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Gare des Invalides

gare française
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Invalides.

Invalides
Image illustrative de l’article Gare des Invalides
Accès principal à la gare, en décembre 2018.
Localisation
Pays France
Commune Paris
Arrondissement 7e
Adresse 2, rue Robert-Esnault-Pelterie
75007 Paris
Coordonnées géographiques 48° 51′ 43″ nord, 2° 18′ 53″ est
Gestion et exploitation
Propriétaire SNCF
Exploitant SNCF
Service (RER)(C)
Caractéristiques
Ligne(s) Invalides à Versailles-Rive-Gauche
Voies 4 voies
Quais 2 quais centraux
Transit annuel 11 280 600 voyageurs (2016)
Zone 1 (tarification Île-de-France)
Altitude 28 m
Historique
Mise en service (Ouest)
Architecte Juste Lisch
Correspondances
Métro (M)(8)(13)
Bus RATP (BUS) RATP 28 63 69 83 87 93

OpenTour

Noctilien (N) N01 NOCTILIEN.png N02 NOCTILIEN.png

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Invalides

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Invalides

La gare des Invalides est une gare ferroviaire française de la ligne des Invalides située dans le 7e arrondissement de Paris. Ouverte le par la Compagnie des chemins de fer de l'Ouest, c'est aujourd'hui une gare de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF) desservie par les trains de la ligne C du RER.

Situation ferroviaireModifier

La gare des Invalides est située au nord du 7e arrondissement de Paris, sur la rive gauche de la Seine. Établie à 28,0 m d'altitude[1], elle se situe au point kilométrique (PK) 0,181 de la ligne des Invalides.

 
Un des deux quais de la gare, en 2018.

HistoireModifier

L'ancienne gareModifier

Un décret en date du autorise la Compagnie de l'Ouest à prolonger jusqu'aux Invalides la ligne qui relie la petite ceinture, au niveau du lieu-dit le Point du Jour, et la gare du Champ-de-Mars. Le , la gare est déclarée d'utilité publique. Mais cette-fois ci et contrairement à la précédente, la ligne ferroviaire n'est pas construite au niveau de la chaussée mais dans une tranchée[2].

Pour l'exposition universelle de 1900, la Compagnie de l'Ouest souhaite prolonger la ligne jusqu'à Versailles qui ne sera atteinte qu'en 1902 (la ligne est ouverte officiellement le 31 mai) ; néanmoins une navette fait la jonction entre le Champ-de-Mars et les Invalides le temps de l'exposition. Le bâtiment actuel est alors érigé selon les plans de l'architecte Juste Lisch et prend l'aspect d'une orangerie. Le premier projet prévoyait de créer autour des quais deux ailes symétriques situées de part et d'autre de l’esplanade des Invalides, donnant l'illusion que l'hôtel du même nom était encadré par la gare ; le conseil municipal de Paris s'y oppose pourtant, et le projet retenu est plus discret, dans l'angle Est de l’esplanade[2]. La gare compte quinze voies en cul-de-sac[3].

Jusqu'en 1935, la gare assure le service des lignes vers Granville, Brest ou Angers, jusqu'à ce que l'essentiel du trafic soit redirigé vers la gare Montparnasse à la suite de son réaménagement et de la facilité de cette dernière pour accueillir des locomotives à vapeur. À partir de cette date, elle devient alors une gare de banlieue desservant Versailles et Meudon et ne comporte plus que cinq voies. Les voies désaffectées sont utilisées lors de l'exposition spécialisée de 1937. Elle demeure ensuite un simple terminus de la ligne allant jusqu'à Versailles.

La gare actuelleModifier

Le bâtiment-voyageurs est transformé en aérogare d’Air France, à partir de laquelle des cars font l’aller-retour entre le centre de Paris et l’aéroport[4]. En 1949, Air France ouvre un restaurant pour ses voyageurs : Chez Françoise. Depuis, il est devenu un lieu couru des députés, l'Assemblée nationale ayant son siège non loin[5],[6].

En 1979, elle est reliée par le tunnel Invalides – Orsay, long environ de 1 100 m, à l'ancienne gare d'Orsay, et devient dès lors une simple gare de la Transversale Rive Gauche (qui deviendra la ligne C du RER en 1980) ; elle est également mise en correspondance avec la ligne 13 du métro, en plus de la ligne 8 qui existait déjà[2].

