace en édifiant la gare actuelle sur un autre site en 1865.

C'est une gare de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF) desservie par les trains de la ligne C du RER.

Situation ferroviaireModifier

Établie à 77 mètres d'altitude, la gare de Brétigny est située au point kilométrique (PK) 31,331 de la ligne de Paris-Austerlitz à Bordeaux-Saint-Jean, entre les gares de Saint-Michel-sur-Orge et de Marolles-en-Hurepoix[1].

Gare de bifurcation, elle est également l'origine, au PK 31,331, de la ligne de Brétigny à La Membrolle-sur-Choisille, avant la gare de La Norville - Saint-Germain-lès-Arpajon[2].

HistoireModifier

Première gare (1843-1862)Modifier

La station de Brétigny est officiellement mise en service le [a] par la Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans, lorsqu'elle ouvre à l'exploitation les 102 kilomètres de sa ligne de Juvisy (Paris) à Orléans[4].

La station est édifiée[b] à l'extrémité des deux kilomètres de la tranchée dite « de Rosière et de Brétigny »[6]. En 1853, pour Edmond Texier qui passe en train à la station, Brétigny est un lieu sans importance composé d'un village et de nombreux hameaux[7].

En 1858, la station « Bretigny » située à 31 kilomètres de la gare de départ, entre les stations de Saint-Michel et de Marolles, dessert un village de 823 habitants[8].

Lors du déplacement de la station au point d'embranchement de la ligne de Tours, sa plate-forme est transformée en un dépôt de matériel[6].

Deuxième gare (1862-?)Modifier

 
BV de 1862, photographié vers 1903.

L'emplacement choisi pour la construction de la nouvelle gare est situé plus au sud[6], au point kilométrique (PK) 31,295 ; la construction du nouveau bâtiment voyageurs débute en 1862[9].

L'ouverture de la ligne de Brétigny à La Membrolle-sur-Choisille a lieu le [10].

En 1867, une prise d'eau est installée dans l'Orge pour pouvoir compenser l'agrandissement des réservoirs[11]. L'année suivante, en 1868, Adolphe Joanne fait de nouveau figurer la station dans l'un de ses guides avec une descriptions plus étoffées qu'en 1858. La neuvième station, Brétigny, située à 3 kilomètres de la précédente, Saint-Michel, et à 40 km de Paris, dessert un village de 943 habitants. Elle est établie à « l'extrémité du plateau, dans un petit vallon arrosé par plusieurs ruisseaux tributaires de l'Orge ». En quittant la station, on trouve à droite l'embranchement de Tours par Vendôme[12].

Troisième gare (depuis ?)Modifier

Le tronçon de Juvisy à Brétigny est mis à quatre voies en 1908, suivi du tronçon de Brétigny à Étampes en 1910[13].

En 1913, la gare de Brétigny dispose d'un faisseau de 18 voies de garages pour récupérer les trains n'ayant pas pu être traités sur le triage de Juvisy et la Compagnie a acheté des parcelles pour permettre un agrandissement au fur et à mesure des besoins[14]. En 1916, un triage est installé en gare de Brétigny-sur-Orge pour soulager celui de Juvisy. Cette gare de triage permet de recevoir les trains de marchandises de la Grande Ceinture ne pouvant être traités à Juvisy. L'activité de la gare de triage périclite à la fin des années 1940 après la mise en service du triage de Villeneuve-Saint-Georges. En 1955, une augmentation du trafic fret ferroviaire redonne une certaine activité à la gare de triage de Brétigny et permet sa modernisation. Mais l'activité diminue à nouveau au cours des années 1960 ; les voies du triage ne seront utilisées alors que pour le garage des trains de banlieue[15].>.

La gare est intégrée, comme la ligne, dans la partie sud du RER C en 1979. Un passage souterrain est construit pour passer d'un quai à l'autre[16].

Du mois d'avril au mois de juin 2014, la façade de la gare est rénovée ainsi que l’intérieur de la gare : renouvellement des peintures et remplacement du carrelage et des portes et fenêtres. Une nouvelle marquise est installée sur la façade de la place Pierre-Vennin en remplacement de l'ancienne. Le quai abîmé par l'accident du 12 juillet 2013 est remis à neuf avec un nouvel abri filant et un ascenseur. Les escaliers pour accéder aux quais de la gare sont également refaits, et une nouvelle signalétique est installée sur les quais et dans la gare.

En 2018, selon les estimations de la SNCF, la fréquentation annuelle de la gare est de 6 619 500 voyageurs, nombre arrondi à la centaine la plus proche[17].

Services des voyageursModifier

AccueilModifier

Gare SNCF, elle dispose d'un bâtiment voyageurs, ouvert tous les jours de h à h 30, et d'une agence Transilien ouverte du lundi au vendredi de 10 h 5 à 12 h et de 14 h à 19 h 20 ainsi que le premier et le dernier samedi du mois de 10 h 30 à 12 h 30 et de 13 h 30 à 18 h 30[18].

Elle est équipée, d'un système d'information sur les horaires des trains en temps réel, dans la gare, sur les quais et à l’extérieur de la gare, et d'automates pour l'achat de titres de transport Transilien et Grandes Lignes. Pour les personnes à la mobilité réduite (PMR), elle dispose d'un guichet adapté, de boucles magnétiques pour personnes malentendantes et de places de stationnement réservées[18].

DesserteModifier

 
2019, desserte par un RER C.

La gare est desservie par les trains de la ligne C du RER.

De manière générale, elle est desservie par les trains en provenance des branches de Dourdan et d'Étampes, les premiers étant limités à Invalides, les seconds allant jusqu'à Saint-Quentin-en-Yvelines ; il en est de même dans le sens contraire.

Dans le détail, de nombreuses missions existent.

Elle constitue le terminus de certains trains aux heures de pointe (BALI) qui sont omnibus de Juvisy à Brétigny.

IntermodalitéModifier

Un parc pour les vélos et d'un parking pour voitures de 500 places (payant) y sont aménagés.

Elle est desservie par les lignes 202, 18.05, 227.01, 227.02A, 227.02B, 227.03 et 227.06 de l'établissement Transdev de Brétigny, par les lignes DM13 , DM16 et DM19 de la société de transports Keolis Meyer, par la ligne 91.04 de la société de transports Albatrans et, la nuit, par la ligne N131 du réseau Noctilien.

Accident du 12 juillet 2013Modifier

Le , un train Intercités effectuant la liaison de Paris-Austerlitz à Limoges-Bénédictins déraille en gare, provoquant plusieurs victimes[20]. Le train s'est séparé en deux ; une partie est restée sur les rails, tandis que l'autre s'est renversée sur un quai de la gare[21].

ProjetsModifier

Dans le cadre du projet de modernisation de la ligne C du RER, des études d'aménagement du nœud ferroviaire de Brétigny-sur-Orge sont en cours depuis 2011. Le projet consiste en la modernisation de voies, la création ou la modification de plusieurs ouvrages d’art, la modernisation des zones de garage du RER C et la fusion de quatre postes d’aiguillage existants en un seul[22],[23]. Le calendrier du projet prévoit un démarrage des travaux en 2016, pour une réalisation complète à l'horizon 2020[24].

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. L'inauguration de la ligne a eu lieu le et l'ouverture de l'exploitation le 4[3] ou le 5[4] mai suivant les sources.
  2. La station était située non loin de la vaste gare de triage qui a depuis cessé son activité, en amont du pont de la mairie[5]