En 2016, selon les estimations de la SNCF, la fréquentation annuelle de la gare est de 11 280 600 voyageurs, comme en 2015 et en 2014[7].

En 2022, la compagnie aérienne doit libérer les lieux. Le site, qui comprend également un commissariat, une déchetterie, un stockage des barrières Vauban, un vague gymnase et la cantine du ministère des Affaires étrangères, fait partie de l’appel à projets « Réinventer Paris II »[8].

Services des voyageursModifier

AccueilModifier

 
Plaque signalétique de la gare.

La gare dispose d'une salle d'échanges. Des guichets Transilien et des automates Transilien sont disponibles.

DesserteModifier

Elle est desservie par tous les trains de la ligne C du RER et sert de terminus aux trains LARA et LURA.

IntermodalitéModifier

La gare offre une correspondance avec les lignes 8 et 13 du métro à la station Invalides, avec lesquelles elle est reliée par un couloir équipé d'un tapis roulant.

Elle est en outre desservie par les lignes 28, 63, 69, 83, 87 et 93 du réseau de bus RATP auxquelles s'ajoutent la ligne à vocation touristique OpenTour. En outre, la nuit, elle est desservie par les lignes N01 et N02 du réseau de bus Noctilien.

Galerie de photographiesModifier

  Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Notes et référencesModifier

  1. Pierre Bouchez, Ligne des Moulineaux, de Paris St-Lazare à Invalides (1889-1993), p. 94
  2. a b et c Clive Lamming, Paris au temps des gares, Parigramme, 2011, « Les Invalides, gare de l'Expo », pages 85-87.
  3. Plan parcellaire municipal de Paris (fin XIXe), plan 26e quartier Invalides, 22e feuille, échelle 1/500, cote PP/11862/C
  4. « L'aérogare de Paris - Invalides », sur Le Monde, (consulté le 20 octobre 2019).
  5. Nicolas Maviel, « Paris : le restaurant Chez Françoise va-t-il disparaître ? », sur Le Parisien, (consulté le 20 octobre 2019).
  6. « Histoire », sur chezfrancoise.com
  7. « Fréquentation en gares : Invalides », sur SNCF Open Data, traitement du 25 septembre 2017 [cf. l'onglet des informations] (consulté le 20 décembre 2018).
  8. « Les dessous des Invalides se prêtent à toutes les audaces », sur Les Échos, (consulté le 20 octobre 2019).

Voir aussiModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

BibliographieModifier

  • Bruno Carrière, Les trains de banlieue, tome I, édition La Vie du Rail, 1997, 303 p. (ISBN 2902808666)
  • Bernard Collardey, Les trains de banlieue, tome II, Éd. La Vie du Rail, 1999, 335 p. (ISBN 2902808763)
  • Gérard Géraud & Michel Mérille, La ligne de M.Gargan, Amarco éditions, 2004, 354 p. (ISBN 2950957188)
  • Pierre Bouchez, Ligne des Moulineaux, de Paris St-Lazare à Invalides (1889-1993), Éd. La Vie du Rail, 2008, 152 p. (ISBN 2915034893)

Articles connexesModifier

Liens externesModifier


Origine Arrêt précédent Train   Arrêt suivant Destination
Montigny - Beauchamp
ou Pontoise
Pont de l'Alma     Musée d'Orsay Pont-de-Rungis - Aéroport d'Orly
ou Massy - Palaiseau
Versailles-Château Pont de l'Alma     Musée d'Orsay Juvisy
ou Versailles-Chantiers (par Juvisy)
Saint-Quentin-en-Yvelines Pont de l'Alma     Musée d'Orsay Dourdan - La Forêt
ou Saint-Martin-d'Étampes
Terminus
ou Montigny - Beauchamp
ou Chaville - Vélizy
Terminus
ou Pont de l'Alma
    Musée d'Orsay Dourdan
ou Dourdan - La Forêt
Montigny - Beauchamp
ou Pont du Garigliano
Pont de l'Alma     Musée d'Orsay Brétigny