RéférencesModifier

  1. Reinhard Douté, Les 400 profils de lignes voyageurs du réseau français : lignes 001 à 600, vol. 1, La Vie du rail, , 239 p. (ISBN 978-2-918758-34-1), « [570/1] Paris-Austerlitz - Orléans », p. 195.
  2. Reinhard Douté, Les 400 profils de lignes voyageurs du réseau français : lignes 001 à 600, vol. 1, La Vie du rail, , 239 p. (ISBN 978-2-918758-34-1), « [550/1] Brétigny - Châteaudun », p. 192.
  3. « Chemin de fer de Paris à Orléans », Journal des chemins de fer, no 57,‎ , p. 524 (lire en ligne, consulté le 5 février 2020).
  4. a et b François Palau et Maguy Palau, Le Rail en France : les 80 premières lignes 1828-1851, Paris, F. et M. Palau, , 217 p., 30 cm (ISBN 2-9509-4210-5, notice BnF no FRBNF35772084), partie 3, chap. 3.3 (« Juvisy-Orléans (102 kilomètres) »), p. 97-98.
  5. Carrière 1998, p. 5.
  6. a b et c G.-F. Dollfus et G. Raymond, « Études géologiques dans Paris et sa banlieue : IV Le chemin de fer de Paris à Orléans aux abords de Saint-Michel-Monthlhéry (Seine-et-Oise) », dans Conférences de Paris. 32, Compte-rendu de la 32e session. Seconde partie. Notes et mémoires, Paris, Association française pour l'avancement des sciences, 1903-1904 (lire en ligne), p. 640.
  7. Edmond Texier, Tableau de Paris, t. Second, Paris, Paulin et Le Chevalier, 1852-1853 (lire en ligne), p. 372.
  8. Adolphe Joanne, Itinéraire descriptif et historique des Pyrénées de l'Océan a la Méditerranée, Paris, Librairie de L. Hachette et Cie, , 683 p. (lire en ligne), Première partie, chap. Route I (« De Paris à Bordeaux »), p. 2.
  9. Bailly 1994, p. 133.
  10. François et Maguy Palau, Le rail en France - Tome III, 1864 - 1870, p. 56-57
  11. Élisabeth Guilitch, Série U, justice, 1800-1940 : répertoire numérique, Archives départementales de l'Essonne, , 230 p. (lire en ligne), p. 50.
  12. Adolphe Joanne, Les environs de Paris, Paris, Librairie de L. Hachette et Cie, coll. « Itinéraire générale de la France Guides - Joanne », , 2e éd., 662 p. (lire en ligne), chap. Section XX (« De Paris à Étampes »), p. 583.
  13. Carrière 1998, p. 8.
  14. « Gare de Brétigny », Le Journal des transports,‎ , p. 139 (lire en ligne, consulté le 5 février 2020).
  15. Bailly 1994, p. 54.
  16. SNCF, Assemblée générale des actionnaires : Rapports exercice 1981, Paris, SNCF, (lire en ligne), p. 47.
  17. « Fréquentation en gares : Brétigny », sur SNCF Open Data, traitement du [cf. l'onglet des informations] (consulté le 7 février 2020).
  18. a et b « Transilien – Gare de Brétigny », sur transilien.com (consulté le 20 juin 2014).
  19. « Info trafic: conséquences de l’incendie du poste de circulation de Vitry », sur malignec.transilien.com, (consulté le 5 novembre 2014) : « La mission PAUL est supprimée ».
  20. Pierrick de Morel, « Brétigny-sur-Orge : premières précisions de la SNCF. », (consulté le 12 juillet 2013)
  21. Christian Meyze, « Un train corail déraille en gare de Brétigny-sur-Orge (91). Sans doute plusieurs blessés », sur france3.fr, (consulté le 12 juillet 2013)
  22. « Présentation du projet d'aménagement du nœud ferroviaire de Brétigny », sur le site internet de RFF (consulté le 12 juillet 2013)
  23. « L’aménagement du nœud ferroviaire de Brétigny sur Orge au cœur des discussions », sur le blog de la ligne C (consulté le 12 juillet 2013)
  24. « Le calendrier prévisionnel du projet d'aménagement du nœud ferroviaire de Brétigny », sur le site internet de RFF (consulté le 12 juillet 2013)

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Roger Bailly, 150 ans de Chemin de Fer en Essonne, Le Mée-sur-Seine, Éditions Amattéis, , 255 p., 16×24 (ISBN 978-2868491473, lire en ligne).
  • Bruno Carrière, Les trains de banlieue, t. 1, Paris, Les Éditions La Vie du rail, , 303 p. (ISBN 978-2902808663).
  • Matthieu Drevelle, Valentin Miclot, Maxime Morlot, Nicolas Persyn, Laura Petibon et Vanessa Vivero-Vera, « Habiter près d’une gare, oui, mais où mènent les trains ? L’accessibilité ferroviaire à partir de Brétigny-sur-Orge, de 1968 à … 2025 », Transports urbains, no 118,‎ , p. 19-23 (lire en ligne, consulté le 7 février 2020).
  • Aurore Podevin, Mémoire d'Histoire économique et sociale : Brétigny-sur-Orge pendant la Seconde Guerre Mondiale à travers le témoignage d'un enfant 1940-1945 (Mémoire de recherche en Histoire, Université d’Évry-Val d’Essonne - Soutenu en septembre 2016 - sous la direction de Nicolas Hatzfeld et Jean-Louis Loubet), Évry, Université d’Évry-Val d’Essonne, , 312 p. (lire en ligne [PDF]).

Articles connexesModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

Lien externeModifier


Origine Arrêt précédent Train   Arrêt suivant Destination
Invalides
ou Montigny - Beauchamp
ou Chaville - Vélizy
ou Saint-Quentin-en-Yvelines
Saint-Michel-sur-Orge
ou Juvisy
    La Norville - Saint-Germain-lès-Arpajon Dourdan
ou Dourdan - La Forêt
Saint-Quentin-en-Yvelines Saint-Michel-sur-Orge
ou Juvisy
    Marolles-en-Hurepoix Saint-Martin-d'Étampes
Montigny - Beauchamp
ou Pont du Garigliano
Saint-Michel-sur-Orge     Terminus Terminus